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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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[Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple)

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Personnage
Age du personnage: 19 ans
Surnom: Le Faucon Blanc
Métier/Titre(s): Dame des Eyrié et de la Maison Arryn, Suzeraine et protectrice du Val d’Arryn

« Devoir, Force & Honneur »
« ! Pour le Val ! »

Copyright : EdP, tumblr, Jon snow
Citation : À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Pseudo : Jul'
Corbeaux : 8562
à Westeros depuis : 16/02/2013
MessageSujet: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 13.03.13 6:16




[
Plus Haut de l’Hiver !  

An 297
Lord Royce accompagne son fils cadet Waymar à la Garde de Nuit


Cela faisait des années qu’on n’avait pas vu la neige au Sud du Neck, près de dix ans d’une douce et généreuse saison estivale, mais ici, dans le Nord, le gel était toujours là, à l’affut, refaisant surface, parfois pour mordre l’été. Une longue colonne s’étirait sur la Route Royale au Sud de Winterfell, se déplaçant comme un sinueux serpent grisâtre sous le ciel morne, l’allure avait forcit à la vue de la citadelle et surtout à la promesse d’un repos tant attendu. De fins flocons mouillés tombaient sur les têtes baissées comme en signe de soumission à la rudesse des éléments de la région septentrionale, mais haut étaient les étendards de la maison Royce claquant dans la bise glaciale. Cela rappelait les embruns portés jusqu’à Roches aux Runes par les vents du Nord, le piège des hautes Montagnes de la Lune, mais la beauté luxuriante du Val était un écrin de velours pour l’immaculée splendeur des Eyrié. Ici pas d’écrin, pas même le velours d’un joli manteau de neige, uniquement la boue et le froid, et l’immense château et ses imposantes tours prenait des airs irréels dans le brouillard de cette fin d’après-midi. Pourtant, du haut de sa colline, la forteresse des Rois de l’hiver et la citée du même nom n’en étaient pas moins impressionnantes et Ashara ne put s’empêcher d’être submergée par un sentiment d’humilité en pensant aux huit mille ans d’histoire qui se cachaient entre ses murs. Histoire dont elle avait relu le plus possible d’ouvrages avant de partir pour se rafraichir la mémoire, Brandon le Bâtisseur, Barbeneige, Yeux de Glace, Brandon l'Incendiaire, Theon le Loup affamé. Et puis Torrhen Stark, qui eut l’intelligence de ne pas s’opposer aux Dragons et évita ainsi un massacre à son peuple. Ensuite, Jonnel le Borgne et Artos l'Implacable. Tant de noms, tant de siècles, tant de batailles et de guerres pour asseoir la domination de leur maison sur tout le Nord, si vaste et si sauvage.

« Je comprends plus que jamais la devise des Stark, pour sûr, l’hiver vient, mais surtout il ne quitte jamais vraiment le Nord. Heureusement que Winterfell est réchauffée par les sources chaudes sur lesquelles elle est bâtie. Je ne suis pas frileuse, mais malgré tout, ce temps me glace jusqu’aux os. »

La brune jouvencelle entra dans la cour par la poterne Est aux côtés de Lord Yohn Royce, ser Andar, ser Robar et ser Waymar ses fils, Ysilla sa fille, ainsi que quelques autres Chevaliers et Seigneurs du Nord qui avaient accompagnés ce long voyage. Malgré son nez rouge, ces lèvres gercées le vent et la neige qui lui piquaient les yeux, elle se tint la tête aussi haute que possible sur son puissant hongre blanc aux crins argentés. Car on ne peut faire l’affront à Winterfell de ne pas la regarder en face lorsqu’on y est invité pour la première fois, ni aux Suzerain du Nord de courber l’échine face aux vents avant de les avoir salué. Épuisée par près d’un mois de voyage sans halte de plus d’une journée, elle mit pied à terre et confia son cheval à un jeune garçon qu’elle remercia d’un sourire. Elle s’avança d’un pas assuré vers ses hôtes derrière son grand père, ses trois oncles et sa tante, plus jeune qu’elle, qu’elle appelait sa cousine depuis toujours. Son rang aurait voulut qu’elle se présente en second après le Sire de Roches aux Runes, mais la bienséance voulait que les Stark aient le loisir de rencontrer toute la famille qu’ils accueillaient avant elle. Elle fit une révérence gracieuse à Lord Eddard et Dame Catelyn accompagnant son geste de quelques mots.

« Lord Stark, Lady Catelyn, je vous remercie de m’accueillir dans votre belle demeure. Se sera un plaisir de se reposer quelques jours après ce long voyage, je n’en apprécierais que mieux les beaux paysages que j’ai pu voir. Lord Jon, mon oncle, vous salue et me charge de vous dire qu’il aimerait que vos charges vous permettent de vous voir plus souvent et s’excuse de n’avoir pu venir. »

Puis elle se dirigea vers Robb avec le même doux sourire, mais si on regardait bien on avait pu constater qu’il s’était légèrement élargit avant de revenir à une taille adéquate pour les présentations. Elle lui adressa une petite révérence sans oser le regarder plus d’une seconde dans les yeux de peur de rougir, puis pour les autres, elle se contenta d’incliner légèrement la tête. L’héritier était beaucoup plus beau et plus grand que ce qu’elle avait imaginé, même pour une jeune fille de deux ans de plus, elle qui avait peur d’être déçue ne l’était pas le moins du monde, bien au contraire. C’était une bonne surprise parce que c’était tout de même plus agréable d’épouser un bel homme distingué, bien que cela ne soit qu’un détail étant donné qu’il s’agissait d’un futur suzerain et qu’elle n’aurait su dire non aux Stark.

« Robb, Lady Sansa, Lady Arya, Brandon, Rickon, c’est une joie pour moi de vous rencontrer enfin, mon grand oncle apprécie beaucoup votre père et j’avais hâte d’avoir l’occasion de faire la connaissance des enfants de celui dont il dit tant de bien. »

Ashara convoitait la place de Suzeraine depuis toujours, elle y avait été longtemps préparée, elle exerçait l’Intendance dans le Val avec Lord Nestor Royce, elle en avait le rang et la stature et au delà de l’ambition, de désir de servir un peuple. Elle aurait pu se tourner vers les riches Lannister, les Tully voisins, la douceur du Bief, le soleil de Dorne ou même la Couronne de Joffrey, toutes les portes lui étaient ouvertes. Mais étant à moitié Royce et ayant grandit avec eux, elle avait une affection particulière pour les Premiers Hommes et le Nord. De plus, elle avait entendu tant de bien d’Eddard de la part de son oncle, qu’elle pensait trouver ici un foyer où elle pourrait s’épanouir et où elle serait bien traitée et entourée d’hommes et de femmes d’honneur. Or, si c’était à Jon de choisir son futur époux, elle n’avait pas l’intention de laisser le hasard des propositions décider à sa place et d’attendre qu’il se décide pour une dote ou une alliance. Les Tully et le Val étaient déjà alliés, de plus Edmure Tully avait la réputation de courir la gueuse et si la brune ne prétendait pas à une fidélité absolue, elle préférait éviter de se voir déshonorée ainsi. Renforcer l’amitié avec le Nord ne pourrait être que bénéfique, évidement il aurait été plus rentable de rejoindre les Lannister ou les Baratheon, mais Renly n’était pas Suzerain et Joffrey était un enfant gâté et Jaime, célibataire à trente ans ne lui inspirait pas confiance. Quentyn Martell ne serait très certainement jamais Seigneur de Dorne étant donné que chez les Dorniens, les filles pouvaient hériter et qu’il avait une sœur ainée. Il ne restait donc plus que Robb, son dernier espoir de faire un mariage digne d’elle tout en ne craignant pas d’être envahit par les bâtards, délaissée pour d’autres jouets, battue ou obligée de rappeler son époux à ses devoirs.

« Rickon ! Comme vous ressemblez à votre mère, on a déjà dû vous le dire. Mais c’est bien un Loup qui gronde ici n’est-ce pas. » Demanda-t-elle en s’accroupissant pour se mettre à sa hauteur et en désignant son cœur. « Qu’aimez-vous ? Les contes ? Les bagarres ? Je suis sûre que vous connaissez tout un tas d’histoire sur le Nord, j’aimerais que vous me les contiez à l’occasion. »

Ashara était recouverte d’un manteau en velours rouge sombre damassé de fins entrelacs bordeaux et bordé de fourrure noire, doté d’une grande capuche, elle y avait ajouté une cape de fourrure blanche qu’elle avait abandonnée en arrivant. Dessous, elle était coiffée d’une tresse enroulée autour de sa tête et vêtue d’une robe en velours bordeaux. Très ajustée en haut elle montait jusqu’en haut du cou et était attachée par des boutons dorés, ce qui, sans rien montrer, suggérait ses formes féminines. En bas elle était très large et très longue ce qui l’obligeait à la tenir pour marcher découvrant une longue jupe de laine noire sous laquelle elle portait encore des braies pour la chaleur et la monte. Mais après avoir eut l’occasion de prendre un bon bain brulant et de se reposer un peu, elle redescendit pour le banquet donné en l’honneur de son grand père dans une sublime robe de taffetas brun cintrée. Une seule une large bande remontait de son sein gauche vers son épaule droite laissant ses épaules nues recouvertes seulement d’une cape en brocart gris foncé, bleu-gris bordé de broderies dorées. Ces cheveux étaient réunis en un chignon tenu par une pique en argent ciselé surmontée d'un faucon en vol, des mèches s’en échappant et gracieusement encadrant son visage. Elle faisait ainsi honneur aux couleurs des Stark, à celles de Yohn Royce et rappelait néanmoins qu’elle était une Arryn, le tout en mettant sa beauté et sa peau diaphane en valeur, son nez ayant retrouvé une couleur normale et ses lèvres semblant plus hydratées que jamais. Pour éviter de se faire prendre à regarder Robb avec la bouche ouverte, elle mangeait Rickon des yeux en espérant que les fils que lui donnerait l’ainé ressembleraient à ce petit bout d’homme.

« Dame Catelyn, permettez moi de vous dire combien j’admire votre belle et grande famille, j’espère pouvoir donner à mon futur époux autant d’enfants beaux et robustes lorsque mon tour sera venu. J’ai rarement vu garçons aussi adorables que Brandon et Rickon, et je ne parle pas de vos filles, elles sont toutes deux très différentes, mais le charme de la cadette n’a rien à envier à la beauté de l’ainée. Quand à Robb, hum… il semble être un homme digne de l’héritage de son père et je ne parle pas de Winterfell ou du Nord mais plutôt de tout le bien que Lord Jon m’en a dis. Courage, sens du devoir, honneur, distinction, tout ce que l’on peu rechercher chez un homme, ou chez une femme d’ailleurs. Cela n’a pas dû être facile pour vous de vous retrouver ici dans une contrée aussi lointaine et très différente de par ses traditions. Mais j’imagine qu’un tel époux n’a pu que vous donner envie de vous intégrer au mieux, je me trompe ? »

Installée à sa plus grande surprise à la table des enfants, elle fut étonnée qu’on ne lui ait pas fait l’honneur d’être installée à côté de Catelyn ou de son grand père, mais la table était bien assez pleine de Chevalier et de Lords. Et puis en s’apercevant qu’il y aurait Sansa, Arya, Ysilla, Bran, Rickon, Theon, Jon et Robb à cette même table elle fut satisfaite de pouvoir discuter avec eux pendant la soirée. Elle s’installa donc en face de Sansa et Bran, entre Arya et Rickon sur qui elle avait décidé de veiller, pas trop près du Jeune Loup parce qu’elle ignorait encore comment se comporter avec lui et qu’elle craignait trop de gaffer. De plus, cela semblerait vraiment trop entreprenant de sa part et elle risquerait fort de s’attirer les foudres de la mère et du père de ce dernier, sans compter que ça ferait mauvais genre de chercher à s’en rapprocher trop vite et avec tout ce monde autour. Se tournant donc vers Lady Sansa avec qui elle se devait de parler puisqu’elles étaient les plus proches en âge et en rang, elle dit, bien qu’elle ait-elle aussi des cheveux magnifiques :

« Lady Sansa, j’envie vos cheveux, ils sont magnifiques, quelle couleur flamboyante. Et votre robe, c’est vraiment joli, qui donc est votre tailleur ? »

L’ambiance se réchauffait, les plats et la boisson arrivaient peu à peu, et déjà les rires fusaient, Lord Yohn semblait-être ici comme chez lui, et il est vrai que cela relevait plus d’un banquet festif à Roches aux Runes que d’une réception guindée à la cour. De quoi détendre un peu la jeune fille et la laisser un peu plus libre de ses paroles et de ses mouvements, ce qu’elle appréciait même si ça n’était pas une raison pour tout se permettre. Elle demanda alors avec enthousiasme :

« J’ai cru comprendre qu’une chasse serait organisée après demain dans le Bois aux Loups qui viendra ? J'ai bien fait de venir avec Artys... c'est mon faucon. Qui aime chasser ? »


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Dernière édition par Ashara Arryn le 30.07.16 10:36, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 13.03.13 17:54

Arya se leva ce matin là et sentait l'agitation qui flottait dans l'air. Effectivement, la porte de sa chambre était curieusement ouverte. À peine avait-elle ouvert les yeux que la délicieuse odeur du petit déjeuner la tira de son sommeil réparateur. La jeune Stark entreprit de se lever, et ce fut la voix de Lord Stark qui donna le coup de grâce à sa fatigue. Arya s'assied dans son lit alors que son père lui annonça le plan de la journée.

― Ne traînes pas trop au lit, Arya. Aujourd'hui nous aurons de la visite d'un grand Lord et de quelques Lady. Dépêche toi de venir manger, nous avons presque terminé.

*Nooooon, pas encore...* chigna intérieurement Arya. Elle se laissa tomber sur le dos sur le frêle matelas, suivit par les rires de son père. Arya détestait la visite de personnes importante. Lorsqu'ils venaient, ils prenait toute la place et Arya n'avait pas le droit de plaisanter avec Bran ou même de seulement s'écchapper des leçons de Septa Mordane, car Lady Stark insistait qu'elle ait l'air très sage et bien élevée.

―Allez, jeune louve.

Arya ne fit pas attendre son père plus longtemps, malgré sa volonté palpable de rester cachée sous les couverture jusqu'au départ des invités qui n'étaient d'ailleurs pas encore présents. Elle se leva, toujours en robe de nuit puis se dirigea vers la salle à manger en compagnie de son père. Lorsqu'ils avaient rejoint la famille, Jon fut le premier à la traiter de retardataire, ce qui lui valut une petite grimace amicale.

Tout le monde à table parlait des préparatifs et ce que la visite de Lord Royce ―apparament c'était son nom― impliquait. Des servants s'activaient déjà au nettoyage de la salle à manger alors que les Stark dégustaient lentement leur repas du matin. Sansa demandait quelques fois quelques questions qui n'étaient d'aucune intérêt pour Arya. D'ailleurs, elle était plus concentrer à envoyer un message télépathique à Bran et à tenter de savoir s'il avait compris. Bien qu'Arya sache qu'elle n'a aucun pouvoir quelconque, elle tentait sa chance. *Bran! On va leur en mettre plein la vue au souper!* était le message qu'elle tentait de faire parvenir à son frère.

La fin du repas annonçait alors le début des corvés. Lady Stark commença par demander à sa fille de s'habiller convenablement ―tout un défi pour Arya qui en avait que faire de la présentation― et d'ensuite faire le ménage de sa chambre. *Mais pourquoi ma chambre! Il y en a plein d'autre, des chambres dans le château! Ils ne la verront même pas de toute manière.* Arya tenta de ne pas argumenter les instruction de Catelyn et s'affaira, la tête ailleurs. Elle devait trouver un joli tour à jouer au souper.

