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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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298 - Lune 13 - Semaine 1 - Jour 1 - JARDINS AQUATIQUES

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Personnage
Age du personnage: 16 ans
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Métier/Titre(s): Chevalier / Prince héritier des Sept Couronnes

« Prince héritier »

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MessageSujet: 298 - Lune 13 - Semaine 1 - Jour 1 - JARDINS AQUATIQUES 27.01.15 21:55

Entente cordiale
Arianne Martell et Durran Baratheon



298 - Lune 13 - Semaine 1 - Jour 1
Jardins Aquatiques, Dorne

Les Jardins Aquatiques ne se trouvaient qu’à quelques heures à cheval de Lancehelion, si bien que les deux jeunes fiancés furent bien vite isolés du reste de Dorne. La princesse et le prince ne manquaient de rien dans le château qui accueillait régulièrement Doran Martell : serviteurs, gardes, nourriture, tout était là pour assurer le confort du futur couple.

Arianne avait vite fait de se rendre dans ses appartements, qu’elle occupait depuis son plus jeune âge durant ses séjours aux Jardins. Elle se changea pour mettre une tenue plus légère et donc plus appropriée au climat chaud de Dorne, avant de se diriger vers les appartements de son nouveau fiancé. Sans le savoir, Durran avait commencé à faire de même dans sa chambre, ôtant ses vêtements de voyage, couverts de poussière, et cherchant dans sa malle une tunique moins épaisse.

Elle finit par se rendre dans les appartements de son nouveau fiancé mais pas de gaieté de cœur. Rien que l’idée d’épouser un homme moitié Baratheon-moitié Lannister la dégoutait, malheureusement elle devait s’y plier. Toutefois, la princesse voulait mettre des choses au clair avec Durran et c’était surement réciproque selon elle. Elle pénétra donc dans les appartements du jeune prince sans prendre le temps de frapper. Durran n'avait pas encore fini d'enfiler sa nouvelle tunique quand la raison de sa présence en ces lieux passa la porte.


- Je crois qu’il faut que nous parlions et que nous mettions certaines choses au clair.

- Je suis du même avis, princesse. Répondit-il simplement, peu gêné de s’être trouvé torse-nu devant elle. - Par quoi voulez-vous commencer ?

-Mes habitudes car je ne pense qu'elles vous plaisent. Je tiens et j'exige même d'avoir mes propres gardes, mes propres chevaliers choisis par mes soins. Deux d'entre eux nous ont accompagnés ici. Ser Gerris Boisleau et Ser Ulwyck Uller. Les autres, je verrais plus tard.

Durran haussa un sourcil mais répondit d'un ton neutre.

- Je ne suis pas opposé à ce que vous possédiez une garde personnelle, je ne vois pas pourquoi je le serais d'ailleurs. Croyez-vous que je veuille vous mettre en danger ?

- Je suis méfiante à cause de vos parents. Je n'ai nulle confiance en vous, et dans le lieu où nous habiterons si vous êtes proclamé Roi.

- Je n'ai pas confiance en vous non plus, si ça peut vous rassurer. Et dans ce même lieu vous serez proclamée reine, il sera donc doublement important que vous soyez protégée. Contrairement à Aerys, je ne compte pas me reposer uniquement sur la Garde Royale.

Arianne eut un sourire forcé.

- Parfait ! Deuxièmement, ne comptez me garder sagement à vos côtés, j'aime bouger, sortir, chasser, aller à la rencontre du peuple sans beaucoup de protection. J'aimerais conserver ma liberté. Je suis dornienne et je compte le rester jusqu'à ma mort.

Le prince la fixa avec attention, cherchant dans son visage ce que ces conditions pouvaient bien cacher.

- Du moment que vos actions en public sont respectables, je n'y vois pas non plus d'inconvénient.

Arianne fut vexée par la remarque du Prince.

- Me prenez-vous pour une catin ? Je sais tenir mon rang.

Les yeux de noisette de Durran continuèrent de la fixer sans sourciller.

- J'ignore ce que vous êtes, ni si vous correspondez de près ou de loin aux rumeurs qui circulent à votre sujet dans le Palais Vieux. C'est pourquoi je préfère dissiper tout malentendu dès maintenant. C'est bien l'objet de cette discussion, n'est-ce pas ?

