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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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299 - Lune 7 - Semaine 4 - Jour 5 - PORT REAL

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Personnage
Age du personnage: 16 ans
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Métier/Titre(s): Chevalier / Prince héritier des Sept Couronnes

« Prince héritier »

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Corbeaux : 443
à Westeros depuis : 30/10/2012
MessageSujet: 299 - Lune 7 - Semaine 4 - Jour 5 - PORT REAL 04.09.15 18:07

La Lionne au cœur de l'adversité
Cersei Lannister (PNJisée par Luna) et Durran Baratheon



299 - Lune 7 - Semaine 4 - Jour 5 (26 Aerionyr 299)
Cellule de la Reine Cersei, Donjon Rouge, Port-Réal


Elle était de retour dans sa geôle. Cela avait beau ressembler à une chambre de septa, elle avait beau avoir un lit, une petite table et une chaise, cela n'en restait pas moins une prison. Observant le ciel par la toute petite fenêtre, elle se retourna soudainement lorsque la porte s'ouvrit derrière elle. Les seules visites qu'elle avait eues jusqu'à présent n'étaient autres que celles de ce mestre écœurant. La surprise pouvait se lire sur son visage à la vue de celui qui s'était avéré être son fils. Retenant un mouvement maternelle, elle sentie à nouveau l'émotion la submergée, contenant celle-ci. Elle ne fit qu'esquisser un tendre sourire avant de prendre la parole.

"Je n'osais espérer ta visite..." Avoua-t-elle.

L’accès à la cellule de sa mère s’en était trouvé facilité suite à son procès, de par le droit inaliénable de celle-ci de recevoir des champions potentiels pour la défendre. Ainsi, tout gentilhomme ayant libre accès au Donjon Rouge pouvait lui rendre visite semblait-il.

Durran s’était drapé d’une longue cape bleu nuit et en avait revêtu le capuchon. Ce n’est qu’une fois dans la pièce qu’il le retira, révélant ainsi son identité. Il demeura impassible lorsqu’elle lui sourit mais ne manifesta pas d’hostilité non plus.

- Je n’en aurais pas eu la possibilité auparavant, reconnut-il. Le Roi avait donné des consignes strictes avant votre procès. Ce n’est désormais plus le cas.

"En avais-tu seulement l'envie ?" Lui demanda-t-elle, sans reproche dans sa voix.

S'il y avait bien une chose qu'elle avait comprise durant ce procès, c'est que tous l'avaient crue coupable ou possiblement coupable et Durran n'avait pas échappé à cette règle. Comment l'en blâmer alors qu’il avait sûrement grandi avec cette possibilité quelque part dans ses pensées ?

Elle désigna la table, là où se trouvait un cruchon d'eau.

"Je n'ai pas de vin à t'offrir..."

- Honnêtement ? Je l’ignore. Depuis que j’ai été en âge d’apprendre la vérité sur mon identité, je me suis interrogé sur ceux qui avaient pu vouloir me tuer. Je mentirais si je disais que vous ne figuriez pas parmi la liste des suspects, tout comme mes oncles Stannis, Renly et Jaime, ainsi que bien sûr, Varys ou encore Ser Barristan Selmy.

Il esquissa un léger sourire lorsqu’elle lui proposa le cruchon d’eau et s’assit simplement à la table, l’invitant à faire de même.

-J’ai beau apprécier le vin à l’occasion, je ne l’aime pas au point d’en boire à chaque repas et encore moins immodérément. L’un de mes points de divergence avec mon père, je suppose.

L'écoutant énoncer la liste des potentiels meurtriers la fit frémir, entendre une nouvelle fois le nom de Jaime ne lui plaisait guère. Et depuis qu'elle s'était retrouvée ici, cette idée ne l'avait plus quittée, ce simple "et si... ?". Un autre sourire traversa son visage lorsqu'il parla de ses différences avec son père, mais aussi avec sa mère. Elle aurait tout donné pour une coupe de vin en ce moment.

"La vie ne t'ennuie pas encore assez pour apprécier la longue et lente ivresse du vin"

Nulle doute qu'un jour il ressentirait probablement le besoin de noyer certains sentiments dans ce breuvage. Si l'haleine de son époux le jour de leur nuit de noces aurait pu l'en dégoutter à vie, le simple fardeau de ce mariage l'amenait à reconsidérer son dégout rapidement.

Elle devina face à l'allure de son fils, que celui-ci était ici en toute discrétion. Du moins, l'espérait-il, nul doute que sa visite reviendrait tôt ou tard à l'oreille de Robert. Rejoignant son fils à la table, elle se perdit dans son observation, reconnaissant ses traits et ceux de Robert, ayant bien du mal encore à se rendre compte qu'il était bel et bien là, sous ses yeux, bien vivant. Sa main tremblait légèrement lorsqu'elle porta sa coupe d'eau à ses lèvres. Elle inspira.

"Pourquoi es-tu ici ?"

- J’ose espérer qu’elle ne m’ennuiera jamais assez pour en arriver là. Si la chance m’est donnée de monter sur le trône un jour, je compte exercer activement mon devoir de roi plutôt que de passer mon temps à boire, manger ou… à me livrer à d’autres distractions.

Il avait beau sourire, le jeune Baratheon demeurait sur ses gardes. Si les yeux de sa mère le scrutaient avec attention, les siens lui rendaient la pareille, cherchant derrière son sourire, dans chaque regard, ce qu’elle pensait vraiment. Durran remarqua ainsi sa main tremblante mais fit comme si de rien n’était, se contentant de boire une gorgée à son tour.