Ensuite vint le moment de l'inspection. Sa mère vérifia si le désordre était bien rangé; pour une fois, Arya avait fait du bon travail. Vint après cette première inspection, la seconde; vérifier si Arya était bel et bien présentable à leurs invités. Lady Catelyn fouilla dans la commode de sa fille pour trouver une robe beaucoup plus convenable. Elle la fit enfiler à la jeune Stark puis lui tressa magnifiquement les cheveux. Arya grimaça car elle n'était pas fan de se faire tirer les cheveux. *Argh! C'est fatiguant!* se plaignait Arya.

Une fois parfaitement vêtue et coiffée, Lady Catelyn envoya sa fille rejoindre Sansa et Septa Mordane dans la salle de séjours, où les deux dames brodaient. Broder était bien l'activité qui ennuyait le plus Arya. Elle espérait que les invités se montreraient bientôt, car elle était certaine de s'endormir avant de terminer un côté de son macaron.

Sa prière fut entendu, car trente minutes plus tard, Lord Stark prévint la maisonnée de l'arrivé de Lord Royce. Tous étaient très agités et la famille souveraine sortit de son château pour accueillir les nouveaux arrivants. Un cortège de chevaliers d'escorte entourait un grand homme à l'air sérieux ainsi qu'un autre, beaucoup plus jeune, ainsi que deux femmes. Arya chuchota à Bran qu'un jour elle aussi elle allait être le chevalier qui protègerait tous ces gens importants.

Une des femme ―qui était certainement âgé de quelques année de plus que Sansa― capta l'attention d'Arya. Elle semblait forte de caracère et plutôt robuste avec une arme en main. Lorsqu'elle s'adressait à Lord et Lady Stark, elle dégageait un très subtil mais efficace charisme. Arya était totalement subjugée par cette Lady. Elle lui inspirait le respect mais aussi, Arya pouvait détecter quelque chose en elle qui les rendaient semblables. Si jamais Arya devenait une Lady, elle voulait ressembler à celle-ci. Après les formalités d'usages, tous se rendirent à l'intérieur pour se préparer au banquet.

Lady Catelyn avait certainement remarqué l'enthousiame mitigée qu'avait éprouvé Arya à la vue de cette Lady qu'elle ne connaissait pas le nom.

―Si un jour je suis une Lady, je veux être comme elle! dit Arya, enthousiaste. Comment se nomme-t-elle, Mère?

Lady Ashara Arryn. Si la jeune Stark se souvenait bien, les Arryn étaient les souverains du Val d'Arryn. Elle venait donc de très loin! Arya fut envoyé avec ses frères et soeurs dans la salle de séjour en attendant le banquet. C'était les moments les plus frivoles et enthousiaste: quand on anticipait la joie et les blagues du banquet.

Lord Royce ainsi que ses accompagnateurs firent lentement l'entrée dans la salle à manger puis Arya vit Lady Ashara entrer en dernier. Ce fut leur tour de les rejoindre et Arya fut surprise de voir sa nouvelle source d'inspiration future prendre place à la table des ennfants en leur compagnie. Ashara s'assied entre Arya et Rickon. Sa présence était imposé mais nullement désagréable.

« Lady Sansa, j’envie vos cheveux, ils sont magnifiques, quelle couleur flamboyante. Et votre robe, c’est vraiment joli, qui donc est votre tailleur ? »

Non. Si son idole commençait à envier Sansa et lui faire des yeux doux, elle serait retiré de sa liste de personne inspirantes! Arya n'accepterait pas le fait qu'Ashara tombe elle aussi sous le charme de Sansa. Par contre, la proposition qui suivit fit sourire Arya, et fut certaine qu'elle fit germer une idée dans le cerveau malin de Bran.

« J’ai cru comprendre qu’une chasse serait organisée après demain dans le Bois aux Loups qui viendra ? J'ai bien fait de venir avec Artys... c'est mon faucon. Qui aime chasser ? »

―Moi! s'empressa de dire Arya. J'adore chasser! Je me débrouille très bien avec un arc. J'ai déjà une dizaine de petit rongeurs à mon actif. Votre faucon doit être très doué pour repérer les proies beaucoup plus grosses.

Tous ses frères pouvaient en témoigner, surtout Bran à qui elle montrait ses proies. Puis un détail évident la frappa.

― Je ne savais pas qu'une Lady pouvait chasser, Dame Ashara.

Au nombre de fois qu'Arya s'était fait traité de sauvageonne par Sansa et sa mère, elle avait bien le droit de poser la question.
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 15.03.13 8:12

Le voyage avait été éprouvant. Pas physiquement, ça non. Le Corbray était un habitué des longs et pénibles voyages. Lui qui avait pris l’habitude de sillonner, depuis plusieurs années maintenant, les Sept Couronnes au gré des grands tournois et des glorieuses joutes dans lesquelles il prenait un plaisir étrange à côtoyer la mort...
Non. Le voyage, certes long, n’avait pas était fatigant pour son corps mais plutôt pour son esprit accablé. Quelques semaines auparavant, il joutait encore, insouciant et borné, dans un tournoi de second ordre... C’était là-bas que lui était parvenue la nouvelle... Herpivoie dans le Conflans. L’auberge décatie dans laquelle il avait loué une chambre pour les deux jours que devaient durer les joutes en l’honneur de la naissance du fils aîné d’un godelureau du coin qui n’avait rien trouvé de mieux que d’éparpiller une partie de sa fortune pour un tournoi qu’il voulait mémorable...
C’était ser Kendrik qui lui avait apporté la missive... Le Hardyng n’aurait pu se douter que le pli qu’il portait allait faire basculer la vie de son frère d’armes.
Et tout s’était enchaîné... La soirée de cauchemar, rythmée par une colère sourde et incontrôlable que ni les mots ni la bière n’avaient su apaiser. La mort de Lord Harwyn avait laissé son fils aîné dévasté par le chagrin. Au gré des ans, le père et le fils avaient soigneusement nourris entre eux une relation tumultueuse et singulière que les nombreuses altercations et les franches réconciliations rythmaient avec entêtement. Mais, si en s’affirmant en tant qu’homme autant qu’en redoutable combattant le jeune Lyonel avait si souvent provoqué son père, tout ceci les avait aussi, et très étrangement rapprochés et liés...
Le retour précipité dans le Val n’avait en rien apaisé la colère et l’incompréhension du tout nouveau Sire de Cordial. Il avait trouvé là-bas ses deux jeunes frères impuissants à consoler une mère dévastée par le chagrin et traumatisée par le soudaineté du décès de son époux. Les jours qui avaient suivis n’avaient fait que renforcer l’aigreur de Lyonel, lorsque Lady Lysa Arryn avait fait savoir à la Maison des Trois Corbeaux qu’elle ne quitterait pas les Eyrié pour venir assister aux funérailles de son banneret.
Il lui en avait tant voulu... Cette Régente, froide et hautaine, n’était désormais plus à ses yeux qu’une carne travestie en femme ignoble et sans cœur.
Il avait alors cherché à oublier, à noyer son chagrin dans l’alcool et le combat, allant traquer les Clans des Montagnes de la Lune autant par envie de se confronter à la mort que de fuir les regards éplorés de sa si douce mère, dont le chagrin infini nourrissait, chaque jour un peu plus, les brûlures de ses fils. Lyn était devenu chevalier. Lucas ne tarderait vraisemblablement pas à l’être ; et chacun des trois fils de Lady Lyana semblait à sa façon fuir la vie de Cordial pour se confronter à la mort, toujours plus proche, toujours plus attirante.

Aussi lorsque Lord Yohn Royce, qui souhaitait accompagner son fils Waymar jusqu’au Mur, avait proposé à Lyonel de venir avec lui pour un voyage dans le Nord, Lord Corbray n’avait pas hésité un instant à repartir sur les routes auprès de cet homme qu’il admirait tant et auprès de qui il avait si souvent combattu les Clans des Montagnes.

Le voyage avait été d’autant plus long que Lyonel, muré dans son deuil, avait parfois envisagé ce voyage comme un exil sans retour, comme une fuite improbable et navrante.

Winterfell et ses tours avaient alors constitué un phare dans la nuit, un horizon à envisager, une découverte à faire pour s’offrir une chance de renaître, là-bas, tout là-bas dans ce Nord si mystérieux et intrigant.


◊ ◊

La grande salle de Winterfell résonnait à présent de tous les bruits de la vie, de toute l’insouciance de l’enfance... Le Corbray observait tout cela en vigie silencieuse et intriguée, avide de revanche et de relance... Les enfants de Lord Stark étaient magnifiques. Ils représentaient avec leurs parents tout ce que Lyonel venait de perdre et tout ce qu’il pleurait en silence... Et pourtant. Il y avait là quelque chose d’épatant à observer la petite Arya se glisser avec malice entre les bancs et les tablées. Il y avait là quelque chose de réconfortant à voir Lord Stark attentif à se douce femme ; et quelque chose de fulgurant à voir les yeux de celle-ci s’embraser dès que passaient ses fils, les uns derrière les autres, tous chahutant dans le sillage du précédent et Robb les précédant tous...
L’héritier de Winterfell était bien jeune mais portait déjà avec noblesse son allure élancée et racée... Brandon et Rickon jouaient à l’imiter et Jon, leur frère bâtard les singeant un peu tous pour faire rire ses sœurs... surtout la petite, surtout Arya, son meilleur public.

Parmi les membres de la délégation Royce qui était venue jusqu’à Winterfell, une jeune femme, plutôt jolie et que Lord Yohn le Bronzé présentait comme sa petite-fille, faisait étalage de toute sa bonne éducation, en razzia de papotage en tous genre...
Son oncle, un bâtard du Bronzé devenu Capitaine de la Garde de Roches-aux-Runes, était un type plutôt austère au premier abord mais qui semblait avoir perdu son mutisme du voyage dès que l’on avait approché de lui les premières chopes de bière du repas de bienvenue...

Une chasse ? Lyonel avait bien entendu parler d’une chasse ? Voilà une perspective des plus bienvenues ! Mais la jeune brunette qui avait évoqué cela semblait vouloir se joindre à la partie... La belle affaire traquer le chevreuil ou le sanglier aux côtés d’une poulette en dentelles, il y avait peut-être finalement mieux à faire...
Sauf que la toute petite Arya surprit le Corbray en claironnant vouloir en être elle aussi ! Quelle était mignonne ! Lyonel n’avait pas de sœur mais le Noire-Epée aurait adoré en avoir une comme elle ! Quelle vivacité ! Quelle malice ! Peu à peu, il oubliait son humeur grise et massacrante pour écarter un peu le deuil qui le plombait... Et cette petite n’était pas étrangère à tout cela. Après tout, quoi de mieux qu’un peu de vie pour éveiller un mourrant ?

Il la regarda en souriant. – Si tu y vas, je viendrais avec vous ! lui dit-il alors, enthousiasmé par la spontanéité de la petite. Mais Lord Stark laisserait-il sa plus jeune fille courir le Bois-aux-Loups ? Même entourée de gaillards, rien ne semblait moins sûr !
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Citation : À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 15.03.13 19:13

Lord Royce étant un ami de la famille, une fois les présentations d’usage et quelques révérences protocolaires bien respectées, l’atmosphère se fit rapidement plus cordiale et détendue, même si Waymar gardait toujours son air hautain. Et au banquet, l’ambiance était plutôt à la rigolade qu’aux conventions guindées, mais tout de même, Ashara gardait une certaine distance avec tout ça. Hors de questions qu’elle se comporte comme si elle était chez elle, elle n’était contrairement à son grand père, pas coutumière du Nord et des Stark, et avait du mal avec les plaisanteries grivoises qui fusaient de certaines tables de reitres. Mais, « Leur toit, leur loi » aussi ne fit elle aucune remarque et se laissa-t-elle quelque peu gagné par la chaleur festive de la Grande Salle de Winterfell.

Quand à Lord Corbray, il n’était pas du tout un ami d’Ashara et elle se serait bien passée de sa présence, mais Yohn l’appréciait assez pour l’inviter à venir avec eux. Néanmoins, lorsqu’elle avait appris la mort du père de famille, elle avait prit sa plus belle plume pour envoyer une missive pleine de compassion à la famille. Mais sans pour autant pousser le bouchon jusqu’à dire qu’elle l’aimait, car finalement son principale problème avec la Maison Corbray venait de lui. Étant alors Intendante du Val elle aurait dû se rendre aux obsèques mais avait prétexté une affaire grave à régler pour éviter, en pleine période de deuil douloureux, de faire renaitre les tensions entre elle et le nouveau Lord contre qui elle n’avait, soit dit en passant, rien si ce n’est son nom. Enfin, si, car l’homme, malgré une réputation de jouteur et de bretteur hors norme, s’avérait aussi le pire exemple que le Val puisse donner. Grivois, bagarreur, on disait partout qu’il avait plus souvent levé le jupon que le bras. Et sachant combien de fois il avait levé la main sur ceux qui avaient osé lui dire en face ce qu’ils pensaient, il y avait fort à parier que sa queue soit aussi pourrie que les cons dans lesquels il l’avait trempée. Dommage, car en dehors de ça c’était un chevalier courageux et un bon combattant, mais son aspect hirsute, ses plaisanteries insupportables, ses mœurs indignes et le manque de loyauté de son père, cela faisait trop à la jeune Arryn. Elle se contentait donc depuis toujours de lui adresser uniquement des politesses soignées et dénuées de toute chaleur, et surtout, surtout, elle l’évitait le plus possible.

Ashara ne put s’empêcher d’éclater d’un rire sonore lorsqu’Arya répondit à sa question sur la chasse. Des rongeurs, comme c’était amusant, jamais elle n’avait chassé des rats, c’était un gibier bon uniquement pour les chats et les mendiants, mais néanmoins, cette petite avait du chien d’oser répondre ça ainsi. En tout cas la conversation était lancée, et sur un sujet qui l’intéressait, elle avait ainsi évité l’écueil des conversations pleines de vide des jeunes Dames comme Ysilla.