- Oui… concernant les rumeurs qui circulent… elles sont toutes vraies. J’ai une sexualité très libre donc ne vous attendez pas à ce que je sois vierge pour notre mariage. Et concernant ce point… je pense que c’est là que nous n’allons pas nous entendre… Je souhaite conserver mon amant de cœur.

Durran se contenta d'acquiescer quand elle confirma que les rumeurs étaient vraies, confirmant sa propre opinion à ce sujet. Il esquissa l'ombre d'un sourire amusé.

- Je n'imaginais pas que vous seriez vierge, et vous remercie de votre honnêteté sur vos appétits. Vous pouvez conserver à loisir votre ou vos amants jusqu'au mariage, en continuant de prendre les précautions que vous prenez déjà, j'imagine pour que ces ébats demeurent stériles.

Son expression se fit plus sérieuse lorsqu'il poursuivit, sur un ton égal.

- Une fois notre union prononcée, vous comprendrez la nécessité d'assurer une descendance et j'entends par là une descendance de mon sang. C'est incompatible avec la prise régulière de thé de lune. Je vous demanderais donc de... restreindre vos activités extraconjugales, au moins en termes de copulation et de discrétion, pendant une période nécessaire à l'obtention de deux ou idéalement trois enfants, avec au moins un fils. Une fois cette descendance assurée, vous serez libre de reprendre vos activités telles qu'elles étaient avant notre mariage. Cela vous semble-t-il raisonnable ?

Arianne fut surprise, agréablement surprise même, qu’il accepte avec autant de facilité. Bien que maintenant elle espérait qu’une fois mariée, les enfants iraient vite et qu’elle serait débarrassée de cela.

- Cela me convient… Sinon… à part tout cela… Ah si, j’allais oublier. Ma patrie me tient à cœur, plus que vous ne pouvez l’imaginer. Je ne compte pas rester enfermée à Port Réal d’autant plus que mon père est vieux et malade. J’irais donc régulièrement lui rendre visite.


La surprise d'Arianne était visible sur son visage, si bien que Durran se put s'empêcher de sourire, amusé par l'étonnement de la Dornienne. Il avait été abondamment éduqué sur la sexualité débridée propre à nombre de Dorniens quand il était à Hautjardin et préférait ne pas se faire d'illusion et garder un contrôle suffisant mais pas étouffant sur le comportement de sa future épouse. Ce n'était pas comme s'il s'agissait d'un mariage d'amour après tout.

- C'est compréhensible. J'aimerais établir deux conditions cependant : la première, ce sera une escorte relativement importante pour ces déplacements, tant pour témoigner de votre rang que pour assurer votre protection. La seconde, c'est de ne pas vous livrer à ce genre d'excursions quand vous serez enceinte ou malade. Votre père vous a confiée à moi et j'entends éviter, dans la mesure des contraintes de votre liberté, qu'il vous arrive malheur.

Arianne fronça les sourcils.

- Je ne suis pas faite en sucre, je ne vois pas en quoi le fait d'être enceinte pourrait poser problème. Certes quand je serai proche du terme, je n'irai pas me balader ! Je n'ai pas la santé de ma tante. Quant à l'escorte, je n'irai pas contre vous.

Durran croisa les bras en s'adossant contre un mur, l'air détendu et se contenta d'hausser un sourcil.

- Reprenez-moi si je me trompe mais il me semble que vous n'avez jamais eu d'enfant auparavant donc compte-tenu des précédents dans votre famille, j'espère que vous comprendrez que je ne veuille prendre aucun risque, dès lors que vous aurez dépassé votre troisième mois. Vous ignorez encore comment un séjour prolongé dans ce nid de vipères qu'est la capitale affectera votre santé, même en conservant la plupart de vos... habitudes.

Arianne soupira mais décida de négocier. Passer six mois sans sortir de la capitale serait un véritable enfer pour elle.

- Je vous propose un compromis : pour ma première grossesse, on voit comment cela se passe. Si tout se déroule bien pour les autres, juste qu'à cinq mois.

Durran étudia quelques instants sa proposition avant de répondre.

- Je suis d'accord pour la première grossesse. Je préférerais cependant quatre mois, sachant qu'il vous faudra au minimum une lune et demie pour faire l'aller retour, et les quelques semaines que vous y demeurerez, je préfère ne pas risquer l'accouchement sur un bateau.

Arianne leva les yeux aux ciels.

