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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc

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MessageSujet: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 12.03.15 0:11

La Chute du Lion d'Or
La Bataille du Bouclier Brisé
Résumé Ellipse


299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc

Un ban à lever contre un honneur à réparer. Les armées avaient commencé une course avec le temps et les Lions avec leur fierté piétinée. Et ça, c’était jouissif ! Jusqu’aux murs du Roc, en serrant les dents Robert essaya de garder contenance. Ordinairement le Royaume avait besoin de Tywin et non l’inverse. Et ça étouffait le Roi de le penser. Maintenant le voilà avec des troupes de plusieurs Lords suzerains sur ses terres pour l'aider à reconquérir sa tanière. Ce que Lann l’Astucieux avait eu par la ruse, son descendant l'avait perdu de la même manière. Rien que pour ça, le Roi aurait embrassé Balon.

Malgré les attaques dirigées contre leurs côtes, les hommes du Bief étaient venus en grand nombre. Ils furent les premiers sur place. Trente mille guerriers. Robert espérait qu’ils ne soient pas là pour parader et qu’ils resteraient fidèles à leur parole. Si jamais eux se retournaient, tout s’effondrerait. Il chercha du regard l’armée du Conflans. Il comprenait que Lord Tully devait se protéger des fer-nés, mais leur effectif était un affront direct. Six mille hommes tout juste. Même en gardant précautionneusement son littoral, la Truite avait là parfaitement montré qu’il ne ferait que le minimum pour répondre au Trône. Il espérait qu’Edmure Tully ait fait le déplacement. Il comptait bien passer sa frustration sur sa petite gueule !

Lorsqu’il arriva avec son imposant ost composé des forces de la Couronne et de l’Orage réunies, le Roi s’attarda un long moment sur la prouesse que représentait la prise de Castral Roc. Il fallait bien en avoir une bonne paire pour oser faire ce que les Greyjoy avaient fait. Jamais il n’avait pensé le voir ainsi, la Seiche flottant au sommet de la forteresse, l’étendard gonflé par la brise marine. Laissant s’installer les quarante-neuf mille soldats arborant ses couleurs et celles de ses frères, il démonta et respira profondément. Par les Sept, il recommençait à vivre.

Le Roi fut soulagé de voir la place forte toujours aux mains des Fer-Nés, ainsi ne servirait-elle pas de refuge au lion et à ses bannerets. Trente mille soldats de l’Ouest étaient assemblés ici. Suffisamment nombreux pour faire honneur au nom des Lannister. Les cités côtières gardaient, malgré tout, une garnison conséquente pour tenir le temps d'une attaque de ces écumeurs îliens. Les derniers camps seraient montés sous peu et les Lords fignoleraient la stratégie à adopter. Les seigneurs déjà présents avaient pris de l’avance et commencé à sévèrement tailler dans la foret alentour pour construire tours et autres engins de siège.

Il jouit à la déconvenue des hérauts. Ceux-ci vinrent aux pieds des murailles pour parlementer, pour réclamer la cité, avec espoir de la reprendre sans heurt, sans blesser ni son peuple, ni ses murs. Ils furent reçus à grand coups d’immondices. Il fallut un certain temps pour reconnaître parmi les déchets, les têtes en décomposition de Stafford et Kevan Lannister. Il n'en espérait pas tant. Il ne s’était pas tapé tout ce chemin pour entrer sans frapper.

Cette forteresse n’était jamais tombée par la force. Soit, Tywin était un homme à faire les légendes ou du moins à les assujettir à sa volonté et il fit entendre que sa volonté du jour était de fouler les pavés de la galerie d’Or avant le souper. Robert sourit à cela. Lui espérait voir les forces Lannister s’écrouler sur leurs remparts pendant quelques assauts...

*Compte tes jours, mon Lion. Toi et ton engeance avez pourri mon Trône, détruit ce qui me restait de fierté.*

Robert espérait que ses hommes de confiance avaient réussi à détourner certaines nouvelles de Port-Réal. Il se faisait une joie d’imaginer Tywin ronger son frein en les attendant et le voir fulminer par l’injure faite à son nom. Il se faisait violence pour ne pas lui broyer la face séance tenante.


© Belzébuth
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Surnom: Le vieux Lion
Métier/Titre(s): Seigneur suzerain des Terres de l'Ouest / Sire de Castral Roc

« The Great Lion of the Rock »

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Citation : It's the family name that lives on. It's all that lives on. Not your personal glory, not your honor.. But family.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 12.03.15 1:54

L'horizon blêmissait à peine lorsque, tiraillé par une longue nuit d'insomnie, Tywin émergea finalement des portières cramoisies de son pavillon. Encore engourdis d'un sommeil qui s'était obstinément refusé à leur seigneur, manteaux rouges et factionnaires surgissaient progressivement de leurs tentes respectives, dont les toiles colorées, recouvertes de la roseur de l'aube, scintillaient paresseusement au grès des premiers éclats du levant. Autour des forges de fortunes, pincettes et marteaux aux poings, s'affairaient une dernière fois les ferronniers, qui arrangeaient les plastrons bosselés, qui affûtaient les lames, qui décabossaient les heaumes. Palefreniers et coquins d'écuries s'échinaient bravement auprès des montures, tandis que s'activaient derrière leurs illustres maîtres écuyers et pages. Les plus gueulards, museaux avinés, s'égosillaient déjà parmi les rangs, pendant que les dévots, sous le joug de leurs dieux, se rependaient mornement en supplications divines. De la quiétude matinale ne résultait guère plus, à présent, qu'un vacarme tonitruant.

Cette débauche d'acier et de plates, de mailles et de cuir, si elle quincailliait bruyamment, ne retenait pourtant que bien modestement l'intérêt du Gouverneur de l'Ouest. La mine ternie par l'amertume de l'affaire, traits tirés et œil aigre, c'est sur la puissante silhouette de Castral Roc que le vieux Lion dirigeait son attention. Et quelle silhouette ! Juchée sur son antique sommet, l'ombre de la citadelle dominait fièrement la vallée, de sorte que, d'où que l'on se trouvât dans le campement, il était impossible à ses résidents d'échapper à la terrible robustesse de ses remparts – aux pieds desquels pourrissait, lugubre, la carcasse vérolé de Port-Lannis. Des semaines, maintenant, que l'ost royal patientait à sa périphérie. Talonnées de près par les troupes de la Couronne, les garnisons Lannister avaient été les premières à regagner leur fief, rapidement rejointes par le gros des forces du ban de l'Ouest. Mais l'on avait eu beau presser l'allure à en crever les canassons, ne subsistait de la cité portuaire qu'un amas de gravats fumants, parsemés des cadavres de ceux dont le chemin avait eu la malchance de croiser la fureur des Fers-Nés.