« Beaucoup plus grosses pas nécessairement, tout dépends de la taille de vos rongeurs par ici, les rats de Port Réal sont plus gros que des nourrissons. » Elle écarta les mains pour en montrer la taille, très exagérée évidemment, leva un sourcil vers Sansa pour voir sa réaction et fit un clin d’œil à sa cadette. Reprenant peu à peu son sérieux, elle répondit : « Il attrape des faisans, des perdrix, des tourterelle, et autres oiseaux délicieux, des proies nobles pour un noble animal. Mais mes chiens ont débusqués des Cerfs et même des ours, seulement ils ne sont pas venus avec moi, j’avais trop peur de les perdre en route. Et puis une bonne chasseuse doit savoir chasser sans ses chiens, n’est-ce pas ? »

Elle allait reprendre, quand Lyonel entra subrepticement dans la conversation, elle ne l’avait même pas vu approcher et elle se retourna vivement avant de le voir et donc de le reconnaître immédiatement. Agacée elle répondit avec mépris :

« Mais bien sûr que vous êtes invité, vous aussi ! Quand à Arya… » Elle jeta un coup d’œil à la jeune enfant et hocha la tête. « Dites moi, vous tenez comment sur un cheval ? Bien j’espère, cela ne me plairait guère de devoir écourter la fête à cause d’une chute malencontreuse… C’est la première chose qu’une Dame doit savoir faire pour prétendre devenir une chasseuse, être certaine de maitriser sa monture et de tenir dessus quoi qu’il arrive. Si vous savez faire ça, alors je ne vois pas pourquoi le Seigneur votre père ne vous autoriserais pas à venir avec nous, après tout, il n’y a pas d’âge pour apprendre. »

Prenant bien soin d’ignorer Lyonel et se tournant vers Arya, elle continua : « J’étais plus jeune que vous lorsque j’ai tué mon premier faon. Voyez-vous ? Lord Yohn Royce, qui est un adepte de la chasse lui-même m’a un jour surprise à m’entrainer au tir à l’arc dans ma chambre. Il faut dire que ça n’est pas très malin, mais je savais parfaitement que si on me voyait avec une arme, je serais punie, et je l’étais déjà assez souvent comme ça. J’avais sept ans à l’époque, et je peux vous dire que l’arc était presque aussi grand que moi. Mais qu’importe. J’étais déjà une bonne cavalière, et donc, lorsque mon grand père m’a vue, il m’a dit » Elle prit une grosse voix sévère et pointa un doigt en avant : « Ashara ! Crois tu que j’ignore que tu as demandé un arc à Stepan ?! Et penses tu que je ne sais pas que tu t’entraines avec lui ? Je suis le seigneur en ses lieux et j’aimerais que tu cesses de faire des trous dans mes armoires ! Rien ne sert de tirer sur des cibles de bois, c’est bien gentil de tuer des planches, mais si tu n’es pas capable de tuer autre chose alors tu n’as aucune raison de posséder un arc. Viens avec moi. » Elle reprit avec sa voix normale. « Il m’a prise par le bras et nous sommes sortis, je peux vous dire que j’ai eut la peur de ma vie, j’ai bien cru qu’il allait me jeter du haut des remparts. Mais au lieu de ça, il m’a emmené dans la cour, m’a mise sur mon poney qu’il avait fait préparé et est monté lui-même. Nous sommes partis rien que tous les deux chasser dans la forêt. » Elle se mit à rire en plantant ses yeux dans le vague. « Il n’a pas parlé de toute le trajet, il grognait, mais je l’entendais à peine à cause du bruit des sabots des chevaux lancés au galop. Les chiens ont suivit une piste, c’était un sanglier, mais lorsque j’ai bandé mon arc, il m’a retenue » Elle reprit la grosse voix. « Non » Dit elle sèchement. « Il trouvait certainement ça trop dangereux, car vous savez, un sanglier blessé peut-être très agressif, ils ont alors tendance à vous charger et hélas pour tuer un sanglier du premier cou avec une flèche, surtout quand l’arc est trop grand, ça n’est pas simple. Bref  il y avait des tas de lièvres, évidemment, mais il disait toujours. » Elle reprit la voix sèche et grave. « Non. » La voix normale. « Et puis nous sommes arrivés sur une piste, nous avons suivis les chiens, et là nous avons trouvé un jeune faon effrayé dont la mère fuyait les chiens à toutes jambes. Là, il ma dit de tirer, j’ai demandé sur la mère ? Il a fait non de la tête et m’a montré le faon. J’ai bandé mon arc, ma première flèche l’a blessé gravement, nous sommes descendus de cheval tous les deux, il m’a dit de l’achever et m’a montré comment faire, puis il m’a donné son couteau, et je l’ai fait. Évidemment je le trouvais mignon, j’aurais préféré ne pas avoir à le tuer. Mais je savais au fond la leçon que voulait me donner mon oncle. La chasse, même si nous mangeons notre gibier, a quelque chose de cruel, et il voulait être certain que j’en prenne la mesure. Je n’ai pas pleuré, mais je serrais les dents, surtout lorsqu’il a mis le faon sur mon poney et que celui-ci a fait un écart avec le sang qui perlait sur sa belle robe grise, j’en avais moi aussi partout. Tu sais comment on achève un animal, n’est-ce pas ? C’est assez salissant, heureusement, désormais, je n’ai plus à le faire, je suis habituée au sang désormais, mais mes caméristes finiraient par me tuer. »

Cela avait été un des enseignements de Yohn qui n’avait rien épargné à Ashara pour la dégouter des armes et de la chasse, mais rien n’avait marché, rien en tout cas de ce qu’il avait fait. Il n’avait tout de même pas voulut pousser le vice jusqu’à lui faire gouter la morsure d’une véritable lame en acier, faire une cicatrice à un tel trésor aurait été idiot, et puis ça n’aurait peut-être même pas suffit. Yohn, entre les quatre et les onze ans de sa petite fille avait désespéré d’en faire une Dame lui aussi. Elle rentrait avec les jupes toutes crottées, elle mettait plus souvent des braies que des robes, elle avait les cheveux en bataille et la peau asséchée par les vents marins. Elle rentrait les genoux et les mains écorchées à force d’escalader les rochers sur la plage, trempée et frigorifiée, pleine de sable, hiver comme été, elle avait manqué de se tuer des milliers de fois. Elle aimait d’avantage galoper à cru et se battre avec des bâtons que coudre ou broder, même si elle savait aussi le faire. La seule chose où elle pouvait prétendre à un minimum de grâce était la musique et la danse, même si elle avait tendance à éclater de rire en plein milieu des chansons. Et puis, elle avait perdu sa mère et Yohn lui avait révélé ce que serait son devoir, il l’avait envoyé à Port Real avec Jon pour quelques mois et lorsqu’elle était revenue, elle était une véritable Lady.

« Une Dame DOIT chasser, si non qui rapporterait à manger lorsque les hommes partent à la guerre ? Enfin grâce aux Sept, elle nous épargne depuis bien longtemps et j’ai espoir que la paix du Roi perdure, mais on ne sait jamais. » Elle chassa ses tristes pensées de son esprit. « Mais une Dame chasse des gibiers de haute naissance uniquement. » Elle se mit à rire doucement avant de reprendre faisant mine de se corriger. « Des bêtes nobles je veux dire, biche, sanglier… » Elle mima avec ses lèvres en articulant bien mais sans émettre de son : « Mais pas des rats. » Elle reprit à vois haute : « Et vos… loups, que chassent-ils ? »


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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 17.03.13 9:22

La grand salle de Winterfell commençait à résonner des grands rires de Lard-Jon Omble et la senteur de bière qui en échappait ne laissait aucun doute quant au fait que la fête avançait doucement. Enfin, la fête n'était qu'une réception normalement, mais dans le Nord, il y avait de fortes chances que cela se transforme en banquet, surtout si on prenait la peine d'inviter autant de ses vassaux, et notamment les Omble, qui n'était jamais les derniers quand il s'agissait de dîner. C'est dans cette ambiance très détendue que la grande porte s'ouvrit brusquement, dévoilant qu'au-dehors, le ciel s'était fait plus sombre et la neige continuait de tomber. Deux créatures difformes se tenaient dans l'embrasure, leur silhouette noire se découpant violemment sur l'horizon de blanc. La première était immense, toute vêtue d'acier, alors que l'autre n'était faite que de fourrure, et possédait trois pattes. Dans le tumulte ambiant, seuls les plus proches remarquèrent cette arrivée soudaine, et seuls les plus attentifs purent entendre distinctement.

- Vasgard, ouvre la voie.

Et pour ouvrir la voie, l'immense fer-né n'avait pas son pareil. Il se contenta de foncer à travers la foule, après avoir refermé soigneusement la porte. Même parmi les plus grands et plus puissants chevaliers du Val et guerrier du Nord, personne n'avait la moindre envie de se trouver sur le chemin du puissant garde du corps. A présent, on pouvait distinguer que son armure sombre arborait tout de même, aux deux épaules, le blason Overton, avec son fasce échiqueté d'argent et d'or, qui tranchait avec le fond de nuit. Cela permettait aux plus connaisseurs de connaître l'identité de la créature à trois pattes qui clopinait sur le chemin tracé par le grand Fer-né. Ades Overton, fils héritier du Lord Overton actuel, qui s'était encore une fois déplacé à la place de son père. En tant qu'ami des Stark et l'un des vassaux les plus proches de Winterfell, il avait été convié, mais semblait soudainement bien pressé à la façon dont il faisait fendre la foule par son garde du corps, droit dans la direction de Lord Stark.

Enfin arrivé, et sans avoir saluer quiconque sur le chemin, il dépassa brutalement son garde du corps, en accélérant à une vitesse que beaucoup aurait trouvée déraisonnable pour un boiteux. Il se posta face à son suzerain et à sa femme, s'inclina poliment et enchaîna très vite.

- Lord Stark. Veuillez pardonnez mon retard, il y a eu un incident … Si votre Mestre avait la bonté de nous accorder quelques instants, nous avons un blessé.

Les yeux vairons se plantèrent presque aussitôt sur Mestre Luwin, qui n'était pas posté bien loin de son maître, et ne tarda pas à descendre vers le jeune homme. Le vieil homme avait toujours été bon pour lui au cours des séjour qu'il passait à Winterfell étant enfant, et il avait toujours un mal fou à ne plus l'appeler « Mon enfant », heureusement il réussit cette fois-ci, penchant son regard gris vers Ades.

- Que s'est-il passé ?
- Chute de cheval, il y a une heure de là. La bête s'est relevé très vite mais elle a tout de même brisée la jambe de son cavalier. En au moins deux points, je crois. Je lui ai posé un attelle et nous l'avons transporté avec toute la prudence possible. Il est sur un brancard, aux écuries, il a besoin de chaleur, et de lait de pavot, beaucoup.

Le tout avait été débité sur un ton clinique, mais manifestement pressé. Le Mestre acquiesça lentement, enregistrant les informations et commençant à tripoter ses manches. Ades devina qu'il devait y chercher quelque chose qu'il cachait dans les innombrables poches qu'elle contenait, mais il ne dit rien de cela.

- Bien, je vais m'en occuper.
- Conduis-le, Vasgard.

Le grand Fer-né opina du chef et reprit le chemin inverse, taillant un chemin à travers la foule, ce qui fut plus facile encore puisque la plupart des gens avait cette fois-ci, entendu ce qui venait de se dire. Le Mestre de la citadelle lui emboîta le chemin sans un mot de plus. Alors Ades put respirer plus doucement, soupirant longuement avant de se tourner de nouveau vers Lord Stark et Lady Catelyn. Il savait qu'il avait beaucoup trop forcé sur sa jambe en trop peu de temps pour que celle-ci oublie aussi facilement, mais il devait au moins faire les révérences d'usage avant que cette foutue cuisse ne décide de se rappeler à son souvenir. Il s'inclina beaucoup plus proprement.

- Lord Stark, Lady Stark. Mon père vous présente ses respects et ses excuses pour ne pas pouvoir être présent ce soir.

Le jeune homme ne détailla pas plus que ça les raisons qui empêchaient son père d'être là. Lord Stark était assez proche de ses vassaux pour savoir que William Overton était souffrant depuis quelques années déjà, et qu'il ne se déplaçait guère plus en dehors de son fief. C'était à présent son fils qui se rendait aux réceptions, que ce soit celles des Stark ou des autres. Il n'y avait donc pas à s'appesantir là-dessus. Une fois ce détail réglé, Ades se détourna doucement pour se chercher une place ; comme toujours à Winterfell, c'était très peu organisé mais ce n'était pas pour déplaire aux jeune noble. Il alla poser sa cape à une table, entouré de quelques chevaliers du Val et de beaucoup de Seigneur du Nord. Derrière lui se tenait l'immense Lard-Jon, qu'il salua vivement et poliment. Au moins la soirée promettait de ne pas être ennuyeuse.

Néanmoins, Ades ne s'installa pas pour manger et engloba d'un rapide regard la salle, cherchant ceux qu'il devait aller saluer. C'est à ce moment que sa jambe décida de se rappeler à son bon souvenir, pour lui faire comprendre qu'elle n'aimait pas être maltraitée de cette façon. Une violente aiguille de douleur traversa toute sa colonne vertébrale pour se ficher dans son cerveau. Le jeune homme ne bougea même pas, ses deux mains brutalement crispée autour du pommeau de sa canne et son visage traversé un bref instant par une grimace de douleur. Il attendit un moment que cela passe, puis se mit en marche, beaucoup plus lentement et prudemment, jusqu'à Lord Royce, à qui il présenta ses respects comme il se devait de le faire, et même si le Lord ne devait pas vraiment y prêter d'importance.

Une fois cette autre obligation remplie, il put se concentrer sur un petit groupe qu'il avait aperçut tout à l'heure, et vers lequel il se dirigea doucement. Il connaissait la petite fille, la plus jeune fille des Stark ; Arya, et la jeune femme qui n'était autre que la nièce de Jon Arryn. L'homme qui se tenait à côté d'elles lui disait aussi quelque chose mais il n'arrivait plus à se souvenir exactement. Ades arriva cependant trop vite pour s'en souvenir en chemin. Arrivé dans le dos d'Arya, le jeune homme s'inclina avec toute la politesse due à leur rang. Ashra pourra noter qu'il n'est pas habillé aussi richement ici qu'il ne l'était dans le Sud, mais beaucoup plus chaudement, et presque tout en noir, si l'on oublie l'écusson placé au niveau de son cœur. Néanmoins, il est parfaitement en adéquation avec les tenues des Seigneur du Nord présents, beaucoup moins travaillées que ce que l'on porte dans le Sud. Il est également un peu crotté, mais compte tenu de ce qui s'est passé sur la route, c'est logique ; il fut bien obligé de descendre de cheval pour poser cette foutue attelle.

- Salutations, Lady Arryn, quel plaisir de vous voir si haut dans le Nord … Et bien sûr, je m'en voudrais d'oublier de saluer Lady Stark.

Sa deuxième phrase avait été prononcée sur un ton très amusé, et le jeune homme s'était fendu d'une révérence exagérée. Manifestement, il savait parfaitement quelle genre de réaction cela risquait de provoquer chez la petite fille, et il aimait à la taquiner sur ce point. Se redressant, il tourna son regard vers l'homme et ses souvenirs s'éclairèrent. Le tournoi de Port-Réal, bien sûr.

- Lord Corbray, c'est un honneur.



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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 22.03.13 14:37

La salle bondait bourdonnait de discussions éparses.
A la tablée de Lord Corbray la petite louve Stark était la véritable attraction du moment. Même le Noire-Epée avait succombé au charme simple et à la spontanéité désarmante de la petite fille. Sa bouille aventureuse et ses moues multiples, tantôt effrontées, tantôt interrogatives ou suspicieuses avaient même réussi à faire naître un sourire stupide sur le visage rude du Sire de Cordial. Il imaginait parfaitement la petite, armée d’un bout de bois, faire trembler de peur tous les sangliers ou loups des environs…

Ce ne fut d’ailleurs que lorsqu’ils furent à proximité qu’il les remarqua. Les deux hommes s’étaient frayés un chemin à travers la foule jusqu’à parvenir à se présenter à Lord Stark et Lady Catelyn. Le plus petit allait boitant, d’un pas pourtant résolu mais suiveur de l’immense bonhomme qui fendait la foule devant eux, tel un bélier de siège… Le plus jeune des deux, mince et pâle, claudiquait avec empressement, prenant appuis sur une canne de très belle facture qui attestait, malgré les habits simples qu’il portait, de la noble condition du jeune homme. L’homme qu’il suivait mais qu’il précéda au moment de se présenter au Seigneur Suzerain des terres du Nord était d’un autre acabit. Monté tout en muscles et en masse, grand et austère, il paraissait complètement détaché de tout ce qui animait l’assemblée. *Un étranger, sans doute !?* En vint à penser le Corbray.