Il en profita pour considérer sa question et prendre le temps d’y répondre avec franchise.

- Je voulais vous rencontrer et jauger votre personne. On m’a dressé tant de portraits de vous, certains flatteurs et d’autres moins. Je viens aussi pour vous poser des questions, pas en tant qu’accusateur ou juge ou encore témoin de morale quelconque mais comme votre fils. Je ne sais pas ce qu’il adviendra dans les prochains jours mais je veux savoir… tant qu’il m’est possible de vous parler.

"Je suis sûre que ton père pensait exactement la même chose le jour où il a posé son séant sur le trône qu'il venait de fraichement conquérir." Dit-elle.

Non pas qu'elle ne pensait pas son fils à la hauteur d'une telle tâche mais ce trône avait perverti plus d'un homme avant lui. Il ne serait ni le premier, ni le dernier s'il venait à son tour à se lasser. Si elle crut dans un premier temps que son propre fils se porterait volontaire pour être champion, elle fut rapidement ramenée à la réalité lorsqu'il lui répondit qu'il souhaitait savoir, tant qu'il le pouvait encore.

"Si j'ai tenté de te tuer ?" Elle ne lui laissa pas le temps, détournant les yeux. "Cette idée m'a traversé l'esprit lorsque j'ai appris que j'étais enceinte, donner naissance à l'enfant d'un homme qui n'a jamais été capable de partager notre lit sans être aviné plus que de raison, me prenant de force en m'appelant sans arrêt Lyanna." Fronçant les sourcils à ce souvenir, elle posa ses yeux sur le fond d'eau encore présent dans sa coupe. "Je n'ai jamais rêvé d'un mariage d'amour, mais j'ai eu l'espoir naïf de croire que cela était possible...J'ai rapidement déchanté. A ta naissance, j'ai alors compris quel serait mon véritable devoir..."

Relevant les yeux vers Durran, elle conclut :

"L'amour est une faiblesse... N'aime personne, sauf tes enfants."

Son regard se fit songeur lorsqu’elle lui confia que son père devait penser la même chose à l’époque.

- Espérons que l’histoire ne se répétera pas. Je n’ai pas de Jon Arryn pour gouverner à ma place et je n’ai confiance ni dans le Prince Oberyn, ni en Lord Stark après leur comportement au procès. Je n’ai pas non plus de frère et de sœur assez puissants pour m’apporter leur soutien. Si je ne peux pas compter sur moi-même, sur qui alors ? Remarqua-t-il avec un brin d’ironie.

Elle posa la question sans même qu’il ait besoin de le faire et il ne manqua pas de l’observer tandis qu’elle lui répondait. Le prince ressentit de la compassion à son égard mais il tâcha de ne pas laisser ses émotions obscurcir son jugement.

- Vous avez le mérite d’être honnête, ou tout du moins c’est ce que je crois. Je sais que votre union n’était pas un mariage d’amour, et que la conduite de mon père envers vous n’était pas digne d’un roi, ni même d’un gentilhomme. Vous ne méritiez pas qu’il vous inflige sa peine, surtout pas de cette façon.

Il fit une courte pause et soutint son regard.

- A l’instar de mon père, c’est une erreur que j’ai déjà commise… mais qui ne m’a pas détruit. J’en ai tiré des leçons, et je pense être davantage préparé à ma propre union. La différence entre nous deux, c’est que j’ai prêté l’oreille au chevalier valois qui m’a élevé et que j’adhère à ses principes d’honneur, quand ceux-ci ne se heurtent pas trop à la réalité en tous les cas. Remarqua-t-il avec l’ombre d’un sourire.

Durran n’était pas dupe. L’honneur était suffisant pour les chansons mais il savait que dans le monde réel, les choses ne fonctionnaient pas ainsi. Il en avait été témoin lors de son voyage à Essos mais plus encore lors de son séjour à Lancehélion.

- C’est un conseil que je m’efforcerai de suivre mais puisque nous parlons d’amour, vous vous doutez certainement de la prochaine question qui me vient à l’esprit… Il ne détourna pas le regard, la fixant avec attention mais sans hostilité. Avez-vous cultivé à l’égard de votre jumeau la même relation que les rois et reines Targaryen de jadis ?

Les mots « inceste » et « crime » n’étaient pas nécessaires puisqu’il ne lui revenait pas d’accuser ou de juger, comme il le lui avait dit plus tôt. Il voulait avant tout savoir.

Il était plus clairvoyant que ne le serait jamais son père, au moins assez pour comprendre qu'il ne pouvait avoir confiance qu'en lui-même. Quelque chose que la reine déchue avait rapidement compris. Bien qu'elle ne demandait pas sa compassion, le fait de l'entendre semblait alléger le poids de ses dernières années aux côtés de Robert. Lui prouvant qu'elle avait raison sur un point, ses enfants étaient réellement ce qu'il y avait de plus précieux dans sa vie. L'unique véritable baume aux blessures de son âme.

Elle nota une partie de son aveu sur un amour perdu, bien qu'elle ne le releva pas de suite, elle le laissa poursuivre, attendant patiemment cette seconde question qu'elle redoutait. Elle fixa Durran.

"Les dieux se chargeront de mon jugement"

Terminant sa coupe d'eau, elle posa celle-ci sur la table, glissant son index sur le rebord, faisant deux tours ainsi avant de reprendre la parole.

"Est-ce un crime d'aimer ?"

-Je ne suis pas là pour juger, je n’en ai pas le droit. Ce que je veux, c’est comprendre.

Il songea à sa question et laissa échapper un léger rire.