Fiers seigneurs et preux chevaliers avaient discouru un moment sur la stratégie à adopter pour mettre en échec les rebelles Greyjoy. Comment, je vous prie, déloger pareille canaille d'une forteresse aussi redoutable que le Roc ? Même la plus imposante des machines de guerre ne pouvait prétendre percer les murailles de la tanière des Lions ! Et les barbares se terraient entre ces murs, évitant l'assaut... Aussi décision avait-elle été prise d'assiéger les parasites tandis que, sous les directives de Tywin, s'infiltraient par de vieilles galeries souterraines des escouades de fantassins. « Ces pourceaux n'ont pas assez d'hommes pour tenir les deux fronts » s''était évertué à répéter Lord Brax, dans l'attente des rapports de ses sentinelles. Et bienheureuse s'était révélée sa prédiction ! Une quinzaine seulement que l'entreprise avait été lancé, et voilà que l'on préparait les hommes à l'ultime confrontation. Encore quelques heures, piaulait la conscience du vieux Lion, et cette mascarade prendra fin.

Il était en train de souffler ses dernières instructions lorsque le sinistre chant du cor déchira les ténèbres. Un instant, les vociférations du campement parurent faiblir, étouffés par les promesses macabres qu’annonçait l'instrument. On se tût, fébriles, les sens à l’affût. Et puis, comme un seul homme, petits et grands se mirent soudainement en branle, assommés d'ordres et d'invectives. Commandée par Lord Crakehall, l'avant garde se rassemblait déjà en direction du Roc, alors que se regroupait auprès du Gouverneur de l'Ouest la réserve qu'il entendait conserver à l'arrière. « Ma monture » ordonna-t-il à son écuyer, que l'imminence de l'offensive semblait passablement désorienter. Caparaçonnée d'écailles émaillées d'écarlates, la barde qui engonçait son palefroi rutillait fièrement sous les dernières lueurs des torches, et c'est sur le dos du puissant destrier que partit se postionner, en retrait, le Sire de Castral Roc.

Cette curieuse stratégie, Tywin l'affectionnait depuis bien des années ; car, à défaut de ne pas leur permettre de tailler directement de croupières à l'ennemi, au moins ce repli permettait-il aux seigneurs les plus patients – et sans doute les plus avisés – d'ajuster, selon l'évolution de la bataille, leurs tactiques militaires. En ces conditions, l'idéal demeurait de surplomber physiquement le champ de bataille, mais les parages immédiats ne jouissaient, hélas, que de piteuses collines pour satisfaire pareille requête. Point de hauteur dans cette vallée ! Seulement quelques buttes, à l'allure de taupinières face à l'éminence du Roc. Mais le vieux Lion s'en contentait bien modestement : amassée sur un maigre coteau, la réserve de Lord Tywin guettait sagement le début de l'assaut.

L'eut-il ardemment désirée, cette offensive restait cependant un cuisant échec pour la maison Lannister qui, non-contente d'avoir vu son autorité piétinée et sa cité réduite en cendres, avait également perdu plusieurs de ses membres depuis le début du conflit. Ainsi avait tragiquement péri Ser Damion, la nuque brisée par une chute hasardeuse du haut de sa bâtisse en flammes, suivi de près de la décapitation de Ser Stafford. Oncle Cruche, se rappela Tywin, tandis que se mettait toujours en place, au loin, les différentes garnisons. Il avait beau ne l'apprécier que moyennement, Stafford restait un Lannister, frère de sa défunte épouse de surcroît. Mais plus encore que ce dernier, c'était la disparition de Kevan qui l'avait le plus excédé, agacé et - bien qu'il s'efforça de ne rien en montrer - attristé. Assigné au rang de Gouverneur durant l'absence de son aîné, le chevalier s'était farouchement acharné à défendre la forteresse contre les sbires du Kraken, fidèle, jusqu'au bout, à son seigneur. Si il est quelques Dieux en ce monde, puissent-ils veiller sur lui mieux que je n'ai su le faire.

A ses côtés trépida, soudainement enjoué, Ser Amory Lorch. « Ils s'agitent ! » s'exclama le cavalier, que l'enthousiasme rendait visiblement fiévreux. Comme pour abonder en son sens, l'on sonna une nouvelle fois le cor de guerre. Il était temps. Piquiers, arbalétriers, archers, fantassins, paladins : tous s'élancèrent brusquement, brandissant leurs armes... Dans le mauvais sens. Ser Gregor fut le premier à réagir : « Mais qu'est-ce qu'ils foutent, ces cons ? ». Ce qu'ils foutaient ? Tywin n'en avait, en toute franchise, aucune idée. Dans l'immédiat, la chose dépassait tout bonnement son entendement. Pourquoi, par les Sept Enfers, rebroussent-ils chemin ? Avait-on sous-estimé les effectifs Greyjoy ? Se pouvait-il que les Fer-Nés possèdent des forces plus importantes que les leurs ? Castral Roc n'était certes pas le terrain le plus accessible, mais il ne restait de ces pourceaux de rebelles qu'une ridicule poignée, que leurs soldats avaient toutes les chances d'écraser et.. Près de lui, Ser Amory manqua s'étrangler « Ils attaquent nos hommes ! » Beugla-t-il « L'ost attaque nos hommes ! ». Un examen plus approfondi du chaos avoisinant suffit à confirmer ses craintes au vieux Lion. Ils ne rebroussent pas chemin. Ils pourfendent du Lannister.

Au sein de la réserve, l'incrédulité laissa bientôt place à l’affolement. Les montures s'ébrouèrent, les chevaliers jurèrent, tandis qu'au loin, manteaux rouges et Ouestiens de tous les genres se faisaient passer au fil de l'épée. Pourquoi.. Il ne s'était rendu coupable d'aucun crime, si ce n'était celui d'avoir tenu tête à Lord Eddard au sujet du financement de cette guerre ! « Tenez vos positions ! » s'entendit-il tempêter à l'intention de ses hommes. L'acier rougi d'hémoglobine, les garnisons de la Couronne fonçaient délibérément en leur direction. « N'attaquez pas, mais tenez vos positions ! ». Sa main se referma sur la garde de sa rapière. Il ne reculerait pas. Il ne s'esquiverait pas. Il s'agissait de ses terres. De son nom. De sa forteresse. De sa maison. De sa famille. Plutôt crever que de laisser à ces chiens l'occasion de se repaître de ma fuite.