Après quelques mots échangés en hâte avec le seigneur des lieux, le jeune homme au teint neigeux avait donné quelques indications au colosse qui s’en était allé, aussi morne et muet qu’il était arrivé, suivi par Mestre Luwin.

Après quoi, le nobliau resté seul s’entretint un peu plus avec Lord Stark et Lady Catelyn. Le Seigneur de Cordial l’avait alors quitté des yeux pour se reporter sur les gens qui l’entouraient. Lord Yohn « Le Bronzé », toujours aussi jovial que massif, trinquait avec ardeur avec des hommes de Roches-aux-Runes, tandis qu’Arya poursuivait son numéro de charme et que la petite-fille de Lord Royce s’enlisait dans des récits tout en longueur d’une vie qu’elle semblait trouver incroyable et palpitante… *Vite ! Un mestre pour mettre sa vie et son oeuvre par écrit !* ironisa intérieurement le Corbray en reluquant la brunette se donner en spectacle…

Et ce fut au moment précis où le Noire-Epée se gaussait de tout le tapage qu’était capable de créer la brunette qu’une voix douce venue dans son dos capta soudain son attention.

« Lord Corbray, c'est un honneur. »

C’était le jeune homme à la canne ornée. Surpris par l’arrivée impromptue du jeune noble, le Corbray marqua une brève seconde d’arrêt. *Comment connaît-il mon nom ?* Le jeune homme semblait très bien éduqué et extrêmement renseigné puisqu’il salua également la petite-fille de Lord Yohn Royce en l’interpelant par son prénom… Apparemment, tous deux s’étaient déjà rencontrés et avaient eu le loisir d’échanger quelques mots. Impressionné, Lyonel fit un geste de tête respectueux à l’adresse du jeune homme au pourpoint sombre. Leurs regards se croisèrent et le seigneur de Cordial en fut assez troublé. C’est alors qu’il remarqua que le jeune homme au teint pâle avaient des yeux vairons ; ce qui ne manqua pas d’interpeler le jeune lord.

– Tout l’honneur est pour moi ! finit-il par grommeler à l’adresse de l’inconnu. – Vous semblez me connaître… mais je suis dans l’obligation d’avouer mon embarras car votre nom ne me revient pas… *Bon sang, mais où ai-je pu croiser ce type !?* –A qui ai-je l’honneur ? Il était très gêné de ne pas pouvoir se remémorer les circonstances de leur rencontre… Et pourtant, il fallait bien se rendre à l’évidence, cet intrigant jeune homme et lui devaient forcément se connaître pour que l’inconnu sût son nom…

Le regard métallique du Corbray s’était porté sur le blason que le jeune homme arborait sur sa poitrine. *Rien ! Ca ne me dit foutre rien !* se devait-il de constater, agacé. – Vous semblez connaître Lord Stark… continua-t-il. – Vous êtes d’ici ? Enfin je veux dire, du Nord ? Je suis pour ma part originaire du Val d’Arryn, bien que vous le sachiez peut-être déjà…

L’Etranger l’emporte, il s’en voulait énormément de ne pas avoir pu remettre un nom, seul, sur le visage pourtant singulier du jeune noble…



Dernière édition par Lyonel Corbray le 04.04.13 8:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 23.03.13 1:55

Évidemment si Ashara n’avait point remarqué l’entrée d’Ades et de son garde du corps elle était assez proche de la table des maitres de lieux pour entendre toute la conversation qui suivit. Aussi si elle reconnut immédiatement le drôle d’animal à trois pattes qu’était le jeune homme rencontré deux ans plus tôt à Port Real, elle n’eut pas l’occasion de le saluer. La situation semblait grave et le boiteux pressé, d’ailleurs Mestre Luwin ne tarda pas à rejoindre son géant de garde du corps pour se rendre eu chevet du blessé. Et suite à un tel drame, elle n’eut pas le cœur d’aller se rappeler aux bons souvenirs du joueur de Cyvosse et préféra rester sagement à sa table, se détournant du nouveau venu pour reprendre la conversation. Elle avait pu remarquer déjà que les réceptions dans le Nord n’avaient rien à voir avec les banquets du sud, et contre toute attente elle appréciait la gaieté simple qui y régnait et le joyeux bordel qui s’installait peu à peu. Elle avait toujours eut à cœur de faire respecter son rang à la lettre et de donner à croire aux autres qu’elle était attachée aux convenances et autres protocoles, mais elle avait été élevée par Yohn Royce et lui n’avait que faire de ses simagrées. En société, c’était une façon pour elle de ne jamais trop se dévoiler à des gens en qui elle n’avait pas nécessairement confiance, de garder le plus de distance possible et le respect des personnes de haut rang ainsi que des autres. Mais peu de gans savaient combien elle aimait chanter, rire et danser, combien elle appréciait cette chaleur humaine, cette sincérité qui régnait alors et le simple fait de l’observer lorsqu’elle ne pouvait trop y participer comme ici. Ainsi, elle s’amusait, évitant tout de même de trop boire parce qu’elle avait une fâcheuse tendance à rire comme une niaise au bout de deux verres de vins, et de trop manger parce qu’elle n’avait pas envie d’acquérir la circonférence du Roi Robert.

« Sieur Ades ! Je suis heureuse de vous croiser de nouveau, et cette fois, le terrain est d’avantage le vôtre que le mien, mais n’imaginez pas pouvoir tuer mon dragon ! »

Elle sourit de toutes ses dents, se fichant pas mal qu’il soit habillé moins richement que la dernière fois, juste contente d’avoir l’occasion de recroiser sa route. Elle-même portait une tenue un peu moins haute en couleur, mais tout aussi belle, voir pire, presque provocante selon l’avis de certains. Ashara eut un regard amusé pour Arya dont à priori, les tendances garçonnes étaient connues du jeune homme, elle lui fit signe de jouer le jeu de la Lady de haut rang avec un gracieux mouvement de la main comme une révérence miniature. Par contre même s’il était évident que son ami n’avait aucune raison de haire Lyonel et encore moins de lui manquer de respect elle ne put s’empêcher d’émettre un ronflement réprobateur quand il accola le mot honneur avec le nom de sa maison.

Heureusement pour le Corbray comme pour Ashara, elle ne lisait pas dans les pensées et n’avait aucune idée de ce que l’homme pensait de son histoire qui au demeurant avait été une sacrée aventure pour la jeune fille et aussi un bon enseignement. Ah mais oui, effectivement un cheuvâlier môsieur, le désormais Sire de Cordial était un chevalier qui courrait les tournois et plantait son épée un peu partout pour pouvoir tremper sa queue lus facilement très certainement. Que d’aventures, que de combats, idiot ! Les Dieux avaient choisi de la doter d’un con et non d’une queue et elle devait bien faire avec malgré le fait que, si elle avait réellement eut le choix, elle aurait très certainement choisi une autre voie que celle des robes et des courbettes. Mais quoi qu’en dise le rustre brun, elle savait manier une épée, et elle n’était pas femme à se laisser insulter sans rien dire. Il avait combattu les Clans avec Yohn ? Soit, elle avait organisé la contre offensive de leur incursion dans le fief des Rougefort. Il avait affronté nombre de chevalier sur la lice ? Soit, elle avait affronté les Lords du Val dans le jeu dangereux de l’exercice du pouvoir. Il avait baisé la moitié des gueuses de Westeros ? Elle avait… non, elle ne pouvait pas prétendre s’être haussée à son niveau sur ce point elle avait un hymen à préserver pour un grand mariage. Son rang lui interdisait de porter une arme apparente et son sexe de conduire les hommes dans les batailles, mais cela ne l’empêchait pas de maitriser la stratégie et a technique et cela ne l’empêchait pas d’en avoir la volonté. Ashara avait été éduquée selon certains principes, le premier : seuls les actes font la valeur de quelqu’un. Un autre : l’honneur, c’est aussi avoir le courage de faire son devoir même lorsque celui-ci vous pèse. Et son devoir était de devenir une Lady respectable et digne d’un mariage qui accorderait au Val une alliance précieuse. Son choix se limitait à ce qu’elle pouvait faire en tant que femme pour charmer un homme plutôt qu’un autre, en l’occurrence Robb Stark, et ce pour éviter d’avoir à refuser ou pire, à accepter d’épouser un des autres héritiers.

Ashara laissa Ades se présenter et tenta de l’intégrer à la conversation. Elle ne pensa pas un instant que le jeune homme puisse souffrir de sa jambe et ne lui proposa donc pas de s’asseoir d’autant que le banc était déjà bien remplis. Elle se disait qu’il avait certainement des amis plein la salle et voudrait manger avec quelqu’un d’autre qu’une enfant et une Dame avec laquelle il devait se tenir. Et comme lorsqu’elle demandait, sans ordonner on pouvait difficilement refuser, elle préféra ne pas proposer de manière à lui éviter toute gêne et tout obligation.

« Nous parlions chasse Messire Ades, vous chassez vous même ? »

La jolie brune demandait parce qu’elle se demandait ce que la patte folle du jeune homme lui permettait de faire ou non et ne voulait pas le mettre mal à l’aise en partant du principe qu’il chassait comme tout Seigneur aime le faire. La jeune Arryn avait pour ceux qu’elle considérait comme ses amis des attentions qui pouvaient paraître bien loin de l’image froide et hautaine qu’elle donnait en publique. Mais si avec elle il ne fallait pas se fier aux apparences, évidemment, elle était humaine et s’y fiait elle-même concernant les autres, d’ailleurs elle ne faisait pas dans la dentelle lorsqu’elle estimait que quelqu’un fautait à son égard.

« Oh mais je vous ennuie avec mes question alors que vous avez eut un incident lors de votre venue. Si j’ai bien compris l’un de vos gens a une jambe brisée ? J’espère qu’il s’en remettra bien. En même temps, j’imagine qu’il est entre de bonnes mains avec Mestre Luwin. Si je peux faire quoi que se soit, n’hésitez pas. »

Ashara lui prit doucement la main qui ne tenait pas la canne en signe de soutien sincère et lui sourit avec douceur. Elle avait déjà vécu ce genre de situation lors de ses nombreuses allées et venues dans le Val et ailleurs, des chevaux blessés, des cavaliers amochés, des charriots renversés, quitter le confort d’une forteresse n’était jamais anodin.

« Vous avez dit lui avoir fait une attelle ? Ainsi donc en plus d’en savoir long sur les grandes maisons et les différentes cultures de Westeros, vous avec des connaissances médicales ? Vous ne cesserez de m’étonner Ades. Que c’est-il donc passé pour que ce pauvre homme se retrouve en si mauvaise posture ? »




   
   
   
 

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Dernière édition par Ashara Arryn le 17.07.13 15:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 23.03.13 19:11

Apparemment, la jeune héritière du Val avait également dû revoir sa garde de robe en arrivant dans le Nord, à moins que ce ne soit le climat qui l'ait forcée à choisir des coloris moins diversifiés ? Bien sûr, cela restait tout de même dans ce que l'on attendait d'une dame, ou plus précisément d'une jeune femme à l'âge de se marier. Il était manifeste que sa tenue était conçue pour attirer le regard. Heureusement pour elle, Bran le Bâtisseur avait permis ce genre d'excentricité en construisant le château sur des sources chaudes ; à Fort-de-Glace, une telle salle ne pourrait jamais être suffisamment chaud, même avait autant d'invité à l'intérieur. Ades répondit à son sourire de la même façon ; sincèrement heureux de la revoir dans le Nord.

- Allons Madame, je n'ai jamais eu l'intention de tuer le moindre dragon. Il n'est pas nécessaire d'en arriver à de telles extrémités pour le rendre inutilisable.

La remarque n'était réellement compréhensible que par un joueur de cyvosse et le jeune Overton savait pertinemment que c'était le cas de son interlocutrice. Il ne s'inquiéta donc pas de sa réaction, préférant se tourner de nouveau vers Lord Corbray. Ce dernier semblait bien embarrassé I de ne pas connaître son nom. Il était presque amusant de voir ainsi un Seigneur d'une importance certaine s'inquiéter ici de ne pas connaître un petit nobliau du Nord. Certes, les Corbray n'était pas des Arryn, et encore moins des Lannister ou des Barathéon, mais tout de même. Ades se fendit donc d'un grand sourire, répondant d'une voix à la fois amusée et rassurante.

- N'en soyez point embarrassé, Monsieur. Il est normal que vous ne me connaissiez pas ; je suis Ades Overton.

Il était tout de même curieux de voir le Lord s'inquiéter autant de ce qui n'était, après tout, que logique ; comment aurait-il pu connaître Ades alors qu'il ne l'avait jamais rencontré ? C'est alors que le jeune homme saisit où se trouvait le soucis ; lui non plus n'aurait sans doute pas dû être capable de reconnaître ainsi son interlocuteur. Lord Corbray était embarrassé parce qu'il croyait ne pas reconnaître quelqu'un qu'il avait déjà rencontré. Le jeune homme s'empressa de le corriger, et de le rassurer.

- Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Mais j'étais à Port-Réal au dernier tournoi, et personne n'a manqué la très belle finale. Un très grand combat, contre un chevalier qui ne l'est pas moins.

A l'époque, Ades avait perdu un peu d'or en pariant sur Corbray plutôt que sur Ser Barristan Selmy, le chevalier de la Garde Royale. Bien sûr, Selmy était le favori et le jeune Overton était persuadé que ce serait lui qui gagnerait, néanmoins, il était plus rentable de parier sur Corbray, surtout une petite quantité. La plupart des parieurs avaient misés sur le chevalier blanc, ce qui était somme toute logique, mais qui revenait au final à ne presque rien gagner puisque tout le monde avait choisi le même champion. La joute a connu des tournois aux étranges champions, héros d'un jour ou chevalier masqué, il était parfois bon de miser sur un coup de chance. Cela n'avait pas été le cas alors, mais le spectacle avait tout de même été intéressant.

- Oui, je suis Nordien. Un petit domaine peu éloigné de Winterfell, à l'est de Blancport, si vous situez. J'ai donc l'habitude de venir ici.

De nouveau, Lady Arryn l'interpella, sans doute pour l'intégrer à la conversation précédente, qui ne concernait malheureusement pas le sujet de prédilection du jeune homme. Cela ne l'empêcha pas de répondre avec un ton enjoué, limite plaisantin.

- Je chasse, oui, assez souvent. Essentiellement à l'arc, le maniement de la lance n'étant pas réellement ma spécialité. Et, bien évidemment, uniquement à cheval.

D'un léger geste, il désigna sa jambe, qui lui interdisait toute activité un tant soit peu sportive si elle n'était pas combinée à l'équitation. Pour le coup, il ne mentait pas en disant qu'il pratiquait assidûment la chasse, malgré le peu d'intérêt qu'il avait à l'encontre de la chose. Cela semblait être une activité très appréciée chez les seigneurs, grands ou petits, à qui il rendait visite et il était donc toujours bien vu d'accepter ce genre d'invitation. A force, il s'était habitué mais il ne voyait toujours pas l'intérêt d'aller perdre son temps en forêt quand on pouvait engager des gens pour vous fournir à manger.

- Une jambe brisée oui, un incident malheureux. C'est aller très vite mais son cheval, un bien trop jeune étalon, a eu peur de quelque chose en forêt. Nous avons de la chance de le retrouver lui, et le cheval. Mais oui, j'ai toute confiance en Mestre Luwin, nous n'avons plus à nous inquiéter à ce sujet.