-Si tel était le cas, nous serions tous coupables un jour ou l’autre, ne pensez-vous pas ?

Elle esquissa l'ombre d'un sourire en l'écoutant... Là était tout le problème selon elle, d'être jugée et incriminée pour avoir aimé.

"Tout comme les rois sont tous coupables de visiter les cuisses d'autres femmes que celles de leur femme... Robert avait déjà de nombreux bâtards bien avant la rébellion... Et pourtant..."

Pourtant, c'était bien sa vie à elle qui risquait de s'arrêter net pour des crimes similaires. Une situation qu'elle acceptait pourtant malgré ce qu'elle venait de dire, ne faisant que souligner l'absurdité de tout ceci.

"Si je suis coupable d'avoir aimé mon frère plus que de raison..." Elle releva ses yeux vers Durran. "Je le suis..."

Durran était au courant des innombrables infidélités de son père, qui avait résulté en la naissance de nombreux bâtards en effet. Ce n’était peut-être pas juste, non, sans doute pas juste mais le roi, ou même tout seigneur, pouvait tromper sa femme sans que cela ait d’autres conséquences que des reproches ou des moqueries… alors que pour la même faute, l’épouse était exécutée.

- Je ne sais pas si vous avez été informée mais Ser Jaime est désormais à Châteaunoir. Je ne connais pas les circonstances exactes mais je sais que Lady Arryn s’était emparée de lui et qu’elle l’a contraint d’une façon ou d’une autre à prendre le noir.

C’était sans doute un maigre réconfort mais au moins, là-haut dans le Nord, au sein de la Garde de Nuit, le frère jumeau de sa mère ne risquait rien.

- Avez-vous trouvé un champion ?

Il esquissa un sourire qui n’avait rien de joyeux.

- J’y ai songé mais je sais que ce n’est pas possible. J’y perdrai la confiance de mon père et probablement ma position déjà contestée d’héritier au trône.

Il ne put s’empêcher de songer avec ironie qu’il était sans doute davantage considéré comme un bâtard que ses frères et sœur alors que d’eux quatre, il était le seul enfant légitime de sa mère.

- En revanche, je peux me renseigner pour vous en trouver un. Peut-être Sandor Clegane ?

Elle ne put cacher l'émotion qui traversa son regard en l'écoutant, il y avait songé et ce simple aveu lui offrait un peu de baume au cœur. Répondant à la négative par un signe de la tête, elle le remercia d'un sourire.

"Ne prend pas ce risque, ces problèmes sont les miens."

Se perdant à nouveau dans l'observation des traits de Durran, elle avança légèrement avant de se raviser une seconde, et de malgré tout poursuivre son geste jusqu'à celle du Prince. Sentir le contact de sa peau, la chaleur de celle-ci, cela rendait tout ceci tellement réel. Un début de larmes naissait dans ses yeux, retenant celles-ci.

"Je suis tellement désolée..."

Il détourna le regard, ne pouvant supporter l’émotion qu’il lisait dans ses yeux. Il ne retira cependant pas sa main quand elle la toucha.

- C’est là où vous vous trompez, mère. Les actes de nos parents finissent toujours par nous rattraper... c’est comme ça depuis la nuit des temps. Vous ne payez pas votre amour pour votre frère, vous payez l’ambition de votre père. Tout ce que j’espère, c’est que ce que j’aurai à payer ne me tuera pas trop tôt.

Il était déjà bien assez paranoïaque en ce qui concernait les poisons, intérêt morbide qui lui venait de la tentative d’assassinat dont il avait fait l’objet et dont il ne pouvait même pas se souvenir.

- Ne le soyez pas pour moi. Nous sommes tous les deux en vie, et nous avons pu nous parler. De cela, je suis reconnaissant à Lord Arryn et à Ser Raymar, sans qui je ne serai pas en vie pour vous parler aujourd’hui.

Il fit une pause, essayant de chasser la mélancolie et les trop sombres pensées qui le hantaient parfois.

- Parlez-moi donc de votre enfance… je n’ai jamais été à Castral Roc.

Elle fixa la main qu'elle tenait, ne pouvant s'empêcher de redevenir la mère qu'elle a toujours été. Passant son pouce sur le haut de sa main, elle bénissait les Sept pour cet instant. Qu'il soit un signe d'espoir au sujet de leur inévitable jugement ou un dernier cadeau si ceux-ci n'étaient pas prêts à lui pardonner ses pêchés. L'un ou l'autre, elle les remerciait silencieusement, profitant simplement de cet instant qui lui fut volé. Un frisson la parcourut lorsqu'il l'entendit l'appeler mère, ne pouvant retenir plus longtemps ses larmes qu'elle laissa glisser sur ses joues alors qu'elle souriait.

Elle essuya son visage de sa main libre avant de lui répondre :

"Ma mère m'a toujours répété que la seule arme des femmes, c'était ses larmes..."

Elle n'y croyait pas un mot, à l'époque cela la plongeait déjà dans la colère et aujourd'hui, rien avait changé à ce sujet.

"J'ai souvent jalousé la destinée de mon frère, il apprenait à se servir d'armes, j'apprenais à chanter, il apprenait à devenir seigneur, j'apprenais à devenir une épouse... soumise..."

Elle reposa ses yeux sur sa main tenant celle de Durran.

"Castral Roc est... était magnifique" reprit-elle en se souvenant de ce que sa ville de naissance avait subi dernièrement "La vue est à couper le souffle, autrement plus impressionnante que la baie de la Nera" décrivait-elle non sans nostalgie.