L'ost progressait, encore, et encore, et encore.. Tant et si bien que les premiers factionnaires ne tardèrent pas à se hisser à leur hauteur. Sans jamais détourner les yeux de la masse compacte de piques et de lances qui se faisait toujours plus pressante, Tywin s'adressa une dernière fois à ses hommes : « Baissez vos armes ! ». A sa gauche, Lorch émit ce qui sembla être l'ombre d'un gémissement, mais consentit pourtant, à l'instar de Clegane, de Swyft et des autres, d'abaisser sa lame. Tous l'imitèrent. A quoi bon faire couler davantage de sang ? Ils étaient trop peu nombreux pour affronter une armée de cette ampleur, et gaspillez la vie de ses vassaux ne lui serait, de toute manière, d'aucune utilité. Espérons qu'ils aient conservé, dans leur lâcheté, une once de diplomatie, songea-t-il sombrement, tout en se portant au devant des fantassins.

« Assez ! Commença-t-il d'une voix suffisamment forte pour se faire entendre de cette horde d'étrangers aux visages pourtant si familiers. « Il suffit ! Cette farce n'a que trop duré. J'exige à voir son instigateur ! Si il vous reste un brin de bon sens, par les Sept, conduisez-moi auprès de celui... » Sa voix se brisa. Le gosier transpercé d'une flèche, Lord Tywin bascula de sa monture.

De sa chute, le vieux Lion n'en remarqua rien. Seule l'obséda la douleur qui lui vrillait la gorge, le sang qui lui emplissait la bouche, les poumons, qui trempait son armure de plates. Une tempête de pensées vint s'échouer sur les rives de sa conscience agonisante. Qu'en était-il de Cersei ? Où était Jaime ? Joffrey, Tommen, Myrcella ? Pourquoi... Qu'adviendrait-il de son nom ? On s'agitait autour de lui. Et son nain ? Son nain de fils ? Les Greyjoy, le Roc, Kevan.. Joanna.

La douleur, encore. Puis les ténèbres l'engloutirent.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 24.03.15 21:22


C'était enfin, le matin. Alors que les premières lueurs de la journée tentaient difficilement de vaincre les dernières ombres de la nuit. Un grondement s'élevait peu à peu dans le camp. Ce vacarme qui venait mettre fin au repos des combattants annonçait les préparations pour la bataille à venir. Bientôt, alors que se dressait fièrement les étendards verdoyants de la maison Tyrell, surplombant les innombrables tentes, les hommes sortirent de ces dernières avec une discipline de fer. Nombreux étaient ceux qui ayant eu une nuit bien courte échangèrent leurs craintes, mais pourtant cela ne semblait pouvoir atteindre leur moral. Car, malgré l'angoisse de la bataille, aujourd'hui était un jour aux nombreux honneurs, qu'ils pourraient conter avec fierté en rentrant chez eux. En effet, aujourd'hui ils se battaient pour le Roi en personne !

Ce fut finalement le cliquetis ambiant des armures et des heaumes qui tira le jeune homme de son sommeil. Ouvrant les yeux avec difficulté, aux côtés de quelques courtisanes dont l'ivresse de la nuit dernière semblait avérée. Il se hissa péniblement hors de ce qui lui avait servit vraisemblablement de couche pour la nuit précédente. Attrapant une gourde d'eau et fuyant rapidement cette maudite tente, il se présenta dénudé à l'extérieur, à la grande surprise des passants. Son crâne qui était alors affreusement douloureux, laissait entendre qu'il avait une nouvelle fois passé une nuit de débauches et autres insanités, ce qui n'était, d'ailleurs, pas pour lui déplaire. Cherchant hasardeusement la tente qui devait être la sienne, il prit le temps de profiter de la légère brise matinale qui se levait. Douce et agréable, elle caressait déliquatement la peau nue du jeune homme tandis que les premiers rayons du soleil venaient s'abatre sur son torse rosé. C'est finalement après quelques longues minutes de recherche désintéressée qu'il trouva et entra dans la tente qu'on lui avait assigné. A la tête de l'ensemble des forces de la maison Cendregué, il était venu afin de faire honneur au serment de fidelité qui le lié à ses suzerains, la maison Tyrell. Suite à un affligeant lot de mauvaises blagues sur la nuit dernière à l'encontre de son Ecuyer, ce dernier lui ajusta son armure. Mais alors qu'il prenait le chemin des écuries, saluant au passage, les nombreux chevaliers qu'il connaissait. Le puissant grondement du Cor mit fin à la detestable bonne humeur dont il faisait preuve. Il y eut, alors, un silence funèbre, silence interrompu seulement par le râle sourd du vent. Ils savaient tous ce qu'ils devaient faire. Les pertes seraient nombreuses et beaucoup ne rentreraient pas chez eux. Alors que les différentes forces s'assemblaient dans un spectacle plus que fascinant, le jeune chevalier se hissant sur sa morture rejoignit l'Avant-Garde. Il comptait bien être le premier à atteindre l'adversaire.

Au-dessus d'eux, l'ombre de la citadelle dominait la vallée. C'était une puissante forteresse, émergeant au sommet d'un roc à l'aplomb de la mer dont la légende disait qu'elle n'était jamais tombée. Si Balon n'aimait pas vraiment les Lannister, il ne pouvait que rester admiratif devant les imposantes fortifications de leur citadelle. Il admirait aussi les Fer-nés car il se doutait bien qu'il fut être courageux pour prendre une telle forteresse et vouloir la tenir. Soudain, le Cor sonna une deuxième fois, annonçant le début d'une funeste bataille, les hommes se mirent alors en marche, non sans grande motivation. Le plan se déroulait comme prévu. Mais à la surprise générale, l'Ost ne chargea pas en direction des incroyables murailles de Castral Roc. Non, cette charge était destinée à un adversaire des plus étonnants, c'était les troupes au service de Tywin Lannister. Ils mirent un moment avant de s'apercevoir de ce qu'il se passait. Surpris et désorganisés, ils tombèrent rapidement lors de la première charge. Nombreux furent les fuillards qui face à la trahison et à l'important nombre de l'armée royale, perdirent tout courage. Mais alors que le destrier du jeune chevalier piétinait impitoyablement les manteaux rouges qui se présentaient face à lui. Il sembla évident que s'ils souhaitaient mettre fin rapidement à la bataille, il faudrait couper la tête du lion. Emergeant du chaos de la bataille, un important contingent prit la direction de la réserve, bien à l'arrière des combats, que commandait Lord Tywin.