Malgré tout, Ades s'inquiétait un peu pour le jeune soldat qui s'était vu ainsi gratifiée d'une belle blessure, le genre dont on ne se remettait jamais totalement. Heureusement, l'accident a eu lieu à moins d'une heure de Winterfell, si ce genre de drame arrivait trop loin d'une forteresse, cela pouvait se finir beaucoup moins bien.

- Oh, des connaissances médicales, c'est vite dit, mais je suis quelqu'un de … curieux, et nous avons un Mestre qui ne rechigne pas à me montrer quelques trucs. Cela peut s'avérer bien utile … comme dans le cas présent, en fait. Mais vous me flattez de trop, Demoiselle.

Il termina sur un sourire des plus aimables, et une petite révérence polie, tout à fait amusée, bien entendu.



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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 04.04.13 10:35

Lorsque le jeune homme au teint pâle échangea quelques mots aux accents mystérieux et aux termes énigmatiques avec la jeune pimbêche qui tenait lieu de petite fille au « Bronzé », Lyonel eut la confirmation que les deux jeunes gens se connaissaient relativement bien.
Quant au contenu de leur bref échange, bien qu’il eut, durant quelques secondes, la tentation de chercher à en décrypter la teneur après qu’il eût entendu prononcer le mot « dragon », il s’y refusa pourtant assez vite. A l’évidence, et malgré ce qu’il avait cru un instant et qui avait motivé le bref intérêt qu’il avait entrepris de lui consacrer, la conversation des deux jeunes nobles ne recélait rien qui fût lier de près ou de loin aux Targaryen...
Le mot « dragon » éveillait toujours chez le jeune lord un intrigant mélange de nostalgie et de respect... Nostalgie d’un temps disparu au gré duquel se rappelaient à lui maints souvenirs d’enfance et d’insouciance ; respect d’une certaine forme de mémoire ou d’atavisme qui le reliait directement à l’histoire de sa famille et à celle, évanouie de l’antique Maison des descendants de Valyria... Il était un temps où les Corbray s’étaient engagés en loyalistes aux côtés du Dragon Tricéphale... Un temps révolu, certes, mais un temps qui fleurait bon la vie d’avant, celle où son père était encore vivant et ù sa mère ne s’était pas encore laissée abîmer dans l’exode du deuil.

Mais il ne semblait pas que les deux jeunes gens évoquassent là cette dynastie morte dans la rébellion du Roi Robert.

Et lorsque le jeune homme à la canne se retourna vers le Noire-Epée afin de le rassurer sur le fait qu’il ne parvenait pas à se souvenir de lui, Lyonel en fut intérieurement fort rassuré. Il se savait grand buveur mais se tenait pour excellent au jeu du levé de coude... presque autant chope à la main qu’épée brandie ! Le jeune noble au regard vairon lui expliqua qu’il était lui aussi à Port-Réal lorsque le Corbray avait atteint la finale des joutes avant d’y être défait par ser Barristant Selmy. *Il y était ! C’est donc là qu’il a dû m’apercevoir... Mais par les Sept, quelle mémoire phénoménale !* Tant de bons souvenirs se rapportaient à ce tournoi-là... Le Lord Commandant de la Garde Royale était un combattant habile comme peu et le Seigneur de Cordial n’avait pas souvenir d’avoir un jour croisé le fer avec un bretteur aussi talentueux que Barristant « Le Hardi ».

Les termes employés par le jeune homme étaient sans équivoque ! Il savait de quoi et de qui il parlait. Bien. Quel homme décidément bien déroutant que ce Ades Overton. *Rien. Son nom ne me dit rien* avait-il été navré de reconnaître en son for intérieur. – Overton ? Bien. Très bien. Ravi de faire votre connaissance Lord Overton ! Le Corbray ignorait si le jeune homme était le seigneur de son fief mais il en avait rapidement conclu que tel devait être le cas lorsque son jeune interlocuteur avait fait mention de la récurrence de ses apparitions à Winterfell. *S’il a l’habitude d’être reçu par Lord Eddard, il doit forcément être le seigneur de son propre domaine...* Avait jugé le Noire-Epée. Lyonel avait entendu dire que les Stark étaient des suzerains extrêmement proches de leurs vassaux. *Une sacrée différence avec cette barge de Lysa Arryn !* Mais il ne pouvaient pas personnellement connaître tous leurs vassaux, et même ceux qui n’étaient pas des lords... Non. Il était forcément seigneur de son fief. En tous cas, les précisions géographiques que s’était empressé d’apporter le jeune noble avaient effectivement mieux éclairé le Corbray quant à la localisation exacte du domaine de son interlocuteur. Blancport ? Il connaissait parfaitement. Cordial s’élevait en forteresse protectrice d’un estuaire poissonneux et marchand dont la Cité au Triton était un des principaux partenaires commerciaux...

Voilà qui pouvait faire office de premier sujet de conversation... Après tout, il y en avait de plus bêtes ! – Blancport ? Je connais très bien la cité et Lord Manderly ! Notre collaboration est plutôt florissante ! Et, bien qu’il y a quelques années encore, nous ne commercions que très peu ensemble, son port de commerce représente aujourd’hui pour Cordial un des principaux partenaires d’échanges après Braavos et Pentos ! Le Corbray était mû par une inexplicable et subite envie d’être considéré par l’Overton comme un aussi bon seigneur que chevalier... Bizarrement, lui qui se foutait royalement de ce que les autres pouvaient penser de lui, avait soudain la volonté farouche de ne pas uniquement passer aux yeux du jeune lord pour le bagarreur sans cervelle que les gens avaient souvent de lui l’image. Peut-être était-ce dû au fait que cet homme-ci l’avait vu jouter ? Peut-être voulait-il laisser de lui une autre impression... Plus complète, plus fidèle... Pour quelle raison, il l’ignorait ? Mais c’était ainsi.

Il se tourna dès lors entièrement vers l’homme à la canne, délaissant totalement sa chope de bière et son tranchoir. – Vous-même êtes vous souvent amené à vous rendre à Blancport ? Nous pourrions nous y croiser à nouveau, à l’occasion... Il espérait que ça pourrait être le cas… Le jeune homme l’intriguait au plus haut point. Il n’avait jamais rencontré quelqu’un comme lui… Au-delà d’une apparence très singulière accentuée par sa démarche boiteuse, Ades avait réussi le tour de force d’impressionner le Corbray en deux petites phrases… La mémoire qui était la sienne était des plus impressionnantes… Et il semblait être quelqu’un qui portait une attention réelle aux gens qui l’entouraient… Tout le contraire du seigneur de Cordial, en somme !

C’est à ce moment-là que le Noire-Epée remarqua l’extrémité d’un fourreau qui dépassait de sous le manteau sombre du jeune lord. Là encore, Lord Corbray en fut intrigué ; poussé par la curiosité, l’amateur de belles lames qu’il était s’entendit alors interpeller l’homme à la canne sur cet objet.

– Vous êtes armé, Lord Overton… Il ne s’y attendait pas de la part d’un boiteux escorté d’un homme-lige de la dimension du grand bougre qui avait quitté la salle avec Mestre Luwin… – Je ne résiste pas à la tentation de vous le demander… Puis-je voir votre lame, messire ?
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 11.04.13 16:31

La chasse était un sujet dans lequel Arya était plutôt qualifiée, après l'humble domaine des plaisanterie en compagne de Bran. Arya croyait jusqu'à maintenant être la seule femme à pratiquer ce mode de vie mais Ashara ne cessait de l'impressionner et la surprendre. Elle était presque sur le point de demander à Lord Stark d'adopter Ashara et de l'échanger contre Sansa. La jeune Stark ne put s'empêcher d'émettre un petit rire, mais elle ne voulait pas vraiment échanger Sansa. Même si elle était quelque fois insupportable, sa famille serait bien moche sans elle.

« Beaucoup plus grosses pas nécessairement, tout dépends de la taille de vos rongeurs par ici, les rats de Port Réal sont plus gros que des nourrissons. »

Ashara leva ses bras pour montrer la taille des rats de la Capitale. Ils étaient gigantesques! Arya était si subjugée et buvait les paroles de la jeune Lady qu'elle ne remarqua pas qu'Ashara venait de faire un clin d'oeil complice à Sansa.

« Il attrape des faisans, des perdrix, des tourterelle, et autres oiseaux délicieux, des proies nobles pour un noble animal. Mais mes chiens ont débusqués des Cerfs et même des ours, seulement ils ne sont pas venus avec moi, j’avais trop peur de les perdre en route. Et puis une bonne chasseuse doit savoir chasser sans ses chiens, n’est-ce pas ? »

Arya hocha la tête machinalement, les yeux toujours rivés sur Ashara avec fascination. Mais que ce personnage était tout ce qu'elle rêvait d'être! Aparamment, Robb l'avait remarqué puisqu'elle l'entendit rire ―pour le plus― silencieusement. Elle porta son attention vers son frère, qui lui sourit lorsque leurs regards se croisèrent.

Un lord quelconque ―Arya ne le connaissait pas― fit alors éruption dans la conversation et indiqua à Arya et Lady Arryn qu'il souhaitait accompagner les demoiselles à la chasse. Ashara lui demanda alors comment elle se tenait sur un cheval. Pour le peu de fois qu'elle avait chevauché en compagnie de Robb, Jon et Bran en forêt lors de promenades occasionnelles, elle se débrouillait plutôt bien. Est-ce que ça voulait dire qu'Ashara allait l'amener avec elle?

― Je me tiens plutôt bien à cheval. Jon a dit que pour mon âge, j'était douée.

En effet, Jon avait dit ça. Il avait ensuite ajoutée que si Arya maîtrisait sa chevauchée, qu'il allait peut-être lui montrer plus tard comment tirer de l'arc sur sa monture. Arya avait été très excitée d'apprendre ce nouvel art et avait longtemps et souvent dérangée ses frères pour qu'ils l'accompagne dans le Bois-aux-Loup en balade. Bien evidemment, Robb avait autre choses à faire et Jon avait ses leçons quotidiennes d'armement; il se préparait pour le Mur. Arya chassa ses souvenirs l'instant de découvrir ce qu'Ashara allait bientôt leur partager.

Lady Arryn raconta une formidable histoire de chasse qui marqua profondément Arya. Bien que la jeune fille était habituer à l'idée de tuer des rongeurs ou des petits gibiers, l'histoire détaillée et vivante d'Ashara la captiva; Arya allait longtemps s'en souvenir. Cette tranche de vie semblait être très importante et mémorable pour Ashara car elle y mettait beaucoup d'expressions, et Arya avait la sensation de vivre le moment comme si c'était elle qui chassais ce faon. Ashara ajouta à la fin de l'histoire que la chasse était horrible, mais ça, la jeune Stark le savait.

Un retardataire s'était joint au banquet et Arya crut le reconnaître de ses nombreuses visite à Winterfell. Si sa vue éloignée ne la méprenait pas, il s'agissait d'Ades Overton. Il salua Lord Stark et s'épris de formalités d'usages. Elle n'était toutefois toujours pas certaine de son identité mais lorsqu'il s'était dirigée vers la table des enfants, Arya le reconnut.

- Salutations, Lady Arryn, quel plaisir de vous voir si haut dans le Nord … Et bien sûr, je m'en voudrais d'oublier de saluer Lady Stark.

Ce n'était pas à Sansa que s'adressait cette réplique. Le ton amusé et la révérence exagérée en direction d'Arya était bien claire que le message s'adressait à la cadette féminine. Arya y était habituée maintenant et aimait bien jouer le jeu... lorsqu'elle n'était pas à un banquet public. Et en compagnie de son idole.

Les minutes qui suivirent fut d'un ennui mortel à Arya. Lord Corbray ―elle connaissait son nom, merci à Ades― Ashara et Ades discutait politique, un sujet que la jeune Stark évitait de suivre car elle ne comprenait rien, de toute manière. Pendant que tout le monde à table était intéressé par leur conversation, Arya en profita pour faire signe à Bran. C'était le moment idéal pour mettre en oeuvre le plan! Personne ne les regardait et ils avaient tous la tête ailleurs. Le temps ne pouvait pas être mieux choisis!

― Pssst! Bran! chuchota Arya.

Elle fit signe à son complice que c'était le moment.

― C'est le temps de notre plan de la mort qui tue! rigole t-elle.

Mouahaha! Les prochaines secondes allaient lui procurer un sentiment de pur bonheur et d'hilarité. Bran avait toujours plus d'un tour dans son sac et cette fois-ci, cette plaisanterie allait peut-être pouvoir se classer dans le top cinq des meilleurs coups.
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 12.04.13 5:09

Ashara se demandait si Lord Eddard accepterait qu’Arya se joignent à eux et se demandait déjà comment lui en faire la requête pour qu’il ne puisse pas refuser et sans le vexer pour autant. Elle répondit en insistant sur le mot Dame accompagné d’un clin d’œil à la petite Louve.

« Ah très bien, alors peut-être ne serais-je pas la seule Dame à me joindre à la chasse. »

Ashara entendait bien effrayer Sansa avec la taille des rats de Port-Real, mais ça ne semblait pas prendre, par contre Arya buvait ses paroles, un plaisir sans mesure pour l’orgueilleuse brune. L’histoire qui suivit ne fit qu’accentuer ce sentiment et elle était très contente que cela fonctionne au moins sur une personne. Et même si cette personne était une enfant, au moins c’était une enfant qui avait du chien pas comme ce Corbray idiot qui ne savait pas tenir son rang et encore moins montrer un minimum de respect à son intendante. Pourtant, elle était là lorsque Nestor Royce avait réunit les volontaires du Val pour pourchasser les Clans après les incidents de Rougefort. Ne l’avait-il donc même pas vue ? Il est vrai que malgré les échanges musclés sur la marche à suivre avec les autres personnes en charge, elle avait trouvé préférable de se taire dès que les chevaliers avaient débarqués aux Portes de la Lune. A sa place, servir le Val, faire son devoir, comme toujours, elle pouvait parler bataille et stratégie militaire, elle en savait assez pour cela, étonnant d’ailleurs beaucoup de monde. Mais seuls ses proches devaient entendre, inutile de faire jaser les hommes du Val et au-delà pour se faire mousser, là n’était certainement pas le but et il valait mieux qu’ils ignorent que c’était elle qui avait ordonné cette battue.

Elle entendait encore les paroles de Mestre Udo : « Ils se sentiraient castrés si une femme parlait de guerre avec eux, et alors il lui ferait payer cet affront en refusant d’obéir ou pire de se battre. Ils prendraient un malin plaisir à faire échouer ses plans et après un seul échec de sa part, n’auraient plus aucune considération pour elle ni pour ce qu’elle pourrait dire. Vous devez vous Dame Ashara, en utilisant d’autres hommes comme bouclier à d’éventuelles erreurs et surtout à la fierté des hommes, c’est une question de survie. Cela te permettra de t’imposer par d’autres voies, de te faire entendre, de garder ton autorité quoi qu’il arrive, et surtout, de rester une Dame, quelqu’un de respectable et d’épousable. Personne ne pourra dire que tu portes la culotte, c’est une bien mauvaise chose pour un prétendant que d’imaginer qu’on puisse dire ça. » Elle avait mit du temps à comprendre à quel point il avait raison, mais cet enseignement lui avait été fort utile dans bien des aspects de sa vie. Il lui permit de comprendre que sa force et son intelligence pouvait servir sans qu’elle n’ait besoin de s’affirmer en tant que combattante, et aussi que la conciliation était une arme dont elle pouvait se servir bien plus honorablement qu’un homme.