Il ne put s’empêcher de se tourner à nouveau vers elle pour lui adresser un sourire mi amusé, mi sarcastique suite à sa remarque.

-Je pense que nous savons tous deux que ce n’est pas la seule arme de la gent féminine, j’ai grandi à Hautjardin après tout.

Tout pays de chevalerie qu’il fut, le Bief avait aussi sa part d’ombre et sous la peinture rutilante des armures se cachaient parfois de biens moins nobles desseins.

-Vous auriez été plus heureuse en naissant à Dorne, les femmes y sont un peu plus libres de leur destinée et de leurs passe-temps. Je me dis d’ailleurs qu’il faudra que je prenne garde à ce que ma future épouse, ou l’un de ses amants-de-cœur, ne m’assassine pas dans mon sommeil. Plaisanta-t-il à moitié.

Il avait bien conscience qu’épouser la nièce de la Vipère Rouge l’exposerait à bien des difficultés même s’il ne pensait pas que sa mort serait en tête de liste, dans un premier temps tout du moins.

-J’aimerais y aller un jour, lorsque Lord Tyrion l’aura fait restaurer. Avez-vous songé à demander son aide ? Je sais de réputation que vous ne vous entendez guère mais il reste si peu de Lannister encore en vie ou en liberté…

Elle ne put s'empêcher de rire un peu en l'écoutant parler de Hautjardin, nul doute que la reine des épines n'avait pas obtenu ce surnom avec des larmes. Alors qu’il enchainait avec Dorne, elle secoua légèrement la tête.

"Peut-être bien, je n'aurai pas été capable de réfléchir assez pour me soucier de ma condition" Rétorqua-t-elle en attaquant clairement les capacités intellectuelles des habitants de cette région.

Oberyn avait été un tel numéro aux yeux de la lionne qu'elle ne pouvait plus avoir de respect pour eux depuis. Sa main se resserra lorsqu'il parla de ce mariage, bien qu'il enchaîna rapidement sur Tyrion, elle sourit, légèrement moqueuse.

"Ou l'aura complètement détruite..." Doutant clairement de l'amour de son frère pour le lieu où ils avaient grandi. "Je n'y ai pas songé et n'y songerai pas une seconde. J'ai vu sa jeune épouse présente au procès et non lui, j'ai rapidement compris qu'il profiterait de l'occasion pour noyer sa sœur"

Elle l’avait probablement cherché mais elle ne l'admettrait jamais. Tyrion était destiné à être sa perte...

"Mais il aurait effectivement tout à gagner s'il m'aidait. Comment ses vassaux pourraient-ils lui faire confiance s'il est capable de faire condamner sa sœur après qu'il semble clair que Robert tente de nous décimer." Elle soupira légèrement. "Je lui ai rendu service en demandant le duel avant qu'il ne puisse faire son spectacle."

Elle n'avait aucune confiance en Tyrion, et beaucoup trop fierté pour lui demander de l'aide.

"Que s'est-il passé à Lancehélion pour que tu acceptes ce mariage ? A entendre Lady Margaery, vous sembliez proches et je suis surprise qu'Olenna Tyrell n'ait pas profité de l'occasion pour obtenir un mariage en échange de ta protection et ton éducation."

Son rire lui mit un peu de baume au cœur. Cet endroit sordide ne semblait pas lui avoir ôté la capacité de ressentir de la joie, aussi simple soit-elle.

- Oh, si seulement ils étaient tous aussi maladroits et butés que le Prince Oberyn… J’ai été clairement surpris par son comportement. Toutefois, en bien ou en mal, ce sont des traits propres au seul individu. Son frère aîné, le Prince Doran, est autrement plus intelligent et redoutable, sur le plan politique en tout cas.

Il ne manqua pas de remarquer qu’elle serra plus fortement sa main quand il évoqua le mariage et il caressa légèrement le dos de sa main de son pouce pour essayer de la détendre.

- Je doute qu’il puisse faire pire que les Fer-Nés. En tous les cas, puisqu’il ne s’est pas compromis en témoignant contre vous, pourquoi ne pas lui tendre la main avec ces mêmes arguments puisque vous y avez réfléchi ? Je ne vous propose pas de lui accorder une confiance aveugle mais une trêve ne serait-elle pas de mise ?

Durran se referma quelque peu lorsqu’elle en vint à parler de son mariage à venir avec Arianne Martell. Quelques instants s’écoulèrent avant qu’il ne prenne la parole.

- C’était ce qui avait prévu par Lady Olenna et Lord Arryn, vis-à-vis de Lady Margaery et moi-même. J’ai… commis une erreur, qui m’a amené entre les mains des Martell. Les fiançailles avec la Princesse Arianne représentaient ma seule issue pour survivre alors j’ai ravalé ma fierté et j’ai accepté les exigences du Prince Doran. Je n’en suis pas fier mais je ne voulais pas mourir anonymement à Lancehélion.

Il fallait bien plus qu'une prison pour démolir le moral et la ténacité de la lionne. Bien que Durran commençait à le découvrir, elle ne put qu'apprécier le geste de tendresse qu'il eut envers elle face à une inquiétude passagère. Elle venait de retrouver son fils et il lui paraissait étrange d'entendre parler de mariage, lui donnant alors l'impression qu'on lui volait à nouveau son enfant.

Aux paroles de Durran concernant son frère, elle ne sut que répondre, il venait d'émettre un argument qui méritait peut-être plus ample réflexion. Mais pour l'heure...

"Cela devra attendre mon jugement."