S'immisçant à la tête du contingent, l'héritier de Sorbier, pressant l'allure de son destrier, chargea vers ce qui semblait être un maigre coteau où était amassé la réserve du seigneur de l'Ouest. « Assez ! » Hurla ce dernier d'une voix suffisamment forte pour se faire entendre. « Il suffit ! Cette farce n'a que trop duré. J'exige à voir son instigateur ! Si il vous reste un brin de bon sens, par les Sept, conduisez-moi auprès de celui... » Tout à coup, un étrange sourire de cruauté illumina le visage de Ser Balon alors qu'un arbalétrier venait d'abattre celui qui se pensait pourtant invincible. Aussitôt, ils chargèrent sur les quelques manteaux-rouges restants au grand dam de ces derniers. Mais alors qu'il tentait d'atteindre ses ennemis. Une pique frappa durement son cheval. S'effondrant violemment, il projeta le jeune homme au sol. La vision brouillée, les oreilles sifflantes, le souffle court, ce dernier se releva péniblement pour découvrir le spectacle macabre qui se déroulait devant ses yeux. Bien plus nombreux, les hommes au service du Roi, massacraient sans une once de pitié les derniers combattants adverses encore en vie. Se frayant un passage à coup d'épée dans la masse. Les yeux injectés de sang tentant inlassablement d'atteindre le coeur des combats, il comprit ainsi l'horreur de la mêlée. C'est alors que face à lui, un géant de près de huit pieds de haut et de quatre cents livres massacrait ses hommes. Impitoyable, ne reculant pas d'un pouce et tranchant de nombreux soldats en deux d'un seul coup d'épée ! Il n'était pas difficile pour lui de deviner qui était cette monstruosité meurtrière. Ser Gregor Clegane était une légende, surnommé la Montagne, ils étaient très peu ceux qui pouvaient lui faire face au combat.

Balon savait que l'inévitable affrontement qui se présentait à lui, pourrait-être le dernier. Mais au fond de lui, se souvenant des rêves qu'il avait enfant, il savait qu'aucun des légendaires chevaliers qu'il affectionnait tant, ne reculerait devant la mort. S'élançant avec courage face au géant, c'était un combat dont il se souviendrait toute sa vie, s'il survivait. La Montagne était bien plus fort que lui, aussi, il tentait d'éviter un affrontement direct. Tournant autour de ce dernier, le tailladant de coups vifs. Il profitait de son avantage de rapidité et d'agilité, n'hésitant pas à insulter son adversaire afin de le rendre plus colérique, lui faisant prendre des risques. L'objectif de Balon était de fatiguer son ennemi, tout en cherchant une faille dans l'armure de ce dernier. Esquivant agilement les puissants coups de la Montagne, il savait que s'il en prenait un, se pouvait être mortel. Il s'était entrainé toute sa vie pour en venir à ce moment précis. Le jeune homme était un très bon combattant, peut-être pas aussi violent que Ser Clegane mais il profitait d'une précision supérieure et d'une volonté de fer. Il n'hésita pas à viser les jambes de son adversaire afin de lui faire perdre l'équilibre. Confiant mais réaliste, il ne fuirait pas. C'était la victoire ou la mort.


Dernière édition par Balon Cendregué le 24.03.15 22:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 24.03.15 21:22

Le membre 'Balon Cendregué' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé 100' : 7
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 24.03.15 22:25

Mais alors que l'acier se croisait, produisant une étrange musique morbide. Il ne pouvait se douter qu'il vivait là, ces derniers instants. Distrait, imprécis, il ne vit pas venir le premier coup. D'un puissant coup d'épée, la Montagne lui explosa le cuirasse, lui brisant les cotes en premier. Les sens engourdies, la vision assombris, les oreilles sifflantes, il s'exposa une nouvelle fois au puissant géant. Cette fois-ci la lame lui trancha avec violence le bras. C'était la fin. Cependant il ne pouvait s'empêcher de réfléchir. Qu'allait devenir sa maison ? Quelqu'un se souviendrait-il de lui ? Et sa soeur, sa douce soeur ? C'est alors qu'avec force, Ser Clegane, lui attrapa la gorge. Un geste vif et il la lui arrachait. Il était mort.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 27.03.15 22:30

La matinée touchait à sa fin, et le soleil se reflétait dans l'acier et le fer. La nuit s'évanouissait, faisant place à ce qui aurait pu être une belle journée. Au milieu du camp, un étalon alezan piaffait furieusement. Autour de lui s'agitaient les soldats, les tintements et cliquetis des armures et des armes qu'on préparait. Le combat serait le dernier pour bon nombre d'entre eux, et pourtant, personne ne semblait pleurer une femme ou un enfant qu'ils ne reverraient jamais. Isendre tenait Ravageur par la bride d'une main, l'autre se posant sur ses naseaux, cherchant presque désespérément la chaleur du souffle de l'animal, comme un nourrisson chercherait la chaleur maternelle. Les souvenirs lui revenaient, les souvenirs du jour où son père lui avait offert un simple poulain qui devint au fil du temps un fier destrier. Et si Isendre ne revoyait pas ce père qu'il aimait tant ? Et si Ravageur mourait ? Le bâtard secoua vivement la tête. Non, non, c'était impossible. Il n'avait encore jamais connu l'horreur des combats, le goût du sang et de la mort. Il ne savait pas ce qu'était la guerre. Et si ça lui plaisait ? Il s'était tant et tant entraîné... Il devait se surpasser, dépasser Alessander. Il devait rendre fier son père ! Et s'il le faisait légitimer, trop fier de lui pour le laisser être éternellement un Rivers ? Un cor le fit vibrer tout entier, d'un mélange de peur et d'excitation.

-Bouge-toi gamin, on y va !, beugla un chevalier depuis sa monture.

Isendre prit une grande inspiration, flattant l'encolure de son alezan avant de se hisser en selle. Son armure lui aurait paru lourde s'il n'avait pas bien d'autres préoccupations. Il effectua une légère pression des talons sur les flancs de son coursier, qui prit le grand trot, tête haute, se rapprochant des autres chevaux comme pour se rassurer.
Le cor retentirait bientôt pour la seconde seconde fois, et il suffit à Isendre de jeter un œil par-dessus son épaule pour voir que toute la cavalerie était désormais en selle, et qu'ils partiraient d'une minute à l'autre. Regardant devant lui, serrant ses doigts sur ses rênes jusqu'à en faire blanchir ses articulations, il soupira doucement. Que faisait-il là ? N'était-il pas trop jeune pour ce genre de choses ? Non, non, il était un homme. Le doute ne devait pas prendre le dessus. Il n'eut pas le temps de réfléchir plus à la probabilité qu'il avait de mourir ; le cor retentit.