- D'accord ! Avez-vous d'autres exigences sur mon comportement une fois que nous serions mariés ?

Le ton de la princesse était légèrement provocateur, elle voulait le tester, l'agacer.

Durran se contenta de hausser un sourcil, se disant qu'il ne pensait pas rencontrer une femme aussi ouvertement sarcastique que Lady Olenna mais c'était peut-être en train d'arriver.

- Certains souhaits raisonnables oui, je ne me vois clairement pas vous imposer des "exigences" que vous ignoreriez ostensiblement ou pire encore, secrètement. Ils ne sont toutefois pas très nombreux, désirez-vous quand même que je vous fasse une liste si vous craignez de les oublier ? Rétorqua-t-il non sans amusement.

Arianne eut une large sourire. Cela commençait à devenir intéressant.

- J'ai tendance à avoir la mémoire courte sur certaines choses...

Le chevalier sourit à son tour, de façon plus réservée.

- Je vous les ferais graver dans une table de marbre alors... ou sur le dos de votre amant de cœur, selon votre préférence.

Il alla prendre une bouteille de vin dornien et en remplit deux verres, avant d'en proposer un à Arianne.

- J'aimerais que vous n'exprimiez pas votre désaccord avec moi publiquement mais en privé, cela impliquant que je considérerai avec attention vos conseils si vous m'en donnez. Vous êtes la fille de votre père si les rumeurs sont avérées, et c'est un atout que je ne voudrais pas négliger.

La jeune femme éclata de rire et prit le verre qu'il lui tendait.

- Je ne pense pas que mon amant apprécie. La table de marbre conviendra mieux. Concernant le désaccord en public…Je ferais de mon mieux. Mais je parle souvent avant de réfléchir, donc vous m’excuserez d’avance si je rate quelques occasions de me taire. Mettez cela sur l’impulsivité dornienne.

Le rire d'Arianne était communicatif, si bien que le sourire de Durran s'élargit quelque peu, sans pour autant que le prince se mette à rire à son tour.

- Oh je suis sûr que vous trouveriez un moyen de le lui faire apprécier mais là n'est effectivement pas la question. Votre impulsivité dornienne pourrait se révéler un atout si nous l'utilisons pour faire passer... disons de faux messages, à certaines personnes, au moins concernant des questions que nous aurions discutées au préalable.

Le jeune Baratheon dégusta une gorgée de vin, qu’il avait jugé assez fort à son arrivée à Dorne mais auquel il s’était habitué depuis. Faisant tourner lentement le liquide pourpre dans son verre, il reporta son regard sur Arianne et poursuivit.

- Un autre de mes souhaits est le respect mutuel. Nous ne nous aimons pas, et vous êtes semble-t-il révulsée par mon ascendance, mais cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas travailler en bonne intelligence. Je ne vous demanderai pas d’être une épouse aimante ou de m’en donner l’illusion en privé mais j’apprécierais de trouver en vous une partenaire sur laquelle je puisse compter dans l’arène politique, pour notre salut comme pour celui de notre descendance.


La princesse leva un sourcil et avala d’une traite le vin, le feu du liquide se propagea dans sa gorge. Elle perdit son sourire.

- Ne me demandez pas de mentir même si c’est pour garder du pouvoir. Le monde baigne suffisamment dans le mensonge, pas besoin d’en rajouter. Ma langue ne crache pas de mensonge et vous ne lui en ferez pas cracher. Et concernant notre salut, j’en ai que faire. Par contre pour le bien être de mes enfants, je pourrais consentir à faire un effort. J’ai l’amour du peuple de Dorne, je sais qu’ils me soutiendront alors le reste…je m’en fiche un peu. Je tiendrais Dorne, je vous laisserai tenir le reste des 7 couronnes. Mais je ferais en sorte que nos enfants se fassent aimer du Royaume entier.

Le prince passa une main dans sa barbe finement taillée, son expression se faisant plus songeuse.

- Soit, je respecterai votre désintérêt pour la politique et ne vous demanderai votre implication dans la vie des Royaumes qu'en cas de véritable nécessité.

Posant son verre sur la table, il tourna son regard vers la fenêtre en entendant des voix d'enfants lui parvenir depuis l'extérieur. Il les regardait toujours jouer quand il reprit la parole à son attention.