Peut-être considérerait-elle les choses après, pour se protéger de Robert... mais pas avant. Elle écouta son fils avec attention, fronçant les sourcils à ses dernières paroles.

"Mourir ? A t'entendre, ils ne t'ont pas vraiment laissé le choix."

Elle fixa Durran, cherchant à croiser son regard. Elle-même avait été honnête avec lui malgré les risques et elle en attendait de même de sa part.

"Ils t'ont menacé ?"

Au moins, elle n’avait pas rejeté son idée complètement, elle semblait juste y réfléchir. Il remarqua qu’elle fronça les sourcils lorsqu’il lui expliqua ce qu’il en était vis-à-vis des Martell et des fiançailles. Le prince ne comptait pas lui mentir à ce sujet.

- De façon subtile mais oui, j’aurais simplement disparu et personne n’en aurait rien su. C’est pourquoi j’ai accepté ce choix qui n’en était pas vraiment un.

Dans les yeux de Cersei brillait alors une lueur de colère, elle n'avait pour l'instant aucune certitude concernant l'identité de celui qui avait tenté de tuer son fils lorsqu'il n'était qu'un enfant mais elle en avait à présent sur ceux qui avait essayé de profiter de cette situation... quitte à finir le travail s'il le fallait. Elle posa ses yeux sur Durran, sa main quittant celle de son fils pour rejoindre la joue de celui-ci.

"Si les dieux me pardonnent... Je te promets que tu auras une épouse digne de toi, Durran..."

En d'autres termes, si elle survivait, elle ne laisserait pas les Martell profiter de cette situation pour obtenir quelque chose dont ils n'étaient clairement pas dignes aux yeux de la reine déchue.

Il fut surpris de la voir poser une main sur sa joue mais il ne résista pas, se contentant d’écouter ce qu’elle voulait lui dire avant de prendre la parole pour lui répondre, esquissant l’ombre d’un sourire.

-Ne vous inquiétez pas, mère. Concentrez-vous sur le duel à venir et votre champion. De mon côté, j’ai déjà entamé certaines démarches pour altérer le cours des choses. Nous verrons bien si elles portent leurs fruits.

Ne pas s'inquiéter, c'était probablement beaucoup trop demander. Acquiesçant simplement à ses paroles, elle esquissa un sourire en l'écoutant. S'il ressemblait physiquement à son père, nul doute qu'il n'en avait pas hérité sa bêtise. Elle reposa sa main sur celle de Durran avant de poursuivre.

"Et les Tyrell ? "

Curieuse d'en savoir plus sur l'enfance de son fils, elle ne pouvait s'empêcher de sentir une pointe de jalousie envers ceux et celles qui l'avaient vu grandir à sa place.

Durran entreprit de lui parler du château des Tyrell et comment il avait grandi là-bas sous la tutelle de Ser Raymar Templeton. Il lui confia être surtout proche de Lord Willos et Ser Garlan, qui étaient un peu comme des grands frères avec lui, et moins de Margaery à l’époque, qui avait d’autres intérêts. Il lui raconta les joutes, l’apprentissage de la chevalerie comme page puis écuyer auprès de Ser Raymar jusqu’à ce qu’il soit adoubé.

Avant de se séparer, il l’embrassa sur la joue et lui dit de ne pas hésiter à le faire mander si elle avait besoin de quelque chose. Elle ne manqua pas de le faire, ne serait-ce que pour lui parler, chaque jour qui suivit jusqu'à la veille de son duel judiciaire.





Who wants to be next ?:
 



Dernière édition par Durran Baratheon le 04.10.15 9:29, édité 1 fois
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Brienne Torth
« Invité »

MessageSujet: Re: 299 - Lune 7 - Semaine 4 - Jour 5 - PORT REAL 05.09.15 13:05

L'inattendue
Cersei Lannister (Pnjisée par Luna), Durran Baratheon et Brienne Torth


299 - Lune 7 - Semaine 4 - Jour 7
Cellule de la Reine Cersei, Donjon Rouge, Port-Réal


Dire que Brienne avait été discrète durant ce procès aurait été ironique. Même si elle n'avait pas clairement manifesté son mécontentement et son approbation des dires de la reine aussi clairement que cela puisse paraître, un œil attentif aurait remarqué ça avec la plus grande des facilités. Ce fut le cas de Maelor, épée lige du prince qui avait été chargée durant ce procès de scruter les plus vifs réfractaires et opposants à la reine tout comme ceux qui seraient prêt à la défendre. Une fois le procès terminè. La salle vidée de tout occupant. Le dornien avait suivis l'héritière de la Vesprée. Pour une raison assez simple au vu de ses origines. La femme de l'île de Torth possédait une carrure des plus imposantes que beaucoup de guerriers tuerait pour posséder, et dans sa région natale, les femmes combattaient aussi aisément que les hommes sans avoir à rougir et à courber l'échine. L'ayant perdu de vue dans la foule des passants, il n'en arrêta pas moins de se renseigner sur elle. Sur ces exploits, et ce qu'elle avait accompli. Après deux jours de recherches, sur les quais du port, dans les auberges miteuses où l'on sert de la bière tièdes, il put enfin dégoter quelques informations précieuses sur elle, comme le fait qu'elle avait participé à la bataille du Trident. Il lui restait maintenant à la trouver. Tache d'autant plus aisée étant donné qu'elle se montra la première. Arrivée au Donjon rouge pour parler avec le seigneur d'Accalmie, elle lui demanda si elle pouvait voir la détenue. Il lui répondit avec toute la grâce et la bienséance dont il savait faire preuve par la négative. Sortant à peine du Donjon rouge, Maelor la suivit jusqu'à l'auberge où elle séjournait avant de rentrer et de prévenir le prince qu'il avait trouvé un champion potentiel.