L'Ost chargea, comme il avait été prévu, dans la mauvaise direction. Tandis qu'il lançait Ravageur au galop, Isendre pouvait sentir toute la puissance de son étalon, qui fauchait les manteaux rouges, écrasant tous ceux qui se présentaient sur son passage. Tywin, l'impitoyable lion, ne broncha pas, préférant sans doute tenir tête à ses ennemis jusqu'au bout. Tandis que d'autres fuyaient, perdant toute la bravoure qui avait fait d'eux des chevaliers, le lord suzerain de l'Ouest s'exprimait à voix haute, tandis que le combat faisait rage autour de lui. Il était tout près, à peine plus d'un mètre le séparant du Lannister. Isendre eut un instant d'hésitation, tirant son épée au dernier moment tandis qu'il approchait de Tywin... S'il le tuait... S'il le tuait, il serait un homme, un vrai ! Il serait celui qui a tué le lion ! Il serait un grand homme, comme son père, mieux que son demi-frère ! Mais il se figea brusquement dans sa selle, faisant même s'arrêter sa monture lorsqu'il vit une flèche transpercer la gorge du lion, qui chuta au cœur de la mêlée, sombrant alors. Mort. Il était mort, sans qu'il n'ait eu le temps d'atteindre sa cible. Et pourtant, peut-être était-ce la rage, ou l'adrénaline, qui le fit hurler victoire. Pourtant, tout n'était pas terminé.

Il n'aurait pourtant pas dû s'arrêter, puisqu'il sentit bientôt son destrier paniquer, un homme s'étant saisi de ses rênes pour faire chuter son cavalier. Son épée s'abattit à plusieurs reprises autour de lui, Isendre cherchant à libérer son cheval de la poigne d'acier de son ennemi. Projeté à terre, il se releva rapidement, bien qu'avec difficulté, haletant, le soleil lui brûlant tant les yeux que la peau. Et pourtant, malgré une vive migraine qu'avait causée sa chute, il se jeta contre son adversaire, le passant bientôt au fil de son épée. Il oubliait toute la peine, les cris des enfants lorsqu'ils se sauraient orphelins, les pleurs des veuves lorsqu'elles seraient seules au monde. Il combattait, à l'instant, pour la fierté de son père, dans l'espoir d'avoir un jour un nom. Isendre se fichait bien de se battre pour le Roi ; seul son père l'importait.

Devant lui se trouvait un homme, massif, aux yeux porcins. Amory Lorch. Isendre n'avait que trop entendu parler de lui. Il avait tué la princesse Rhaenys, Isendre l'avait appris lors de ses leçons d'histoire. Mais au diable l'histoire ! C'était là un nom connu, un homme qu'il pourrait peut-être tuer. Un instant, le bâtard du cygne hésita. Et s'il perdait la vie ? Il n'avait plus le temps de réfléchir. Fermant les yeux un instant, il prit une grande inspiration et se jeta vers Ser Amory Lorch.
C'était un idiot profond, qui était sans doute incapable d'anticiper le moindre des mouvements d'Isendre. Celui-ci profita de sa souplesse, de son agilité et de son assurance pour lui tourner autour, parant ou esquivant ses attaques. Il savait qu'il pouvait mourir à tout instant.
Mais il se battrait jusqu'au bout. Pour Criston.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 27.03.15 22:30

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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 27.03.15 23:08

Ser Amory était un homme assez grand et à la musculature développée. Au moindre de ses mouvements, le cœur d'Isendre faisait un bond énorme dans sa poitrine et pourtant, il continuait de tournoyer, incessamment, autour du chevalier de l'Ouest. Par chance, l'endurance du bâtard lui permit de tenir dans cette danse endiablée pendant un certain temps, avant qu'Amory, à bout de souffle, ne tente une dernière attaque puissante que le blond parvint à parer habilement, avant de le repousser, lui faisant perdre l'équilibre. Mais avant même que son ennemi ne tombe, Isendre lui planta son épée dans le ventre.
Lorsqu'il la retira, il laissa Ser Amory Lorch retomber face à terre tel un vulgaire pantin désarticulé. S'assurant qu'il soit bien mort, Isendre le poussa du pied, le retournant et le regardant. Toute trace de vie avait quitté ses yeux. Isendre l'avait tué, pour Criston.
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Humfrey Hightower
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 28.03.15 0:16

Les bannières pendaient paresseusement,elevées au dessus du camp qui finissait de s’eveiller. La fraîcheur de l’aube passée était là, tout autour d’eux, les enveloppant d’une brume légère et douce. Passant son regard sur quelques chevaliers qui passaient devant lui, Humfrey était pensif. Assis devant sa tente il tenait fermement son épée qui était déjà posée sur ses genoux, comme pour mieux exprimer son désir d’aller au devant de leurs adversaires. Quelques rayons d’un soleil froid venaient faire étinceler sur sa poitrine couverte de métal la Grand-Tour de Villevieille. Une tour dressée vers le ciel, et dont la fierté supportait bien mal de voir étendus si hauts au dessus de la tête du cadet la rose d’or des Tyrell. Encore une bataille où Humfrey devrait ravaler sa rancune et se battre derrière ses suzerains, aussi indignes pouvaient-ils lui paraitre. Une bataille dont la moindre victoire remportée par les troupes du Bief irait aussitôt rejoindre les soit-disants exploits de la famille de Haut-Jardin. Une bataille que certains de ses frères plus agés s’étaient refusés, s’excusant de leurs postes si essentiels à la survie culturelle de Villevieille, et fuyant la bataille comme des enfants refusant d’aller voir leur precepteur. Humfrey aurait moins aimé l’art militaire qu’en cette belle matinée ensoleillée, il aurait volontiers fait un détour pour ramener ses ainés sur le champ de bataille, eut-il du les trainer jusqu’au pied de Castral Roc.
Mais au fond il en était heureux. La couardise de ses frères ne l’etonnait pas et ne faisait que le conforter dans sa haute estime de lui même. Il était parmi les soldats, lui ne se cacherait pas derrière des livres et porterait l’étendard de sa famille vers la gloire. Ce n’était pas tous les jours que l’on se voyait attribué le devoir d’écraser ce qui était il y a encore peu, la famille la plus puissante des sept couronnes.

Passant sa main sur le tranchant de la lame, il s’appliquait à en ressentir la moindre imperfection, la moindre entaille, souvenirs de ses combats passés. Ses yeux étaient fixés dans le vide, mais toute sa concentration allait à sa mémoire dans laquelle il revivait ses duels, encore et encore. Mais à l’approche de la véritable bataille, ces souvenirs qu’il aimait pourtant se remémorer par orgueil de ses victoires passées dans ses rares instants de paix lui semblaient d’une insupportable insignifiance, presque immatériels. C’est donc avec un grand cri de joie fervente qu’il accueillit le son du cor qui les appelait tous au combat. Son écuyer arriva aussitôt, tenant par la bride la jument noire de son maitre.