- En admettant que vous ne mentiez pas... parviendrez-vous à aimer vos enfants même s'ils ont du sang Baratheon et Lannister dans les veines ?

Cette remarque était de trop pour Arianne. La colère envahissait ses veines. Elle s’approcha dangereusement du jeune homme. Sa langue siffla telle une vipère sifflant devant sa proie.

- Plus jamais vous ne remettrez en doute l’amour que je porterais pour mes enfants. Quel que soit leur père. A Dorne, nous aimons nos enfants plus que toute autre chose. Ne l’oubliez pas et ne redites plus jamais une telle chose ou je vous rendrai la vie impossible tout en restant dans mes droits. Vous aurez votre épouse à dos, vous aurez Dorne à dos. Et je ferai de votre vie un enfer, Prince Durran.

Durran soutint son regard sans montrer de signe d'hostilité, se contentant de respirer son parfum des plus agréables.

- C'est tout ce que je voulais savoir. Encore une fois, je ne vous connais pas et préfère ne pas présumer de vos opinions ou réactions. Je m'excuse si vous avez pris cette question pour une insulte personnelle à votre encontre.

La brune ne se calma pas malgré l’excuse.

- Vous êtes fiancé à une dornienne, vous devriez savoir que nous aimons nos enfants et que nous ne leur faisons aucun mal. Ce n’est pas une histoire de me connaître ou pas.

La jeune femme lui tourna le dos et s’approcha d’une fenêtre et regarda les enfants qui jouaient dans l’eau des bassins lui rappelant de nombreux souvenirs.

- Même avec le temps vous ne pourriez prédire mes réactions. Mon propre père ne le peu et à sans cesse peur de comment je pourrais réagir, en mal comme en bien.

Durran haussa les épaules.

- Je préfère ne pas reposer uniquement sur des généralités pour me faire un avis sur les gens. En dépit des valeurs qui leur sont inculquées, les gens font leurs propres choix et certains, hommes comme femmes, font passer leurs ambitions ou intérêts personnels avant ceux de leurs enfants.

Le prince se positionna à côté d'elle, son regard aussi porté sur les enfants tandis qu'il répondait à son tour.

- Vous êtes une femme et une dornienne, je suppose qu'en termes d'imprévisibilité, ce stéréotype est avéré. Je vous ai posé cette question pour éviter que des erreurs passées ne soient répétées.

- Les erreurs du passé ?! Dans mes souvenirs, ma tante adorait ses enfants et ce n’est pas son amour pour eux qui l’a tuée. Ce sont les Lannister qui ont des problèmes avec leur progéniture et non les Martell. Gardez cela en mémoire.

Arianne n’avait que de vagues souvenirs de sa tante, mais ceux qu’elle possédait lui montraient une femme adorable, à la santé fragile. Elle avait été la victime de cette guerre, elle l’avait payé au prix de sa vie.

- Vous parlez des erreurs du passé, mais vous n’étiez même pas né. Je souhaite également les éviter mais je peux me servir de mes souvenirs d’enfants pour les éviter. Vous, vous n’avez que les récits parfois erronés.

La colère de la princesse avait quelque chose d'assez séduisant aux yeux de Durran, davantage en tout cas que son indifférence.

- Je ne parlais pas de la maison Martell, Princesse Arianne. Je sais parfaitement que contrairement à son époux, votre tante est restée auprès de ses enfants jusqu'à la fin, et a partagé leur sort.

Son ton était sobre et respectueux lorsqu'il prononça ces derniers mots. En dépit de sa santé fragile, Elia Martell avait protégé ses enfants jusqu'à son dernier souffle... jusqu'à ce que Gregor Clegane ne la tue.

- Je faisais référence à mon propre exemple. Ma mère était sensiblement plus attachée à son amant qu'à mon père et, que ce soit par amour inconditionnel du premier ou haine insurmontable du second, cela l'a apparemment poussée à l'infanticide. Pourquoi croyez-vous que je suis ici plutôt qu'au Donjon Rouge ?

- Alors pourquoi craignez-vous que ces erreurs se reproduisent ? Ce n’est pas parce que j’ai un amant que je n’aimerai pas les enfants issus de mon mariage. Qu’ils soient légitimes ou des Sand, cela ne changera rien.

Le regard de Durran se fit plus dur tandis qu'il observait l'horizon.