La journée avait fini par être fructueuse pour le jeune Baratheon. Maelor lui avait trouvé un champion potentiel pour sa mère, ou plutôt une championne. Le prince aurait sans doute rejeté immédiatement l'idée s'il n'avait pas été question de celle que l'on nommait la Pucelle de Torth, dont la seule stature, sinon la réputation, étaient en sa faveur. Grâce à l'aide de son garde du corps, il avait pu se rapprocher de celle-ci discrètement pour lui faire une proposition. L'héritière de l'île aux saphirs avait été l'une des rares personnes à prendre la défense de la reine, et elle était une fine lame d'après les dires du dornien. Voilà pourquoi elle se trouvait à ses côtés tandis qu'il se rendait comme à l’accoutumée jusqu'à la geôle de sa mère.

Toujours dans sa cellule, l'ancienne reine commençait à voir ses espoirs de se trouver un champion s'amoindrir de jour en jour. Au moins, elle recevait chaque jour la visite de son fils, profitant de ces moments tant qu'elle le pouvait encore. Loin de s'imaginer qu'aujourd'hui, cette visite serait différente, inattendue..


-Mère, je vous ai amené quelqu'un. Cela vous semblera peut-être peu orthodoxe mais je pense qu'elle vaut la peine d'être écoutée, annonça le prince.


Cersei esquissa un sourire en voyant Durran mais rapidement ses yeux exprimèrent une certaine incompréhension face à ses paroles, son regard se posa alors sur la grande silhouette qui les rejoints.

Brienne se tenait aussi droite qu'elle le pouvait, dépassant le prince d'un pied, voire deux à vue d’œil. Faisant un pas, elle prit la parole.


-Ma reine. Je suppose que vous ignorez la raison de ma présence ici, ni même qui je suis, votre fils ne vous en ayant surement pas informé. Mon nom est Brienne de Torth, fille de lord Selwyn Torth, l’Étoile du soir, seigneur de l'île éponyme.


La lionne inclina poliment la tête en l'écoutant par simple soucis de l'étiquette avant de poser ses yeux sur Durran.


-Mon fils vient de me dire que cela valait la peine de vous écouter alors..., dit elle en reposant ses yeux sur l'impressionnante femme. Je vous écoute...


Il acquiesça simplement la tête, enjoignant Brienne à prendre la parole. La fille de Lord Selwyn attendit la réponse de la reine, et l'approbation du prince avant de continuer.

-Avant d'entrer dans le vif du sujet, je souhaiterais vous racontez certaines choses que je juge être essentiel pour comprendre et approuver la requête que je vous soumettrais.

Cersei l'enjoignit à continuer alors qu'elle se servit un godet d'eau fraiche et un autre pour son fils, ne possédant pas de troisième godet pour Brienne. Durran remercia sa mère d'un hochement de tête et d'un sourire, demeurant silencieux en attendant que Lady Brienne commence ses explications.

-Mon nom vous est surement étranger tout comme ma personne, et cela n'est pas des plus surprenant. Dès mon plus jeune âge, ma physionomie et ma stature corporelle dont mes parents m'ont dotés, ne m'ont pas gâtés ou simplifier la tache pour être une parfaite lady comme vous pouvez aisément le constater. Tout cela m'enjoignait plus aux arts guerriers et le maître d'armes de ma demeure, Ser Cortnay Penrose s'est fit fort de m'entrainer et de m'enseigner comment utiliser mon corps à bien. Je vous épargnerais d'autres justifications par rapport à cet aspect, dit-elle en s’arrêtant. L'instant de regarder le prince. Et dire que seulement deux hivers ne les séparait. Je ne suis pas du genre à me jeter des fleurs sur mes exploits tel le cadet de lord Tyrell. N'ayant pour l'instant accompli que peu de faits d'armes dignes d'êtres chantés.

Elle vit rapidement où voulait en venir Brienne et par extension son fils. Elle sourit, à la fois amusée et peut être légèrement moqueur.


-Et vous souhaitez vraiment que votre premier faits d'armes soit d'être mon bras armées face au roi ?

-Perspicace.. Néanmoins, si cela peux vous rassurer, je peux affirmer fièrement qu'aucun homme n'a jamais réussi à me battre arme aux poings. Que ce soit Ser Humfrey Frétilletrique ou bien tous les braves du Bouclier brisé qui ont eu la malchance de croiser ma lame.. L'Aïeul aujourd'hui les a surement reconnu à leurs justes valeurs. Alors, oui. Vous avez entièrement raison. Excepté sur un point.

-Excepté quel point ?

-Je ne combattrais pas pour vous pour la gloire, ni pour mon honneur personnel ou prouver à tous ces hommes qu'une femme peut se battre et les vaincre. Si je me bat, c'est pour une raison. Car je crois en votre cause et en votre innocence, dit-elle en soutenant le regard de la reine sans sourciller.

Durran observa l'échange en prenant une gorgée d'eau avant de prendre la parole à son tour.


-Lady Brienne est votre meilleure chance, mère et elle a le mérite de se battre par conviction.

Il fut difficile de ne pas être touchée en l'écoutant. Elle commençait à désespérer, crois en son innocence était une chose, vouloir combattre pour cette cause et sans rien, semble-t-il, attendre en retour, était une autre. Son regard se posa sur Durran.