Tout en encourageant ses hommes, il enfourcha son destrier et guida sa monture vers l’avant garde des troupes de Villevieille. Effrayée par un étalon qui semblait pourtant encore plus terrifiée qu’elle, la sombre jument fit un écart avant d’être ramené à sa place initiale par son cavalier. Les montures aussi bien que les hommes étaient nerveux. Lui même eut la gorge serrée alors qu’il réalisait enfin qu’ils allaient se mesurer aux armées de Tywin Lannister.
Le fils de Leyton passa son regard pâle sur les hommes qui l’entouraient. Et il n’était pas difficile pour Humfrey de reconnaitre parmi les cavaliers les aguerris de ceux qui s’apprétaient à connaitre leur première bataille. Les plus jeunes se retournaient sur leur selle pour poser leur regard angoissé vers la cavalerie,avant de se retourner avec au fond du coeur un malaise encore plus grand alors qu’ils comprenaient qu’il leur était désormais impossible de faire demi-tour. La volonté de faire face à la fatalité, au hasard du destin lui même était selon Humfrey ce qui forgeait le véritable courage, mais cela ne s’apprenait que d’une seule et unique manière. Aux dépends d’une bataille.
Le chant du second cor retentit alors contre les murailles de Castral-Roc.

Humfrey dégainna aussitôt son épée. Lorsque le Taureau chargea avec le reste de l’Ost du Bief, il partit d’un cri guerrier alors que deux yeux clairs revinrent un instant dans ses pensées et libérer tout ce qu’il avait de courage.
Le galop de la charge faisait trembler la terre avec la force d’une vague qui déferle. Une vague que rien n’arreterait, et surtout pas les soldats des lions. A l’egal des plus téméraires d’entre eux, le Hightower força l’allure de sa monture pour se diriger droit vers le contingent qui protégeait la cible principale de cette bataille, Lord Tywin en personne. Du haut de son cheval,il abattait son épée à droite puis à gauche, sacrifiant qui venait à frôler les flancs de sa monture, un sourire animal étirant ses lèvres. Cette bataille n’avait rien de commun. Il y avait quelque chose d’absolument enivrant dans cette manière qu’ils avaient de se jeter sur leurs alliés d’hier, avec la ferveur d’une meute de chiens qui se jettent sur leur proie. L’heure de la curée avait sonné, et ce serait une bataille qu’il n’oublierait jamais.
Alors qu’il avançait au grès des mouvement du combat, il s’aperçut qu’il n’y avait pas que les cavaliers qui dépassaient l’infanterie. Il y avait cette silhouette bien trop reconnaissable, qui semblait un géant aux côtés des autres hommes. Gregor Clegane. Mais il y avait aussi cet homme...Humfrey le connaissait. Une main se porta jusqu’à la bride de la jument noire, distrayant un instant le brun dont la lame vint trancher le bras sournois avant de trouver son chemin au travers de la gorge du soldat de Castral-Roc. Se redressant sur sa selle, il chercha de nouveau des yeux la Montagne et son adversaire. Un élan de jalousie prit soudain le coeur du Hightower. Balon Cendregué avait fièrement porté en premier ses couleurs jusqu’au devant du monstre, défiant de lui même celui que tant cherchait à fuir autour de lui. Malgré sa frustration, Humfrey ne pouvait nier qu’il ressentait une joie sincère à voir l’un des rares qu’il estimait comme son rival se distinguer ainsi du reste de soldats.

Une joie qui ne tarda pas à se transformer en rage lorsque Clegane abattit de sa monstrueuse épée le chevalier du Bief avant de l’égorger. Dans l’instant même qui suivit, le jeune homme lança son destrier au galop, trop heureux de pouvoir se mesurer à son tour au formidable guerrier. Quelque part, Humfrey admirait profondément cet homme, et s’il n’avait pas sa force irréelle, il se plaisait à trouver en Gregor la même bestialité qu’il avait au fond de lui et qu’on avait tant de fois tenté de réprimer. Arrivé suffisament près, il sauta de sa monture, dans un geste inconscient pour ses voisins, mais necessaire pour lui. Pour sa fierté. Car c’était là l’occasion unique qu’il avait de se mesurer au Clegane, et il n’avait pas l’intention de tricher. Il devait savoir. Pour lui, pour son orgueil démesuré, pour son gout de la victoire mais surtout de l’accomplissement. Etait-il devenu assez fort? Etait-il réellement aussi formidable que sa soeur se plaisait autrefois à lui répéter encore et encore? Son adversaire croisa son regard. Sans hésitation le cadet de Leyton Hightower se jeta sur l’homme. Leurs épées s’entrechoquèrent et restèrent un moment appuyées l’une contre l’autre. Humfrey maintint le plus longtemps qu’il le put ce petit jeu de force avant de relacher et de se reculer; puis il revint à la charge. Encore, et encore. Son esprit ne lui avait jamais semblé si clair, presque paisible. Rien ne pourrait venir troubler sa concentration. Il n’arreterait pas de se battre, il ne fuirait pas car, après tout, Le moment du péril était celui du courage.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 28.03.15 0:16

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Humfrey Hightower
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 28.03.15 1:44

La lutte qui opposait les deux adversaires était intense, interminable, et surtout éreintante. Il se défièrent un long moment à l’épée, enchainant les coups avec une rage renouvelée à chaque frappe. Mais bien vite, les passes se firent plus lourdes, moins rapides, les frappes étaient aussi douloureuses à celui qui les recevaient qu’aux bras de celui qui les portaient. Un court instant ils s’observèrent, haletants, puis ils reprirent ensemble l’assaut. Un assaut qui projeta Humfrey à terre tout en lui apportant une sevère blessure à la hanche. Il se redressa, cherchant des yeux son épée que l’attaque de Clegane lui avait fait laché. Relevant la tête, il gronda de rage en voyant foncer de nouveau vers lui son adversaire qui tendait vers lui sa propre arme. Son armure lui pesait, aussi à pein eut-il le temps de se relever lorsque le soldat de Tywin projeta le tranchant de sa lame vers sa poitrine. Dans un reflexe désespéré, Humfrey agrippa à deux mains l’arme qui cherchait son coeur, et la tira vers sa gauche, profitant de l’élan du géant pour le déséquilibrer, lui qui restait farouchement rattaché à son épée, comme s’il s’eut agit d’une extension de ses bras. Dérouté, Clegane dut faire quelques pas maladroits en avant pour retrouver son équilibre. Mais avant qu’il ne se retourne vers son adversaire, Humfrey avait ramassé la lance d’un cadavre qui gisait à leurs pieds. Alors que le géant venait de se retourner, le Taureau chargea.
La surprise marqua le visage de Gregor, tandis que l’arme transperçait sa gorge avant de retrouver la lumière en ressortant au bas de son crane. Un flot de sang jaillit du bord de ses lèvres, eclaboussant le visage lumineux d’Humfrey.
Le corps du monstre tomba à genou aux pieds du Hightower, et resta ainsi un moment maintenu par la lance fichée dans le sol,avant de glisser lentement le long du manche de l’arme dans un gargouillis peu ragoutant.
Le brun regarda le cadavre, un sourire victorieux naissant sur ses lèvres. Il passa son regard sur ceux qui l’entouraient, sur ceux qui avaient assisté au combat. Mais ce geste n’avait pas pour but de voir la réalité de son geste dans leurs yeux, comme un homme qui douterait de ce qu’il venait d’accomplir. Non. Il ne doutait plus. Dans leur regard, il ne recherchait que le reflet de ce qui était sa victoire. Il était arrivé dans cette bataille en n’étant que le cadet des enfants du seigneur de Villevieille, une pièce ajoutée, un “autre” des fils qu’on avait peine à considérer comme un héritier. Il était désormais certain que son nom dépasserait en gloire ceux de ses frères, et même sans doute déjà, celui de son père. Il était Humfrey Hightower, celui qui avait vaincu la Montagne.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 30.03.15 20:22