- La passion, qu'elle soit d'amour ou de haine, fait faire des choses étranges. Il n'y a qu'à voir ce qu'a déclenché Rhaegar pour être avec Lyanna Stark, ce qu'a fait ma mère avec le Régicide, ou même la façon dont mon père se comporte publiquement... C'est une leçon qu'on m'avait apprise mais que je n'ai vraiment comprise qu'au contact de votre père. Il faut faire des choix difficiles pour protéger ce qui doit l'être : sa famille, son peuple, son royaume.

Il se tourna alors vers Arianne, ses yeux noisette brillant d'intensité.

- C'est pour ça que je ne vous tiendrai pas rigueur de vos aventures tant qu'elles ne mettront pas en danger ces trois aspects, même si pour vous ils ne comportent que vos enfants et le peuple de Dorne.

La princesse eut un rictus d’amusement.

- Qui vous dit que j’ai des sentiments pour mon amant ? Si cela peut vous rassurer il n’y a pas d’amour entre nous. Juste de l’affection l’un pour l’autre. Vous n’avez pas à craindre cela. Je n’ai jamais accordé mon cœur à un quelconque homme pour le moment et je ferai en sorte de ne pas le donner désormais, comme ça vous n’aurez pas de mauvaise surprise.

Durran se contenta d'esquisser un léger sourire.

- Je pensais que ça allait avec le nom, "amant de cœur" mais je vous avouerais que je suis rassuré si c'est principalement physique. Je n'ai donc pas à m'inquiéter non plus qu'il cherche à m'assassiner ? Parce que je ne pourrais pas répondre de sa vie s'il mettait ce genre de dessein à exécution.

Arianne grimaça.

- Le nom amant de cœur, signifie plus qu’on n’a qu’un seul amant pendant très longtemps. Comme mon oncle et Ellaria. Bien que pour eux, il y ait des sentiments. Malheureusement, concernant le mien, je ne peux vous assurer avec certitude qu’il restera sagement à sa place quand je lui annoncerais tout cela. Je n’aime pas votre famille, Prince Durran…mais lui, il la hait encore plus et s’inquiétera pour moi car il connait les déboires de votre père. Mais je ferais tous ce que je pourrais pour l’empêcher d’attenter à votre vie.

Durran ne parut pas affecté par cette nouvelle.

- Merci pour cet éclaircissement. En dépit du temps que j'ai passé à Dorne, j'ai moins étudié les coutumes que les poisons et l'histoire militaire de la région pour être honnête. La bibliothèque du Palais Vieux avait des ouvrages très rares sur ces domaines.

Il fit une pause et esquissa un sourire amusé.

- Oh il n'est pas le seul. Mon père est un ivrogne libidineux et violent et ma mère une épouse adultère, incestueuse et sans doute prête à aller jusqu'à l'infanticide. Croyez bien que je l'ai appris tôt, mon mentor avait une morale quelque peu différente des leurs. Vous pourrez rassurer votre amant quant à votre intégrité et votre dignité... enfin, quand vous accorderez un peu de crédit à mes paroles.

Arianne tourna la tête amusé par les paroles du prince.

- Les poisons ? Avez-vous peur que je vous empoisonne ? C’est plus le domaine de la vipère rouge que du soleil de Dorne…

Quoique. La princesse avait appris à manier les poisons, en particulier le venin des serpents.

- Je tacherais de le lui dire, mais je doute qu’il vous porte dans son cœur néanmoins. Il restera méfiant et aigri à votre égard. Je tacherais de le contenir un maximum.

Durran sourit à son tour, avec une pointe d'amusement.

- Je serais effectivement plus effrayé de votre oncle que de vous même dans ce domaine, de par sa réputation. Non, j'ai une fascination pour les poisons parce que c'est ce qui a failli me tuer quand je n'étais pas en âge de me défendre. Les livres du Palais m'ont appris des choses que j'ignorais à leur sujet.

Il écouta avec attention les paroles de la princesse à l'égard de son amant mais n'exprima pas d'inquiétude.

- Je ne me soucie pas trop de sa méfiance ou de son inimitié à mon égard pour être tout à fait honnête. Tant qu'il ne fait rien de stupide à mon égard, ni rien qui puisse jeter le discrédit sur votre personne dans la capitale, il peut me maudire jusque dans ses rêves si ça lui chante.