Il n’avait donc rien oublié des parties de Cyvosse partagées l’année d’avant à Port Real, et saisit tout de suite l’évocation. Ashara sourit et répondit. Au diable l’avarice, il n’ignorait pas qu’elle savait jouer, alors autant continuer dans l’incompréhensible avec des termes techniques. Et si cela pouvait clouer le bec ou juste amener Lord Lyonel au ridicule de l’incompréhension la plus totale, c’était tout benef !

« Vous avez raison Messire, mieux vaut clouer le dragon que le manger, on risque l’indigestion avec une telle bête, ou au mieux quelques brûlures d’estomac. »

Ashara saisit le désarroi du Valois avec un certain plaisir cruel, même s’il était tout excusé du fait que la Maison Overton ne soit pas des plus fameuses. Et elle ne put qu’acquiescer à la remarque d’Ades sur le Tournoi de Port Real ou le Corbray n’avait été battu qu’en finale par l’illustre Barristan Selmy et ce sans ce ridiculiser face à un adversaire des plus vaillants. Elle n’ajouta cependant rien, s’il était s’agit d’un autre, elle l’aurait félicité et plus encore, mais elle vomissait cet homme et sa maison et aucun compliment à son sujet ne saurait dépasser ses lèvres ourlées et fraichement roses.

« Je suis heureuse de savoir que vous n’êtes pas privé de tous les plaisirs à cause de votre jambe Sire Ades. Je chasse aussi avec un arc. » Elle s’approcha légèrement de son ami et chuchota de manière à ce que tout le monde n’entende pas, néanmoins, si Arya tendait l’oreille ou Lyonel, ils pouvaient entendre. « J’ignore pourquoi mais personne ne veut que je manie une lance, j’imagine que certains craignent que j’en ai une plus grosse que la leur… »

Ajouta-t-elle avec un air faussement naïf avant d’éclater de rire jusqu’à presque s’étouffer.

« Je lui souhaite un prompt rétablissement. Un éleveur de chevaux que je connais bien, c’est lui qui a élevé tous mes chevaux, m’a dit un jour, jeune cheval pour vieux cavalier, vieux cheval pour jeune cavalier. Un précepte plein de sagesse même si j’ai tendance à ne pas m’y conformer. Enfin, je préfère les juments et les hongres, je m’entends mieux avec eux. Il leur faut du doigté quand il faut de la poigne pour un mâle. Néanmoins, mon hongre a été castré tard et il a un caractère d’étalon sur certains points, très dominant, mais pas avec moi, heureusement. »

Par contre, s’il y avait bien quelque chose qu’Ashara exécrait c’était qu’on lui pique la vedette d’une manière ou d’une autre. Elle se fichait pas mal que le Sire de Trou du Cul ne s’intéresse pas à elle, en revanche, elle n’aimait pas sa façon de le faire savoir, et encore moins le fait qu’il semble si obnubilé par Ades et accapare la conversation avec SON ami.

« Mais bien sûr Mon Lord, sortir une arme au clair à un banquet, quelle bonne idée ! Voulez-vous donc créer la panique à un moment ou la plupart des fêtards sont déjà bien assez entamés et risquent fort de prendre ça pour un duel. Pensez vous qu’il faille vraiment créer un incident diplomatique où les Nordiens voulant protéger Ades et les Valois voulant vous protéger vous, s’affronteraient sous les yeux impuissants du Suzerain du Nord, de ses enfants et de l’intendante du Val ? Résistez Messire Corbray ! Et laissez donc Messire Ades se restaurer et se reposer un peu, il vient de faire un bien pénible trajet. »

Un regarda assassin lancé au Sire de Cordial et elle se leva pour laisser sa place à Ades qu’il puisse enfin s’installer sans peur de paraître irrespectueux envers quiconque. Et si cela pouvait clouer le bec de cet idiot de jeune Lord, c’était parfait, plus que parfait même. Mais Ashara, sous ses airs de plaisanterie du début de son intervention était on ne peu plus sérieuse. On ne sortait pas l’acier au clair devant une Dame à moins que se soit pour la protéger, et encore moins à un banquet à Winterfell, Lyonel avait-il donc oublié toutes les convenances ou se contentait-il d’être bête ? En tout cas si le but était définitivement de l’énerver, c’était chose faite, elle ne tenait plus en place et avait besoin de prendre l’air. Peut-être avec un peu de chance pourrait-elle le faire sans que cela ne soit trop remarqué, l’ambiance et l’alcool aidant.




   
   
   
 

Spoiler:
 


Dernière édition par Ashara Arryn le 17.07.13 15:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 12.04.13 12:00

- Tout à fait, clouer un dragon s'avère souvent plus efficace que l'attaquer de front.

Le jeune homme souriait doucement, appréciant manifestement d'user de ce vocabulaire et ces expressions propres à un joueur de Cyvosse. Peu autour d'eux semblaient les comprendre réellement mais cela n'empêcha pas le jeune homme de continuer.

Alors qu'il s'apprêtait à répliquer à propos de l'utilisation de l'arc, qui lui avait toujours semblé une arme bien plus pratique que la lance. Ou en tout cas, beaucoup moins dangereux à priori, la jeune femme s'empressa d'ajouter quelque chose à voix basse. Une plaisanterie qui la fit étrangement éclater de rire, alors que l'héritier Overton se contentait d'un rire amusé plus discret, mais d'un sourire qui en disait long. Oui, la demoiselle Arryn devait sans aucun doute prêter beaucoup d'attention à ses actions, particulièrement en présence d'homme, et encore plus dans des disciplines que l'on présumaient réserver aux hommes. Le maniement de la lance devait en faire partie.

- Il est vrai qu'il est parfois important de conformer la personnalité du cheval avec celle de son cavalier. Pour ma part, j'ai une jument qui s'est adaptée à moi depuis que je suis tout jeune, du fait de ma jambe. Je n'ai jamais eu le moindre soucis avec elle, mais j'arrive tout aussi bien à monter d'autres chevaux.

A peine avait-il terminé sa phrase que le jeune homme se fendait d'un sourire aimable, se tournant à demi vers son autre interlocuteur : Lord Corbray.

Une fois la situation expliquée plus clairement, le Seigneur de Cordial sembla se rassurer. D'un certaine façon, Ades appréciait son attitude, combien de fois avait-il eu à faire avec des Lord qui, alors qu'ils ne pouvaient évidemment pas connaître sa maison, faisaient semblant de se souvenir de son nom et titre ? La franchise du Corbray, qui faisait plutôt penser à une absence totale de volonté de cacher quoi que ce soit, avait quelque chose de rafraîchissant. Cela n'empêcha pas le jeune homme de tilter lorsqu'il entendit qu'on utilisait le mot Lord pour s'adresser à lui. Durant un moment, il se demanda s'il s'agissait d'un genre de compliment dissimulé, ou bien si ce n'était qu'une méprise. Finalement, cela avait plutôt l'air d'une simple erreur et elle était plutôt compréhensible ; en tant que seul Overton présent ce soir, ceux qui ne connaissaient pas cette famille pourraient le prendre pour le Lord. Néanmoins, Ades ne pouvait pas usurper ce titre ainsi, de façon voulue ou non, c'est pourquoi il corrigea poliment.

- Vous êtes fort aimable, Lord Corbray. Mais le titre de Lord ne me revient pas encore, il appartient à mon père. La méprise est normale cependant ; mon père n'a pu se rendre ici ce soir pour des raisons … de santé.

Le jeune homme s'était dépêché de terminer sa phrase, pour rapidement changer de sujet. Il n'aimait manifestement pas évoquer cela, même lorsque c'était nécessaire. Aussi se rabattit-il bien vite sur le sujet de conversation proposé par Lord Corbray, même si Blancport n'était pas forcément le premier auquel il aurait pensé. C'était logique pourtant ; Cordial était très bien placée pour assurer un commerce avec Blancport, et dans la région il valait mieux être un partenaire commercial des Manderly qu'un rival. Ades l'avait appris à ses dépends puisque, dans sa situation, il ne pouvait pas devenir leur partenaire, du moins s'il voulait vraiment voir son port décoller. Il lui fallait donc avancer seul, en ayant comme principal objectif de faire de Port-Glacé le concurrent direct de Blancport, ce qui ne plaisait évidemment pas au Manderly. C'est pourquoi lorsque Lyonel évoqua la possibilité de se retrouver là-bas, l'héritier Overton répondit avec un petit sourire assez amusé.

- Ce serait un grand plaisir, Lord Corbray. Je crains cependant de ne pas être l'homme le plus bienvenue à Blancport. Voyez-vous il s'avère que nous avons aussi un port chez nous, et que depuis quelques années, je tente de le transformer en véritable port de commerce. Lord Manderly n'apprécie pas trop cette initiative pour des raisons … évidentes. Ce qui est fort dommage, c'est vraiment un homme très intéressant avec qui les discussions sont toujours instructives.

Ce n'était pas des paroles en l'air ; Ades avait plusieurs fois rencontrés le Lord au triton quand il était plus jeune. Manderly était gras et imposant, mais sa cervelle était toujours en très bon état de marche. Le jeune homme avait toujours apprécié lui parler et il regrettait parfois le climat polaire que ses initiatives avaient déclenchés entre Blancport et lui. Néanmoins, la réussite de sa maison exigeait quelques sacrifices et l'amitié d'un Lord comme Manderly en faisait partie.

C'est alors que le Sieur de Cordial évoqua l'épée d'Ades, le jeune homme en resta un moment immobile, avant de baisser les yeux sur le pommeau qui émergeait du manteau sombre. Bien sûr, avec tout ça, il en avait presque oublié qu'Elle était du voyage. Tandis que Lord Corbray, homme d'arme s'il en était, ne pouvait pas la manquer.

- Ma lame, oui, sûrement messire. C'est à dire que ...

Il s'interrompit au moment de poser sa main sur le pommeau en voyant Ashara réagir. Elle s'insurgea contre l'idée de sortir d'une épée au clair au cours d'un banquet, et des conséquences plus que néfastes qui pourraient en découler. Aussitôt, le jeune homme retira sa main, se tournant avec un sourire désolé vers le Seigneur de Cordial.

- Lady Ashara a sans doute raison, Monsieur. Dégainer une épée au cours d'un tel banquet n'est peut-être pas la meilleure idée qui soit. Je serais cependant ravi de vous la présenter plus tard, peut-être à l'extérieur.

Pour l'heure, Ades hésitait à s'asseoir à la place que lui laissait l'intendante du Val ; non qu'il n'ait pas besoin de se reposer mais tout de même, cela ne convenait pas à son rang. D'un autre côté, il aurait été très impoli de refuser une place qui lui était ainsi offerte par une Arryn. Aussi, le jeune homme eut une petite révérence en remerciement et vient doucement s'asseoir, dissimulant un soupir de soulagement quand sa jambe arrêta enfin de supporter son poids. Le voyage avait été trop mouvementé pour le laisser sans peine, mais cela ne l'empêcha pas d'enchaîner aussitôt pour s'expliquer auprès de Lord Corbray.

- Habituellement, je ne voyage pas armé. Mais il est de coutume que cette épée accompagne le Seigneur de Fort-de-Glace quand ce dernier rend visite à ses suzerains. Seulement, cela fait quelques temps qu'elle n'a plus fait le voyage, alors cette fois-ci, mon père a insisté pour que je la prenne avec moi.

A voir le sourire gêné du jeune homme, c'était une responsabilité dont il se serait bien passé. Non pas qu'il n'aime pas cette épée, il était fasciné par elle depuis qu'il était môme. Simplement, cela lui donnait l'impression d'usurper l'identité et le devoir de son père.



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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 15.04.13 13:33

Le jeune homme à la canne devait quasiment être ce qui se faisait de plus honorable. *Un Nordien authentique...* s’avisa Lyonel. *Tout d’honneur et de droiture cousu !* Ades venait de fort poliment mettre le Corbray face à sa nouvelle méprise. Il n’était pas Lord. *Ou pas encore...* Il était ici en respectueux représentant de son père, seul maître à Fort-de-Glace. *Il sera un Lord respecté !* médita le Noire-Epée.

Lyonel ne questionna pas le jeune noble sur son père ni sur le problème de santé qui retenait celui-ci dans son domaine. A bien observer le comportement de l’Overton lorsqu’il évoquait le sujet, on pouvait clairement comprendre que ce dernier lui était douloureux et personnel... Même Lyonel avait été capable de le noter ; ce qui voulait tout dire !

Avec Blancport, le Seigneur de Cordial n’eut guère plus de succès. Décidément, cet intrigant jeune homme était plus difficile que la plupart de ses homologues à cerner, en matière de sujet de conversation ! Habituellement, les gens de la « haute », ceux qu’abhorrait le Corbray, se pavanaient à la seule évocation de leur fief, de leurs alliances, de leurs faits d’armes ou de leur conquêtes sexuelles... Le jeune boiteux ne semblait nullement intéressé par tout cela et expliqua poliment au Corbray que s’il connaissait bien le gros Lord Manderly, ce dernier et lui-même n’étaient pas exactement les partenaires commerciaux qu’ils auraient pu être. *Dommage !* en vint à penser Lyonel. *Lord Triton m’engraisse pourtant autant qu’il s’engraisse lui-même...* Pour autant, le Seigneur de Cordial pouvait parfaitement comprendre que chaque port ne pouvait pas être allié à son voisin et que certaines stratégies d’expansion commerciale ne pouvaient s’embarrasser de quelques proximités parfois néfastes !

Mais alors que le Corbray avait cru tenir en leur lame respective, un sujet de conversation qui intéresserait peut-être le jeune lord, il vit sa requête de pouvoir admirer l’épée d’Ades contrariée par l’intervention indélicate de la jeune Royce... *Décidément ! Elle ne peut pas s’occuper de ses miches !?* s’agaça le Noire-Epée lorsqu’il vit la jeune femme s’approcher d’eux pour interférer dans leur conversation...
Et pour intervenir, cette petite peste ne savait pas faire les choses à moitié ! Après qu’elle eut fait remarquer aux deux hommes qu’il serait sans doute inconvenant de tirer les lames hors des fourreaux à la table de Lord Stark, le jeune Overton se rangea aussitôt à l’avis de la donzelle... *Oh, Celle-là !* ne put s’empêcher de grommeler intérieurement le Corbray. Et bien qu’Ades prit les plus douces pincettes pour opposer au Corbray un refus des plus polis, le chevalier aux Trois Corbeaux ne put cacher plus longtemps une déception teintée d’agacement.