Casterly Rock, la légendaire demeure des lions. Même à Braavos, Harren avait entendu de la famille la plus riche de Westeros, et le lot d'histoires qui se racontaient sur eux. Pourtant, malgré la taille imposante du Roc, Harren n'avait d'yeux que pour son sommet, depuis lequel flottait, plein d'affront, le drapeau noir et or des Greyjoy. Le Braavosi était levé depuis le petit matin, n'ayant pas participé aux beuveries des autres combattants. Aujourd'hui, il devait vaincre.
Quand Harren avait appris que la vermine des îles de Fer était au Roc, il avait pressé Silithia de le laisser partir, il avait obtenu gain de cause à la condition de porter les trois boutres des Farman sur son armure. Quand on le lui avait présenté, Harren n'avait pas pu s'empêcher de remarquer que c'étaient là les trois seuls bateaux restants de la flotte de Belle Île. Aujourd'hui cependant, les fers Nés n'allaient même pas être dérangés, et même si l'idée d'abattre les Lions paraissait mettre le baume aux cours à beaucoup de monde, Harren en était franchement plus ennuyé qu'autre chose. Quand le camp commença doucement à se réveiller, Harren fut encore une fois frappé par la taille des Ost combinés. Malgré une vie gagnée chaque jour au fil de l'épée, le Braavosi n'avait jamais participé à un affrontement de cette envergure. Assis sur une bûche près de l'entrée de la tente qu'il avait partagée avec des hommes de l'ouest, il s'appliqua à affûter la fine lame de sa rapière. Elle lui avait valu des regards intrigués voire amusés de quelques hommes, mais Harren avait confiance en ce que sa terre natale lui avait appris. Plusieurs fois, il avait croisé le fer avec des Hommes lourdement armés, protégés par d'épaisses armures de fer, et jamais il n'avait flanché.
Les bruits de ferraille et les hennissements se faisaient plus nombreux, d'un bout à l'autre de la plaine, des milliers d'Hommes se préparaient, et parmi eux, là-haut dans la tente rouge, certains ne savaient pas ce qui les attendait. Il suivit du regard un groupe d'écuyers apportant leurs chevaux à leurs chevaliers respectifs. Jamais Harren n'avait été confortable à cheval. Il se battrait à pied, comme la multitude des hommes d'armes nés sans nom, nés sans terres. Le cor retentit. Les mouvements autour d'Harren se firent plus paniqués, les hommes brayaient et les femmes de joie sortaient des tentes en gloussant. Harren finit par se lever, et se mit à enfiler son armure, toute neuve et en cuir de qualité, elle ne restreindrait pas ses mouvements sur le champ de bataille. Il plaça ensuite sa rapière à son coté et sa hache dans le dos. Cela fait, il se dirigea vers l'avant-garde. Cela fait, il se dirigea vers l'avant-garde.
Il se plaça derrière la première ligne de destriers, au milieu de ceux qui, comme, lui avaient soif de victoire et de gloire. Le cor sonna une deuxième fois. Alors, comme un seul homme l'armée des Sept Couronnes, chevaliers et fiers combattants, mercenaires et sans le sou se retournèrent pour faire face à l'ost Lannister, déjà vêtus de rouge. Harren dégaina sa rapière et se mit à courir, alors que les deux bataillons inégaux à plus d'une dizaine pour un se rencontraient en un fracas, Harren continua sur sa lancée et se fraya un chemin à coups de rapière jusqu'à tente où se trouvaient Lord Tywin et sa garde. Il arriva à temps pour apercevoir le vieil homme tombé de son cheval.
Il n'eut pas de mal à trouver sa cible. En plus de dépasser de deux bonnes têtes la foule de combattants, Gregor '' la Montagne '' Clegane était au milieu d'un cercle formé par des hommes reculant de toutes parts.
Personne ne semblait vouloir le confronter, mais la foule était si dense qu'Harren ne pouvait pas l'atteindre.
Alors qu'il se dirigeait tant bien que mal vers le géant, Harren aperçut un autre Chevalier. En face de lui, il pourfendait de droite à gauche dans les lignes du Roi, ce qui suffit à Harren pour en déduire qu'il était du camp adverse. En armure jusqu'au cou, l'Homme n'avait apparemment pas eu le temps de mettre son heaume. Chauve et le menton fuyant, il avait pourtant un air féroce. Alors que le Chevalier mettait en difficulté un piquier, Harren lui fondit sur le flanc, déterminé.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 30.03.15 20:22

Le membre 'Harren Chenu' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 30.03.15 20:51

Harren fondit sur le Chevalier qui portait un coq bleu au bouclier. Le Braavosi ne savait pas qui il était, mais la question ne se posait plus.
À sa première offensive, il toucha le chevalier sous le bras. Un cri lui échappa alors qu'il ramenait brutalement son épée devant lui, mais Harren n'était déjà plus là.
De son coté, le Braavosi n'avait plus conscience de la bataille autour de lui. Il était entré dans la danse, et tout son corps ne faisait plus que suivre les mouvements de son adversaire. Esquivant, tournant, pressant. Il était partout ou l'autre n'était pas, il était rapide, mais devait garder le contrôle : le moindre coup de son adversaire pouvait lui être fatal.
Son adversaire ne se laissait pas faire, et à plusieurs reprises la lame du Westerosi s'approcha dangereusement d'Harren, jusqu'à mordre dans le cuir de son plastron.
Harren alternait les coups, touchant tantôt au genou, tantôt à l'épaule, deux fois il fendit au visage et par deux fois il fit mouche, forçant son adversaire à reculer, aveuglé.