-Tu as raison, c'est une visite et une nouvelle assez inattendue, dit elle en réfléchissant un instant, pesant le pour et le contre. Même si j'acceptais...Pense-tu réellement que ce qui te sert de Roi et de suzerain laissera une femme, fille d'un seigneur, se battre pour moi alors qu'il semble tout dévoué à vouloir me voir raccourcit d'une tête ?

Il haussa un sourcil et esquissa un sourire.


-Justement, croyez-vous qu'il estimera Lady Brienne à sa juste valeur en voyant qu'il s'agit d'une femme ? Dit-il en se tournant ers la fille de Lord Selwyn. Sans vouloir vous offenser, milady, le fait que vous puissiez être sous-estimée, par le Roi comme par votre futur adversaire, représente un avantage supplémentaire à mes yeux.

L'héritière de la Vesprée n'était pas des plus attentives aux subtilités du jeu de ces dames, mais même un aveugle aurait pu constater à ce moment là que son discours avait fait effet.

-Refuseriez-vous une main tendue ? S’arrêtant un instant, elle reprit en répondant au prince. Je comprend parfaitement. Il est vrai qu'une femme en arme puisse paraitre saugrenue et ridicule aux yeux du roi, et cela peut jouer à votre avantage. Ne vous inquiétez pas pour mon image, est déjà bien entachée. Elle attendit, laissant le temps à ses interlocuteurs de digérer la nouvelle, avant de reprendre. Mais si cela vous pose tant de problème, rien ne m'oblige à révéler mon identité. Un heaume, un bouclier sans blason et le tour est joué. Je suis certaine que l'histoire du chevalier à l'aubier rieur ne vous est pas étrangère, n'est-ce pas ?

Elle écouta Durran suivit de Brienne, l'idée même de sortir innocente de ce procès. A l'aide d'une autre femme et d'enrager Robert de cette façon...Posant à nouveau ses yeux sur Durran, elle lui demanda.


-Tu l'as vu combattre ?

La fille de Lord Selwyn tenta tant bien que mal d'arborer un visage de marbre. Elle savait déjà là réponse à cette question et , ne laissant pas le temps au prince de répondre, elle prit les devants.

-Doutez-vous de mes capacités à me battre ? Pourquoi serais-je ici sinon ?

-Si je vous crois quand vous me dites que vous savez vous battre ? Oui...Mais si vous me demandez de juger de votre capacités à sortir vainqueur d'un combat face à un membre de la garde royal par exemple...J'en serais bien incapable et vous croire sur parole est un risque que je suis peu encline à prendre aveuglement.

Durran se tourna vers sa mère.


-Je ne l'ai pas vu de mes yeux mais Maelor l'a vue et s'est renseignée à son sujet. Il ne m'a jamais fait défaut et je ne crois pas qu'il commencera avec Lady Brienne, dit-il en adressant un hochement de tête à la combattante des Terres de l'orage. Si vous le souhaitez, nous pourrons faire une séance d'entrainement demain et je transmettrai mon sentiment personnel à ma mère mais rien qu'à votre posture et à vos réactions, l'on peut voir que vous n'êtes pas une novice.

La lionne jugea la situation, observant tour à tour son fils et la jeune femme.

-Je ne vois aucun inconvénient à cela. Si tels sont les prérequis pour que vous me laissiez combattre en votre nom, alors je m'y plierai.

-Si vous devez combattre pour moi...Faites le à visage découvert, dit-elle en fixant Brienne dans les yeux.


Durran soutint sans difficulté le regard de sa mère, n'ayant rien à lui cacher. Il s’intéressa cependant à la réponse de lady Brienne et hocha simplement la tête pour signifier son approbation.


-En parlant d'être à découvert, j'imagine que vous attendez de savoir qui est votre adversaire pour choisir si vous porterez une armure lourde ou légère ? Ou bien avez-vous déjà une préférence ?

La pucelle de Torth ne répondit pas de suite. Soutenant le regard de la reine plusieurs secondes.

-Si il le faut. Même si je ne vous ferais pas l'affront de vous dire que porter un casque pourrait me protéger de bien des danger, se tournant vers Durran. J'avoue préférée le combat avec une arme à une main et un bouclier mais tout dépendra de mon adversaire bien évidemment. Il est clair que si mon opposant possède une taille dirons-nous moyenne voire petite, j'opterais pour une épée à deux mains ou une épée bâtarde afin de profiter de mon allonge et de d'ainsi prendre l'avantage. Mais je ne vois pas personnellement pas l’intérêt d’épiloguer sur ce genre de détail alors que je ne suis ni sur de combattre et ignorant le dit adversaire.

L'ancienne reine ne put s'empêcher de rire légèrement.

-J'entendais surtout que je souhaite que tous sache que c'est une femme sous le casque...Je ne tiens pas à vous voir mourir au combat et à vous handicapé.


-Je vois, dit-elle en esquissant un léger sourire. Même si certains pourraient en douter, si vous saviez tous les surnoms que l'on me donne, je ne pense pas que tous les spectateurs en soient autant offusqués et choqués que si ce ne fut une vrai Lady qui combattait. Élargissant son sourire, elle continua. Brienne la Belle qu'ils m'appellent même !

Le prince se demanda ce qui ce serait passé si leurs mots avaient été dotés du même tranchant qu'une épée, ce qui n'était heureusement pas le cas. La joute verbale entre les deux femmes de caractère, bien que radicalement différentes, était intéressante à regarder mais il fallait en revenir au vif du sujet.

-Effectivement, Lady Brienne mais tous les combattants n'ont pas la présence d'esprit de s'adapter à la tenue de leur adversaire, dit-il en esquissant un rictus lorsqu'elle évoqua son surnom. Je pense qu'ils se moqueront moins quand vous aurez tué un garde royal, ou quelque soit le champion que mon père aura choisi pour le représenter.