– Il me semble que si c’est vous qui aviez tiré la lame, il aurait été assez malaisé pour quiconque de prétendre que j’aurais pu avoir l’intention de menacer Lord Stark, mais après tout... Il lança à la brunette un regard lourd de reproches – Peut-être lady Ashara se fait-elle parfois un peu trop de souci pour ma personne ! Veuillez l’en excuser, monsieur... J’étais pourtant sûr de ne devoir rien craindre de vous ! Il laissa un léger silence donner plus de corps à sa malicieuse réplique afin d’enchaîner avec d’autant plus d’aplomb. – Enfin, elle vous connaît apparemment mieux que moi et saura mieux que je ne sais le faire si j’avais tort de ne pas me méfier assez ! Il jeta un regard vers le haut bout de la table où soupaient Lord Stark et son épouse. – Je croyais pourtant qu’après avoir partagé le pain et le sel... Il laissa volontairement sa phrase en suspens afin que chacun pût compléter son intervention avec les sous-entendus qu’il souhaiterait y associer.
Et répondant à la proposition du jeune homme de remettre l’admiration de leur lame à plus tard, il lui répondit, forçant sur le sourire afin qu’Ades ne se méprenne pas sur l’origine de l’agacement qui était le sien : – A l’extérieur, oui. Nous ferons cela plus tard et dans un lieu où nous serons sûrs de ne faire offense à personne ! Tel un gamin finissant d’être réprimandé, il avait néanmoins beaucoup de mal à cacher son irritation. Mais comme il ne voulait pas qu’Ades crût un seul instant que c’était après lui qu’il en avait, il lui asséna une bonne claque dans le dos et leva sa chope à demi vide. – A la vôtre, Ades ! *Et à la santé de cette petite peste à laquelle tu obéis au doigt et à l’œil !*

Alors qu’il était sur le point de se retourner pour trinquer avec ses hommes et ne plus penser à cette insupportable lady Royce, le jeune homme poursuivit toutefois. Il expliqua que l’arme était celle de son père et, à l’entendre, transmise de génération en génération à chacun des seigneurs de son fief. *Comme la mienne…* Le Noire-Epée porta machinalement la main vers sa hanche afin de poser sur Dame Affliction, le réconfort de sa main calleuse. *J’aime ça !* Il appréciait par-dessus tout les légendes ancestrales associées à ces lames séculaires ! Il aimait croire aux mystères qu’elles charriaient et aux épopées qu’elles portaient en elles… De telles lames étaient rares et inestimables et représentaient parfois, pour de petits seigneurs égarés, la plus importante richesse de leur maigre patrimoine…

– Vraiment ? S’étonna-t-il alors, incapable de masquer son admiration. – Il en va de même pour celle des Corbray ! Sa main quitta le pommeau de l’épée en acier Valyrien pour revenir rapidement sur la table. – Mais n’ayez crainte ! compléta-t-il en voyant le regard du jeune homme à la canne. – Je n’ai pas l’intention de la tirer au clair ! J’ai compris le message de *la petite peste* votre amie. Au fait, comment se fait-il que vous sembliez si bien vous connaître, elle et vous ?
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 19.04.13 21:49

Évidemment, Ades avec son handicap devait avoir un cheval adapté et une grande confiance en sa jument, avec une jambe faiblarde, difficile de diriger et de faire avancer sa monture normalement. Ashara avait du mal à imaginer comment elle ferait pour monter avec une jambe en moins, pour sûr, sans la pleine de possession de ses moyens, elle ne serait certainement pas la cavalière qu’elle était. Déjà qu’elle détestait monter en amazone et avait toujours refusé de se plier à ce jeu idiot qui avait pour but de rendre les femmes dépendantes d’une cravache et des hommes pour se mettre en selle, diriger, et rester à cheval. Avec les deux jambes du même côté, impossible de récupérer un cheval qui s’emballe, impossible d’accompagner un saut mal négocié, et surtout beaucoup plus difficile de lancer son destrier au grand galop dans la plaine. Ridicule ! Entre ça, les robes, les interdits, les conventions sociales, vraiment, les mâles prenaient un malin plaisir à prendre les femmes pour des poules pondeuses faiblardes qu’il est amusant de mettre encore plus en situation  de faiblesse. Enfin, en tant que dame de haute naissance, Ashara était bien obligée de se conformer à certaines règles, elle jouait le jeu. Mais sans oublier de garder son indépendance intellectuelle et une part de liberté dans le fait de monter à califourchon, de préférer voyager à cheval plutôt que dans un carrosse et de chasser plutôt que de broder.

Quoi qu’il en soit, la conversation déviait sur d’autres sujets, et si Ashara parut s’en désintéresser, il n’en fut rien, car les informations ainsi échangées en disait plus long sur Ades qu’aucune des missives échangées auparavant. Le jeune homme était prêt,  pour sa maison  s’opposer au puissant et Riche Manderly de Blancport, dangereux, courageux, mais la brune doutait de ses chances de réussite. Elle se mit  réfléchir à des solutions parallèles pour arriver à l’essor de la Maison Overton sans fâcher son concurrent, elle manquait d’éléments pour arriver à une conclusion satisfaisante aussi tût elle ses réflexions et ses doutes. En tout cas, cela valait toujours mieux que de fuir ses responsabilités comme le faisait Lord Corbray et le regard qu’elle posa alors sur lui en disait long sur son sentiment à cet égard. Cordial tombait en ruine et le jeune seigneur semblait s’en soucier comme de sa première dent de lait, partant pour le Nord plutôt que de s’occuper des siens, décidemment, il ne valait rien et son honneur n’avait d’égal que son égoïsme, aucun sens du devoir ! Méprisable, comme elle l’avait toujours pensé, comme son père. La suite ne l’en convainquit que plus, mais alors qu’elle allait prendre congé, Lyonel ne put s’empêcher de répliquer comme le rustre qu’il était. Sauf qu’au lieu de monter sur ses grands chevaux, enfin un peu quand même, il opposa quelques répliques cinglantes et hélas relativement justes même si Ashara était à présent bien trop énervée pour s’en rendre compte.

Se faire du souci pour lui ? C’est bien la dernière chose… Ashara ouvrit la bouche mais aucun mot n’en sortit et elle le referma. Je me fais du souci pour la susceptibilité de nos hôtes et pour mon grand père bougre d’idiot !. Elle lança un regard noir au Sire de Cordial qui continuait oubliant ainsi toute bienséance élémentaire, comment osait-il ! Le… se méfier d’Ades ? Mais… Elle ouvrit la bouche encore une fois pour répliquer, mais il reprit avant qu’elle ait eut l’occasion de trouver ses mots. N’avait-il donc rien compris ou faisait-il exprès de déformer ses propos à son avantage ?! Le pain et le sel ? Mais…. Ashara rouvrit la bouche et la referma aussitôt, se muant cette fois dans un manteau de froideur hautaine pour cacher la rage qui la consumait. Elle l’aurait étranglé de ses mains, mais elle savait sans même y jeter un coup d’œil où étaient Lord et Lady Stark et encore mieux que Robb méritait mieux qu’une épouse qui ne sait pas se contrôler. Plus droite que jamais, le regard fixé sur lui, il osa en plus s’adresser à Ades comme si de rien n’était et boire à sa santé, il paierait cet affront, et plutôt tôt que tard. Cela lui couta car elle aurait préféré lui prendre sa propre lame pour le transpercer que de jouer cette mascarade, mais la perspective de la vengeance n’était que trop délectable pour qu’elle gâche tout. Elle leva son verre.

« Santé messieurs, et à celle de notre hôte Lord Stark et de Lord Yohn qui se montrent tous deux bien généreux envers nous, Lord Corbray. »

Elle sourit en posant son regard sur Lyonel. Oui Le Royce était bien gentil de laisser un seigneur de seconde zone incapable de rester à sa place l’accompagner et parler à sa petite fille sur ce ton. Mais il était vain de penser que le Bronzé ferait quoi que se soit, l’incident le ferait certainement beaucoup rire, mais il y avait plus de chances pour que se soit Ashara qui se fasse réprimander que celui qui portait à sa ceinture Dame Affliction. La brune voyait ça d’ici, « Tu aurais mieux fait de te taire, femme ! ». Publiait-on donc son rang ? En tout cas, elle venait tout de même de rappeler à son ennemi qu’il était invité gracieusement à faire le voyage et devait se tenir correctement sous peine de jeter l’opprobre sur son ami. Une bonne chose de faite, restait à trouver un moyen de se venger. Avant de quitter la pièce drapée dans sa dignité, elle ne résista pas à annoncer ses sentiments au jeune homme, elle se pencha alors au dessus de lui faisant mine d’attraper une cruche pour se servir à boire et lui murmura à l’oreille :

« Sire Lyonel, j’ai espoir qu’un jour, Dame Affliction sera de nouveau tenue par une main aussi honorable que celle de Ser Gwayne, mais vous venez de confirmer, mes craintes, ça n’est pas pour cette génération. A croire que la trahison et l’irrévérence envers ses suzerains est un défaut que vous vous passez de père en fils avec autant de fierté que votre épée séculaire, vous êtes donc aussi idiot que votre géniteur. Je le méprisais pour sa trahison, et il est mort. Aujourd’hui je vous hais, et la haine d’une Arryn se paye tôt ou tard, croyez le bien. »

Elle se redressa, posa une main faussement amicale sur l’épaule du Corbray et lui sourit avant de tourner les talons et d’aller prendre l’air dehors. Elle fut saisie par le froid dans sa tenue inadaptée, mais bien incapable à se résoudre à rentrer avant que la tension en elle ne se soit dissipée. Quelques soldats en garde qui auraient certainement préférés être à sa place au banquet plutôt qu’ici la regardèrent sans comprendre et la saluèrent avec respect pendant qu’elle se dirigeait au hasard dans la forteresse. Elle enroula sa cape autour de ses épaules en un drapé peu orthodoxe et finit par se retrouver dans le Bois Sacré sans trop savoir comment elle avait atterrit là. Elle ne sut d’ailleurs où elle était que lorsque elle aperçut le gigantesque tronc blanc à la face de sève rouge d’un barral. Elle s’assit alors sur un de ses imposantes racines près de l’étang d’eau chaude.

Pourquoi suis-je née femme ? Si j’avais été un homme, jamais Lord Lyonel n’aurait osé s’opposer à moi, et s’il l’avait fait, tout le monde aurait trouvé normal que je réclame un duel et que je le transperce de mon épée. Si j’avais été un homme, ma légitimité en tant que régent du Val n’aurais jamais été mise en cause et je ne serais pas obligée de ménager les ego des uns et des autres pour gouverner. Si j’étais un homme je pourrais porter une arme en permanence, une arme qui tiendrait mes ennemis en respect quelque soit leur rang…




   
   
   
 

Spoiler:
 


Dernière édition par Ashara Arryn le 17.07.13 15:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 24.04.13 12:12

« J’ose espérer que vous vous tiendrez convenablement. Dans le cas contraire, je m’occuperais personnellement de votre cas », fit Lord Stark, d’un air sévère.

Dès l’instant où il proféra son avertissement, une stupide idée germa dans l’esprit du petit brun, qui tourna la tête vers sa sœur Arya. En croisant son regard, il sourit doucement. Ils étaient sur la même longueur d’ondes. Et pourtant, en ce levant ce matin, lorsque Père leur avait annoncé qu’ils recevaient la famille Arryn, à leur plus grand plaisir, Bran n’avait même pas songé à embêter son monde et à être polisson. Mais maintenant que son père lui avait mit l’idée en tête … C’était une toute autre histoire. Et à en juger par son regard, Arya en pensait de même. Lord Stark toussota, ce qui ramena Bran à la réalité. L’enfant cessa de sourire, de peur que son père arrive à comprendre ce qu’il se passait dans sa petite tête un peu trop imaginative.

Bien qu’avec un regard soupçonneux, Ned laissa tout de même ses enfants disposer. Arya et Bran avaient réfléchis pendant de longues heures avant de finalement trouver une idée des plus amusantes ! … Enfin, amusant, ça dépend pour qui. Les voila maintenant près pour accueillir la famille Arryn. Comme l’avait demandé leur père, Bran s’était montré très courtois, poli et souriant. Ashara Arryn se présenta. Cette fille, elle l’inspirait. Elle n’était pas comme les autres Lady, pas comme Mère, ni Sansa. Il ne saura pas l’expliquer, mais elle avait quelque chose en plus, qui l’intriguait.

« Je suis moi aussi très heureux de faire votre connaissance Lady Ashara. »

Assez courtois Père ? Heureux était un bien grand mot pour Bran. Il attendait de faire plus ample connaissance pour voir s’il serait véritablement heureux de la présence d’Ashara Arryn à Winterfell. Mais disons que pour le moment, elle lui faisait bonne impression. Un coup d’œil vers Arya lui fit comprendre que celle-ci pensait certainement la même chose.

En revanche, ce que Bran appréciait un peu moins, c’était les regards vers Robb. Il haussa les sourcils et fit une moue boudeuse. Allons Bran, cesse donc d’être possessif comme ça. Il n’empêche qu’il les surveillerait de près !

Pendant le repas, Bran s’assit à côté de Sansa, pour montrer à son père son intention de rester sage. Enfin sa fausse intention. Il sourit à Arya qui s’assit en face de lui. Ashara prit elle-même place à côté de sa sœur. Sansa semblait comblée de joie, lorsque leur invité la complimentait sur ses cheveux et sa tenue. Aaaah les femmes ! Bran croisa les bras et attendit patiemment que le temps passe. Il n’aimait pas spécialement les repas. Il fallait rester tranquillement assit sur sa chaise, alors qu’il y avait mieux à faire. Comme escalader la forteresse par exemple ! Le petit brun regardait à travers la fenêtre avec envie, tandit qu’Arya buvait chaque parole d’Ashara. Si seulement il pouvait sortir. Personne ne remarquerait son absence non ? Un coup d’œil vers son père le dissuada de prendre cette initiative. Et puis bon, il n’allait pas laisser Arya seule avec « le plan ». D’ailleurs pourquoi est-ce que c’était à lui de faire le sale boulot ? Elle a intérêt de prendre la responsabilité avec lui, qu’il ne soit pas le seul à se faire disputer !

Puis Ashara parla de la chasse qui était organisé le lendemain. Bien sur qu’il irait ! Bran ne perdait jamais une occasion d’aller chasser avec Robb et Jon. Il suivait ses frères de partout, et les suppliaient quotidiennement de le laisser s’entrainer avec eux, que se soit à l’arc ou à l’épée. En revanche, il était plutôt étonné qu’Ashara sache chasser. La seule femme de son entourage qui voulait chasser, c’est Arya. Mais Arya …. Et bien ce n’est pas pareil, c’est Arya ! Bran sourit, c’était un autre point positif !

Alors qu’il allait prendre la parole, il fut coupé par Arya qui voulait absolument partir avec eux. Hmm, il y avait des possibilités pour que Père la laisse venir en effet, même si mère serait plutôt contre. C’est alors qu’un homme fit lui aussi son entré. Il se joindrait à eux pour la chasse. Tient, Ashara semble d’ailleurs l’ignorer volontairement. C’est qui ça ? Un peu perplexe, Bran regardait l’homme qui lui était encore inconnu et qui ne se présenta pas. Il s’apprêtait à le lui demander lorsque Ades fit à son tour son entré. Tient, il ne l’avait pas entendu arriver. Ce fut lui qui révéla l’identité de l’inconnu : Lord Corbray.

Minute, minute …. Lord Corbray ? Comme Lyonel Corbray ??? Bran se sentait subitement très bête et heureusement que la courtoisie l’avait empêché de demander d’un ton désinvolte quelque chose comme « Vous êtes qui vous ? ». L’enfant regardant Lord Corbray, bouche bée, avec de grands yeux. D’ailleurs, Ashara, Lyonel et Ades étaient en grande conversation, mais Bran n’écoutait pas le moindre mot, occupé à fixer son idole avec un air ahuris. Il n’arrivait pas à y croire !! Lyonel Corbray en personne ?! Ici, devant lui !! Il fut soudainement prit d’une envie de bondir de sa chaise et de sauter de partout en hurlant de joie. La réputation de Lord Corbray s’était étendu jusqu’à Winterfell, surtout vers Bran qui l’admirait beaucoup. Il pensait que Lyonel deviendrait un chevalier légendaire ! Il en avait les capacités ! Mais l’étonnement l’empêchait de faire le moindre geste ou de prononcer la moindre parole.

Ce fut Arya qui le ramena à la réalité en l’appelant. Il était temps de passer au plan. Bran se remit de ses émotions, le cœur battant bien trop vite, la poussée d’adrénaline lui redonna l’usage de ses membres, alors qu’il était resté figé sur place pendant de longues minutes. Il tourna la tête vers la table où était assit son père. Celui-ci était occupé avec Mestre Luwin certainement à discuter de l’état du blessé qui était arrivé en même temps qu’Ades. Il ne faisait donc p as attention à eux. Bien. Alors que tout le monde discutait, Bran se laissa glisser sous la table. Il n’avait pas remarqué qu’Ashara avait quitté les lieux.