Dans un ultime effort, le Chevalier chargea en criant de tout son être dans la direction d'Harren, qui, heurté par l'épaule de son adversaire, fut violemment projeté en arrière.Lorsque Harren retrouva ses esprits, le Chevalier avait fini sa course au sol, face contre terre, l'armure tachée de sang à toutes ses jointures. Plongeant sa fine lame dans la nuque de l'homme, Harren abrégea ses souffrances.
Un sentiment de puissance emplit Harren alors qu'il passait à son dos le bouclier au coq bleu, le revendiquant comme trophée.
Cependant, il restait des hommes des Lannisters autour de lui, et Harren n'avait pas le temps de se féliciter. Agaillardi par cette victoire, il replongea dans la marée humaine.
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MessageSujet: Re: 299 - Lune 4 - Semaine 2 – Jour 3 – Castral Roc 04.04.15 19:12

La Chute du Lion d'Or
La Bataille du Bouclier Brisé
Résumé Ellipse



Les remous dus à la mort de Tywin se dispersèrent au travers tout l'Ouest. Les soldats Lannister voyaient leurs plus grands héros tomber les uns après les autres. Sous la pression des osts du Roi, les troupes baissèrent les armes. Robert mit du temps à calmer son sang, la main serrée sur le manche de son marteau. Il avait espéré une vraie bonne bataille à l’ancienne. Trop courte à son goût mais il ne pouvait pas se permettre d’anéantir toute l’armée adverse. Mais pourquoi avaient-ils sonné leur reddition ? N’importe, Lannisters ou Fers-nés, mais les deux ennemis étaient doués de raison à son plus grand dam.
Lors de cette bataille, Isendre Rivers s’était illustré en tuant Amory Lorch. Tandis que la Montagne, après avoir comme à son habitude salement occis Balon Cendregué, fut terrassé par Humfrey Hightower.

De retour dans sa tente, il jeta violemment son heaume à Tyrek Lannister, les andouillers entaillant la lèvre du jeune homme. C’était un risque de l’avoir amené là, l’écuyer supportait ses humiliations depuis le début.
« Prends ça comme un cadeau gamin, tu n’auras pas à astiquer le sang de ton Lord ni celui de ton Roi. »
Il le fit sortir et poireauter devant l’entrée. Le Roi commença à retirer son armure sans ménagement ni aide, laissant tomber dans un fatras les différentes pièces. Il se dévêtit entièrement, une servante vint lui passer une tunique. Robert entrebâilla un pan de sa tente et tendit ses chausses à Tyrek.
« Par contre celles-ci sont couvertes du plaisir que m’a provoqué sa mort. »
Il allait devoir changer d’écuyer, une broutille à régler plus tard.

Il fit mander l’état-major de l’ost. Même si la bataille était finie ici, les Terres de l’Ouest n’étaient en rien pacifiées et certains Lords pouvaient encore tenter de se rebeller contre ce qui venait de se passer. Il était frustré et ne comptait pas rester là à gérer l’amour-propre des ouestriens. D’autres choses l’attendaient à Port-Réal. Il donna son aval sur la suite à tenir suivant les conseils de ses généraux. Mais sa tête était déjà sur le chemin du retour.

Parmi de nombreux sujets à la suite, Le Commandant des Manteaux Blanc entretint le Roi :
« Votre Majesté, j’ai eu vent que Ser Humfrey Hightower a à cœur de vouer sa vie à votre service exclusif. Vous n’êtes pas sans savoir que nous manquons d’un frère. Il a prouvé sa détermination au combat, la chute de la Montagne en est la preuve. S’il vous sied, je serais prêt à l’accueillir au sein de la Garde Royale. »
Il attendit la suite, et ça ne manqua pas. Comme à chaque bataille, des gens se démarquaient et il était de bon ton de les récompenser. Robert sortit de sa tente et dégaina une épée.
« Je connais la ritournelle. Faites-moi savoir les noms et le pourquoi. Je ne veux pas non plus adouber le premier croquant venu. »
A ça, quelques raclements de gorges lui firent savoir qu’il n’allait pas aimer la suite. Il se trouvait dans leur armée un bâtard des Iles de Fer. Celui-ci essaya de montrer bonne figure tant face à ceux de son sang que face à l’armée de l’Ouest. Ses conseillers firent comprendre au Roi que ce geste, plus politique que reconnaissant, serait de bon aloi. Ils espéraient montrer ainsi à tous que la Couronne n’est point avare envers ceux qui l’ont fidèlement servi. Robert plaindrait presque le bougre.
D’autres noms rejaillirent comme Isendre Rivers, qui lui avait par contre de meilleurs raisons de porter le « Ser ».
A la vue de tous, au milieu de son camp, le Roi leur fit prêter serment et allégeance. Tout en gardant l’essentiel du cérémonial, les deux adoubés furent maintenant Ser Isendre Rivers et Ser Andrik Pyke.

Dans les jours qui suivirent, les forces de l’Ouest seraient démantelées, les paysans retourneraient à leurs terres et les soldats à leurs fiefs. Les forces des loyalistes occuperaient les garnisons pour dissuader toutes tentatives de rébellion. Ils avaient convenu que leur nombre se devait d’être bien supérieur aux troupes régulières Lannister même désarmées. Ser Barristan Selmy, nommé commandant pour cette charge, conduirait ceci depuis Castral Roc. Le reste des osts pourrait retourner dans leurs contrées.
Edmure Tully comptait remonter dans le Conflans. La nouvelle d’une offensive Fer-Nés à l’intérieur de ses terres le forçait à soutenir son père dans cette épreuve.
Robert prit son mal en patience encore une paire de semaines avant de retourner à Port-Réal. De nombreux corbeaux furent à régler et demandaient son attention.

*****

Lord Andros Brax considérait que la mort de Son Lord suzerain tenait plus de l’assassinat et trahison qu’autre chose. Il se leva contre le nouvel état qui allait régner dans la région. Il ordonna à son fils Ser Tytos Brax de tenir son fief. Jamais il ne se rendrait sans combattre pour une cause qu’il trouvait juste et légitime. Considérant la place que représentait Corval, il comptait bien faire entendre sa voix à travers Westeros.
L’armée de Lyonel Arryn fut prévenue de cette résistance alors qu’il se trouvait vers Bel Accueil. Le Seigneur du Val bifurqua alors vers le sud en direction du fief des Brax.
Ce fut dans les affrontements qui suivirent que Lyonel, déjà blessé, perdit la vie.



© Belzébuth
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