Brienne tourna son visage vers Durran tout en parlant d'un ton assuré tout en conservant un léger sourire.

-Heureusement pour vous, je ne suis pas comme tous les combattants.

La reine esquissa un sourire, voyant un peu d'espoir au final.

-Dommage que nous n'ayons pas de vin pour fêter cela dignement ! J'attendrai les conclusions de votre entrainement mais je dois admettre que la perspective de vous vainqueur sous les yeux de Robert me ravis d'avance.

-Je vous promet qu'une fois le combat remporté, nous aurons le temps de fêter cela comme il se doit, dit-elle en se détournant du prince et revenant à la reine. Elle répondit à la dernière phrase de la lionne avec une pointe d'amusement. -Quel femme serais-je si je vous enlevais ce plaisir ?


Durran sourit à son tour et leva son verre d'eau.


-Nous trinquerons, avec modération, une fois la victoire remportée, dit-il en se tournant vers Brienne en esquissa une grimace. J'espère que vous me ménagerez quelque peu, milady. Je suis un combattant compétent mais je ne serais arrogant au point de me crois plus aguerri que vous, d'après le portrait que l'on m'a dépeint de vous.

-Restez prudente cependant...Nulle doute que votre visite d'aujourd'hui reviendra rapidement aux oreilles de notre Roi, dit-elle en posant ses yeux sur Durran, se demandant quelques conséquence cela allait avoir entre le roi et le prince.

-Je suis prêt à affronter les conséquences de mes actes auprès de mon père. J'espère qu'il comprendra que je ne veuille pas voir ma mère morte, dit-il en soutenant le regard de sa mère.

-Monseigneur ne tiendrait-il pas l'alcool ? Nous verrons bien ! Et qui sait, vous pourriez découvrir en mon style de combat un certain intérêt. Le style dornien ne convenant pas à toutes les natures, dit-elle avant d'écouter l'échange entre les deux avant de s'y immiscer, répondant à Cersei. N'est-ce pas ce que vous souhaitez ? Mon prince, je gage qu'il se montrera tolérant, un fils rendant visite à sa mère, quoi de plus innocent ?

-Qu'il sache oui...Mais je le crois capable de tout pour s'assurer que ce duel n'ait soit pas lieu ou me soit en défaveur. Et qu'il sache sans que je puisse profiter de son visage déformé par la honte et la colère n'a pas grand intérêt, dit-elle en souriant.

-Je le tiens très bien mais je n'apprécie pas le mal de crane le lendemain, rétorqua Durran avec amusement. Son visage se fit plus grave lorsqu'elle l'interrogea sur son père. Espérons-le, ses colères sont légendaire après tout...En tous les cas, nous ferons goûter vos plats à partir de maintenant, Lady Brienne, par précaution.

-Je n'en doute pas, comment pourrais-je remettre en cause la parole d'un prince après tout ? Dit-elle avant de se retourner vers Durran. Pensez-vous que cela soit réellement nécessaire ? Détournant son regard vers la reine. Je pense que nous en avons fini, je me réjouie de savoir que je pourrais vous défendre dans les jours qui suivent. Notre prochaine rencontre se fera dans une toute autre atmosphère mais j'espère que cela ne sera pas la dernière.

Elle s'inclina respectueusement en avant, elle prit la parole d'un ton respectueux.

-Puisse les Sept veiller sur vous.


Brienne se releva et tourna les talons, sortant de la cellule préférant laisser un moment d'intimité entre le prince et sa mère. Elle attendit quelques minutes, se tenant près de la cellule, le prince qui la raccompagnerait dans les étages supérieurs du Donjon rouge. De là, elle saurait aisément rejoindre les méandres de la capitale, ainsi que l'auberge où elle avait l'habitude de séjourner. Les adieux faits entre le fils et la mère, Durran accomplit la tache qui lui incombait. Ils échangèrent quelques mots durant le trajet, tout du moins des banalités, les deux ayant déjà tout dit que ce soit avant et pendant l'entrevue avec la reine. Leur sujet de discussion dériva légèrement vers l'oncle de Durran que la femme connaissait très bien. Même si le gouverneur d'Accalmie n'avait pas été d'une grande aide dans toute cette histoire. Soit parce qu'il ne pouvait pas intervenir. Soit parce qu'il ne voulait pas intervenir. Arrivés dans un des couloirs du Donjon rouge, ils échangèrent des au revoir avant de tracer leur chemin chacun de leurs cotés.

Le lendemain, comme convenu, l'héritière de la Vesprée, le prince et son garde du corps se retrouvèrent à l'endroit où se déroulerait l'entrainement. Ce dernier ne dura pas plus d'une heure, peu ou prou le temps que mit Brienne a désarmée son adversaire à plusieurs reprises. Et il n'en fallut pas plus pour le prince de conclure qu'elle possédait toutes les capacités pour défendre sa mère l'arme au poings dans les jours qui allaient suivre. Il ne se fit pas prier et dès qu'il en eut l'occasion, il rendit visite à sa mère pour lui annoncer la nouvelle. Elle semblait rassurée. Libérée d'un poids. Sa cause allait être défendue. Dans quelques jours, tous trois sauraient. La belle dans l'arène, le prince dans les tribunes, et la reine aux premières loges. Nul n'aurait pu prévoir, même les Sept, comment réagirait le roi, sa main et sa cour à ce duel qui semblait une tournure des plus inattendues.
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