Bran avait « adopté » un chien depuis déjà quelques semaines –qui n’avait toujours pas de nom-. Celui-ci était assit à ses côtés. Bran lui caressa la tête et tira légèrement sur la nappe pour l’attacher solidement à la queue de l’animal. Il tendit ensuite la main vers Arya qui lui donna un gros morceau de viande. Se retenant de rire, Bran lança la viande de toutes ses forces dans la pièce, le plus loin possible.

« Va chercher ! »

L’ordre n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Pas besoin de lui répéter deux fois. Le petit chien couru à toute allure pour attraper le bout de viande. Evidemment, la nappe fut tirée avec lui, ainsi que tout ce qui se trouvait sur la table. Les assiettes, les plats et couverts se brisèrent sur le sol. Bran plaqua sa main sur sa bouche alors que l’animal trainait avec lui la nappe ainsi que les morceaux d’assiettes et nourritures. Le pauvre animal aboyait, agité par tout le vacarme et courrait se réfugier sous les tables.

S’en était trop pour Bran qui éclata de rire, fier de lui.
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 24.04.13 16:06

Alyss revenait tout juste d’une visite vers son père au mur. Et notre mauvaise herbe était de forte mauvaise humeur. En effet, elle n’avait pas eu l’occasion de voir son amie Luna. Bien sur comme d’habitude, son père avait accepté de l’emmener au delà du mur à la condition qu’elle reste près de lui. Et bien sur comme d’habitude, Alyss avait réussit à échapper à sa vigilance. Benjen Stark avait certainement compris que depuis toute petite, sa fille faisait amie/amie avec une sauvageonne. Mais comme il ne la voyait que rarement, il l’acceptait. Au moins, elle venait. Mais ce jour là, Luna ne s’était pas montrer. Elle est comme Loulou, elle fait ce qu’elle veut et ne se montre que quand elle en a envie.

Malgré sa mauvaise humeur, Alyss avait hâte de retrouver Bran et Arya. Elle savait qu’ils voudront directement avoir un résumé détaillé sur ce qu’il se passait au-delà du mur. Bon il s’avère qu’Alyss ne racontait pas que la vérité, elle en rajoutait beaucoup pour pouvoir raconter des aventures plus palpitantes qu’elles ne l’étaient en réalité. L’imagination de la jeune fille était à la hauteur de celles des deux petits Stark. Après tout, elle n’était pas leur cousine pour rien.

Mais quel fut son étonnement lorsqu’à son arrivé, il n’y avait strictement personne pour l’accueillir. Même pas Jon ! Songea Alyss, offensée.

« Non mais j’y crois pas ! Ils m’ont oublié ! »

La jeune Snow ne mit pas longtemps à apprendre la raison de l’absence de sa famille à ses côtés. Des invités. La famille Arryn. C’est vrai que Lord Stark avait beaucoup d’attachement pour Jon Arryn. Bon et bien si c’était pour Ned, Alyss acceptait de leur pardonner et de leur faire honneur de sa présence !!! Trop gentil !!

Et puis, elle voulait aussi voir « Le Chien ». Quelques jours avant son départ, avec Arya et Bran, ils avaient trouvé un chien abandonné. Elle avait hâte de voir ce qu’il était devenu. Les deux petits avaient promis de bien s’en occuper. Elle couru donc jusqu’à la forteresse et ouvrit grand les portes de la salle de réception.

Et là, ce qu’elle vit fut le chaos total ! Le pauvre chien avait une nappe accroché à la queue, et qui contenait des morceaux de verres brisés ainsi que de la nourriture à moitié mangé. Il courrait de partout, faisant tomber des gens sur son passage. Le pauvre animal semblait terrifié et ne comprenait pas ce qu’il se passait. Le regard d’Alyss se posa sur Bran et Arya qui riaient comme des bossus. Elle devina donc qu’ils étaient responsables de ce désastre. Ce n’est vraiment pas malin, il peut se blesser s’il se coupe avec le verre.

Le chien sembla lui aussi la repérer et couru vers elle.

« Non Le Chien !! Non non non non non !!! »

Trop tard, l’animal lui sauta dessus, et Alyss tomba sur le sol, se retrouvant au passage avec de la nourriture sur les vêtements et le visage. Visage que le chien s’empressa de lécher.

« Beuuuuuurk !! BRAN ! ARYA ! VOUS ALLEZ VOIR ! »
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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 25.04.13 13:07

Le jeune homme s'était attendu à ce que l'intervention de son amie ne soit pas trop appréciée par Lord Corbray, mais il était très loin d'avoir anticipé toute la scène qui allait suivre. Alors qu'il venait de s'asseoir, le Lord du Val entrepris de répondre à son Intendante avec le ton de la déception mais aussi un très net agacement. Ce qu'il disait n'était cependant pas complètement faux ; personne n'aurait sérieusement cru à un combat entre eux ou à une menace envers Lord Stark. Ce n'était toutefois pas une excuse, il s'agissait ici d'un problème de protocole, mais ça il se garda bien de le préciser. De manière générale, Ades prit, au bout de deux phrases, la décision de ne pas intervenir dans cette discussion et de les laisser régler cela entre eux. Il semblait évident que ce n'était pas la première fois que l'un titillait les nerfs de l'autre. Le Nordien était extérieur à tout cela, même s'il était en partie la cause de la dissension actuelle, il prit donc bien garde à ne surtout pas répondre à l'un ou à l'autre. De fait, il n'y fut forcé que lorsque Corbray leva un toast en son honneur, et que la jeune femme s'empressa d'y répondre en ajoutant les noms de Royce et Stark. Probablement dans le but d'impressionner son « adversaire ».

- A la vôtre, et à la santé de Lord Stark et Lord Royce. Puisse le Nord et le Val conserver longtemps des hommes de cette trempe chez eux.

Le sourire était sincère et le ton également, le jeune homme se permis même de prendre quelques gorgées de vin. C'était toujours le nez dans sa coupe qu'il suivit des yeux Ashara Arryn lorsqu'elle se pencha sur le Lord pour lui parler. De là où il était, il ne pouvait pas entendre ce qu'elle lui disait, mais il devinait que ce ne devait pas être très agréable. Comme une preuve supplémentaire, la jeune femme ne tarda pas à quitter la salle, apparemment pour prendre l'air. Le jeune homme commença à s'en inquiéter et à se redresser sur sa chaise lorsque Corbray relança la conversation sur leurs épées.

- Un peu comme la vôtre, en effet. Si ce n'est qu'elle ne possède ni l'acier valyrien, ni le prestige de Dame Affliction.

Il préféra ne pas enchaîner sur la possibilité ou non de la montrer, même s'il ne cachait pas qu'admirer cette épée légendaire lui plairait bien. Au lieu de cela, il répondit plutôt à la question suivante.

- Nous nous sommes rencontrés, il y a de cela plus d'un maintenant, à un tournoi, à Port-Réal. Il s'avère que vous joutiez justement. Depuis, nous avons gardés contact par corbeau.

Alors que la conversation s'annonçait calmée et reposée, Ades remarqua que la jeune Arya s'était progressivement éloignée, apparemment pour parler à son frère. A priori, ce n'était en aucun cas notable, mais lorsqu'il vit le jeune garçon s'agiter, il se douta que quelque chose se préparait. Et à un âge pareil, ce n'était jamais bon. Quand il vit le bout de viande voleter dans la salle et le chien se lancer à sa poursuite, le jeune homme ne put qu'écarquiller les yeux sans rien dire, comprenant ce que ça risquait d'impliquer. Il était appuyé sur la table et vit la nappe commencer à partir avec le chien, par réflexe, il se releva d'un coup et recula en chancelant, alors que couverts et serviettes étaient emportés dans la fuite du pauvre clébard.

Le désordre ne tarda pas à envahir la tablée qui avait souffert de la blague, et on entendit quelques cris hystériques voir indignés. Puis, le coupable ne put s'empêcher d'éclater de rire. Ades lui-même ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire, mais prit bien garde à ne pas approuver trop visiblement le comportement du garçon. Cependant que pouvait-il dire ? Il en avait fait de belles aussi à son âge, avec Jon et Robb, peut-être même des pires, mais il n'était pas tant d'en discuter. Suivant des yeux le carnage provoqué par le chien, le jeune homme ne tarda pas à apercevoir une silhouette qu'il reconnut aisément. Ainsi, elle était aussi prévue au banquet, bonne nouvelle.

- Lord Corbray, si vous voulez m'excusez …

Avec une petite révérence, il se détourna et suivit la table à pas lents, mais démontrant une assez bonne habilité vu la facilité avec laquelle il esquivait les couverts au sol. Il atteignit enfin la jeune femme que le chien avait mis au sol. S'agenouillant et lâchant prudemment sa canne, Ades attrapa le petit chien pour l'empêcher de faire encore plus de dégâts.

- Attends un peu mon bonhomme.

La pauvre bête avait le cœur qui battait à toute vitesse, il s'était jeté sur la première personne qu'il avait reconnue, à moins que ce ne soit le sang Stark qui l'ait attiré ? Toujours est-il qu'il avait toujours la nappe accrochée à la queue, mais le jeune homme s'empressa de défaire le nœud. Non que cela change grand chose à présent, mais cela calmerait peut-être le chien. Apparemment non car dès qu'il le reposa au sol, le petit animal s'empressa de repartir à toute vitesse, à la recherche du bout de viande ou de Bran ? Difficile à dire.

Ades, quant à lui, se contenta de se relever, s'appuyant d'une main sur sa canne avant de tendre la main à la jeune femme, lui adressant enfin la parole, ainsi qu'un très large sourire.

- Alyss, c'est toujours un plaisir de te voir. Tu veux un mouchoir, peut-être ?



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MessageSujet: Re: [Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple) 26.05.13 3:44

Lorsque Bran lui répondit, elle lui adressa un sourire radieux, effectivement les présentations étaient plus d’emphases et de convenances, mais elle était véritablement ravie d’être ici malgré le froid. Les occasion pour une Dame de voyager était trop rares à son gout et bien que les longues heures à cheval lui aient meurtries les cuisses, elle trouvait que le jeu en valait la chandelle. Et pas uniquement pour voir Robb, même sui évidemment séduire le jeune homme restait son principal objectif pendant les quelques jours qu’elle passerait ici avec Yohn.

« Lord Stark, pourrais-je m’entretenir avec vous en privé s’il vous plait. » Demanda gravement Lord Royce alors que la courtoisie laissait place à un peu plus de légèreté et que tout le monde s’afférait pour monter les malles dans les chambres de l’hostellerie et mettre les chevaux à l’écurie. Les deux hommes partirent, le Stark inquiété par l’air soudain si sérieux de Yohn le Bronzé fut bien vite rasséréné. En réalité, il voulait seulement lui demander de veilleur sur sa petite fille le temps qu’il monte au Mur, y laisse son fils et revienne. En effet, une femme n’avait rien à faire sur le Mur, surtout une femme telle qu’Ashara Arryn, et il craignait autant pour elle que pour tout frère juré qui oserait lui faire la moindre remarque. Il avertit le Seigneur de Winterfell qu’elle n’avait pas un caractère facile mais qu’il ne fallait pas s’inquiéter outre mesure de ses sautes d’humeur car elle se pliait avec décence à la volonté d’une personne de rang supérieur. Or bien qu’elle soit désormais Intendante du Val, le Suzerain du Nord et sa Dame étaient de rang supérieurs, donc elle obéirait, même à contre cœur. La brune ignorait qu’au lieu de passer seulement deux jours ici, elle allait passer près de deux semaines, c’était un peu comme des vacances, mais elle serait certainement très déçue de ne pas pouvoir voir le Mur. Elle avait entendu tellement de choses dessus qu’elle n’avait qu’une envie : y monter pour voir au-delà, ignorant complètement le risque qu’elle prenait à séjourner à Château Noir.

Sans se soucier des deux hommes qui étaient partis, Ashara demanda : « Quelqu’un pourrait-il m’emmener à la rouquerie, j’ai amené mon faucon et j’aimerais l’y laisser aux bons soins de votre mestre si cela ne bous dérange pas. » Un de ses chevaliers s’approcha avec une grande cage recouverte d’un épais drap de laine.

***

Ashara arrêta une servante et lui demanda d’apporter un couvert propre pour le jeune homme avant de se pencher pour récupérer son verre qu’elle vida d’une traite, c’était de l’eau, mais elle en aurait fait de même pour quelque chose de plus fort à moins qu’elle le jette à la figure du Corbray.

« Bon appétit Messire. Je vous conseil le paon farci, c'est un délice. »

Elle s’éloigna à la recherche de vin ou de n’importe quoi qui puisse lui faire oublier que Yohn Royce était accompagné d’un rustre doublé d'un traitre. Alors qu’elle se dirigeait lentement vers la sortie, elle entendit un grand vacarme derrière elle et se retourna. Un chien se précipitait sur elle avec une nappe accrochée à la queue et il venait d’emporter dans sa  folle cavalcade tout ce qu’il y avait sur sa propre table un instant auparavant. Elle était outrée, trop sous le choque d’un tel bazar pour réagir d’une manière ou d’une autre, heureusement, le chien choisir quelqu’un d’autre sur qui sauter. Une jeune femme qui venait de faire son apparition et dont la brune ignorait l’identité. Certainement pas une autre fille de Ned, elle en aurait eut vent, qui cela-pouvait il bien être. En tout cas, elle venait d’être renversée par le chien et ne semblait pas très contente, ce que la Dame qui la dominait de toute sa hauteur pouvait tout à fait concevoir et le chien la léchait, il la connaissait donc. Le temps qu’Ashara réfléchisse à la façon de se comporter devant quelqu’un qui ne lui avait même pas été présenté, Ades était à leur niveau et s’occupait du chien et de la blonde avec bien plus d’efficacité que la brune. Elle en était encore à des considérations hiérarchique, pensant  qu’il s’agissait probablement d’une amie de la famille ou d’une suivante de Sansa, ou tout autre jeune orpheline que le Stark aurait prit sous son aile. Elle demanda néanmoins, se rendant compte de son inutilité jusque là :

« Vous ne vous êtes pas fait mal Ma Dame ? »

Elle glissa aussi à l’oreille d’Ades : « Heu… c’est souvent comme ça ici ?  Je veux dire Arya et Bran… c’est eux n’est-ce pas ? »

Elle se souvint de leur âge et de ce qu’elle faisait quand elle avait le même et s’arrêta là, alors que Lord Stark venait de faire signe à son ainé d’aller coucher les petits. Ashara le suivit des yeux, leur dire avec douceur  de le suivre, un homme qui s’occupe de ses cadets, comme c’était beau. Elle était sous le charme et avait totalement oublié Ades et Alyss bien trop absorbée par la scène adorable qui se déroulait sous ses yeux. Oh non ! Il partait à présent par une porte qui se trouvait de l’autre coté de la pièce. Etait-ce le moment d’agir ?
Non, elle était trop énervée à cause de Lord Corbray et lui-même ne serait certainement pas dans les meilleurs dispositions après ce qui venait de se passer. C’est ainsi qu’en rêvassant à un Robb père de ses enfants, elle retourna à sa place et s’assit, les yeux dans le vague.




   
   
   
 

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[Winterfell] Plus Haut de l’Hiver ! (Multiple)

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