- Il va vous maudire dans ses rêves et même dans ses prières. Il ne fera rien qui puisse me discréditer en tant que Reine. C’est l’un de ses rêves les plus fous… mais je ferais en sorte qu’il ne tente rien contre vous. Il est aussi impulsif que moi… Ah et cela allait m’échapper, si guerre il y a… ne vous attendez pas à ce que je reste sagement dans un château… Je me battrais à vos côtés.

Arianne savait se battre depuis son plus jeune âge et si bataille il devait y avoir, son père ne pourrait lui interdire. Alors elle espérait fortement que cela serait de même pour son fiancé.

Le prince lui adressa un regard intrigué.


- Merci de votre coopération, je prendrai aussi certaines mesures pour ne pas qu'il soit trop... tenté. En ce qui concerne la guerre, je suis assez surpris. Vous disiez tout à l'heure ne pas être intéressée par les affaires politiques en dehors de ce qui concerne Dorne. Vous avez par contre un goût pour la guerre ?

-J’ai grandi une arme à la main Prince Durran. Et j’ai vécu une des plus grandes rébellions de Westeros. La guerre et moi c’est une vieille affaire. Vous me trouverez rarement désarmée. Et certes si les affaires politiques ne concernent pas Dorne, je ne prendrais pas part. Mais lors d’une guerre, Dorne sera forcément à vos côtés. Donc moi de même. Et si vous venez à chuter, ce que je ne souhaite pas. Il faudra quelqu’un pour prendre la relève et éviter que votre armée ne déserte les batailles…

Le prince posa longtemps son regard sur la fille de Doran Martell, d'un air contemplatif avant que l'ombre d'un sourire plus carnassier ne fleurisse sur ses lèvres.

- Vous êtes vraiment la digne descendante de Nymeria, semble-t-il. Pour cette guerre-ci, cela ne me pose aucun souci mais gardez à l'esprit que si une guerre éclatait alors que nous avons des enfants en bas âge, votre rôle sera avant tout de veiller sur eux et sur leurs intérêts, s'il venait à m'arriver malheur.

- Il faudrait aussi que j’ai récupéré physiquement. Je ne partirais pas guerroyer si je n’ai pas récupéré complètement de mes accouchements, cela va de soi.

Durran acquiesça simplement de la tête et reprit son verre en main, le portant à ses lèvres pour en déguster une gorgée, salutaire même dans le climat plus doux des Jardins Aquatiques.

- C'est sage de votre part. Est-ce que vous avez des projets pour la capitale ? Je veux dire par là des œuvres de charité ou des changements que vous souhaiteriez ? Je sais que les questions politiques vous ennuient mais en l'occurrence, je pensais plutôt à la vie dans Port-Réal.

La jeune femme détourna le regard des bassins d’eau et s’assit sur le rebord de la fenêtre.

- Cette ville me donne la nausée rien que d’y penser… J’ai remarqué que les rues étaient engorgées par la foule. Il y a trop de monde, trop de pauvreté dans le peuple. Il faut trouver un moyen d’avoir moins de monde dans la capitale pour la rendre un peu plus respirable et plus propre. Il faudrait que les marchés soient plus réglementés, moins de commerçants, quitte à en faire plus. Et la rendre plus joyeuse. Elle sent la mort et la dépression. Comme si le sac de Tywin n’était toujours pas fini !

Durran hocha de la tête, pensant que ce genre de petits chantiers serait peut-être l'occasion pour eux de laisser leur emprunte dans l'histoire de la ville, une emprunte plus heureuse que leurs prédécesseurs... enfin s'ils parvenaient à instaurer un règne relativement paisible, ce qui n'était pas garanti.

- Rappelez-le moi si jamais je venais à l'oublier. Je pense qu'il est important de faire de la capitale un joyau des Sept Couronnes plutôt qu'une fosse d'aisances.

Il détourna finalement le regard de la fenêtre et se dirigea vers l'intérieur de la pièce.

- Je pense que cette discussion a été productive. Y a-t-il d'autres points que vous souhaitiez éclaircir ?

- Non je pense que cela ira. Je vous remercie d’avoir prêté une oreille attentive à mes réclamations.

Sur ses dires, elle le salua et se dirigea vers la sortie pour aller regagner ses appartements.

- Ma porte vous sera toujours ouverte si vous en avez d'autres, princesse.

Durran lui rendit son salut et la regarda partir avant d'aller refermer la porte.





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