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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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Le vent de la liberté

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« Princesse déchue »

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MessageSujet: Le vent de la liberté 04.07.16 18:34

An 299 - Lune 8 - Semaine 3 - Jour 5

Lettre de Radan :



Ces quelques mots figureront peut-être parmi mes derniers écrits. Je les écris dans une certaine précipitation car il me faut agir au plus vite pour sauver celle à laquelle j’ai voué ma vie : la princesse de Qohor, Narya Valassar.

Après que la princesse et notre armée se sont faites capturées par les Dothrakis de la Khaleesi Maeri (un nom qui m’était bien connu, moi qui ait travaillé si longtemps au service des relations extérieures de Qohor), je me suis retrouvé seul dans le désert, livré à moi-même. Je devais ma liberté à Narya Valassar qui, alors que les ennemis accouraient vers nous, m’avait demandé de me cacher et d’aller quérir de l’aide. Bouleversé à cause du sort qui pouvait être réservé à Narya Valassar et à nos hommes, je fis route vers le sud. Avant de partir, je parvins à capturer un guerrier du Khalassar de Maeri qui parcourait les environs en repérage. C’était un homme peu coriace, jeune et sans courage. Je voulais obtenir de lui quelques informations mais il ne savait rien, je pouvais le lire dans ses yeux craintifs. Il ne sut que m’indiquer la destination probable de Maeri, c’est-à-dire le Nord-Ouest. Voyant son regard innocent et fébrile, ma pitié aurait épargné la vie du Dothraki. Mais le laisser en vie et repartir rejoindre son Khalassar aurait été trop périlleux pour ma mission… Je fis route. Il me restait un peu d’espoir que la Khaleesi Maeri ne tue pas Narya, car elle était une princesse. Alors chaque jour je marchais aveuglément, et mes pieds me portaient par ma volonté aveugle d’accomplir la promesse que j’ai faite à ma princesse. Et lorsque mon corps n’en put plus d’obéir à ma volonté, alors il semble que quelques forces extérieures m’aient apporté fortune dans ce désespoir. En effet, à une trentaine de milles de la ville de Mantarys, je fus trouvé inconscient par un berger. Il m’amena à Mantarys. Là-bas, cet homme me ramena à la vie et je l’en remerciais en donnant le quart de ce que je possédais dans ma bourse. A peine remis sur pieds, toujours accompagné de cette fortune, peut-être divine, j’appris avec excitation qu’un de mes vieux amis et collaborateurs se trouvait à Mantarys en ce moment-même : Illyrio Mopatis. C’est un magistrat de Pentos et un commerçant. J’avais eu affaire à lui de nombreuses fois par le passé. Je le connaissais parfaitement. Son nez ne se tournait que vers l’odeur de l’argent. Il ne veillait qu’à son propre intérêt. Par le passé, j’avais toujours su tirer mon épingle du jeu avec Illyrio. Lorsque je me suis présenté à lui cette fois-ci, il s’étonna de me voir dans un piètre état à Mantarys. Il m’offrit un accueil chaleureux et luxurieux, ce qui me fit retrouver mon moral rapidement. Mais je ne me suis pas contenté de rester ainsi, car je savais la princesse Valassar entre les mains de cette horrible Dothraki. Alors saisissant la chance qui m’avait été donnée de tomber hasardeusement sur Illyrio, il ne me fut pas difficile d’attirer toute l’attention de mon ami quand je lui annonçai que je connaissais la position approximative de Maeri et que je comptais délivrer la princesse de Qohor. Je savais que faire libérer la princesse par Illyrio n’allait pas être un service gratuit, mais je n’avais pas le choix. Hélas, mon ancienne connaissance avait, semble-t-il, perdu une partie de sa richesse et il ne sut que me proposer quatre mercenaires. Il confia l’organisation de l’opération à l’un d’entre eux, Voyro Rasak, un guerrier d'origine dothrakienne. Illyrio m’enjoignit de nous retrouver à Volantis une fois la princesse libérée. Nous parvînmes à retrouver ensemble le Khalassar aussi rapidement que je l’avais espéré, grâce à l’indication que m’avait donné le soldat dothraki que j’avais pu capturer mais aussi aux informations glanées dans les villages.

Me voilà à présent près du camp du Khalassar de Maeri. Voyro Rasak est un fin stratège et son plan me semble bon. Nous avons déjà réussi à récupérer des vêtements et armures de guerriers dothrakis. Dans l’après-midi du Ferrandi de la troisième semaine, Voyro se dissimulera dans le campement et se fera passer pour le garde de la tente de Narya Valassar. Dans la nuit, j’irais libérer la princesse tandis que les trois autres mercenaires libéreront les soldats qohoriens qui devront faire de leur mieux pour s’échapper, je doute du succès de cette opération.

Nous sommes prêts. Je suis prêt. Je vais redonner à Narya Valassar la liberté qu’elle mérite. J’ai pu constater durant ces dures dernières semaines que je voyais en elle pas seulement une princesse qui mérite la vie par son titre mais une jeune femme extraordinaire qui a de justes valeurs et qui veut les apporter au monde pour améliorer nos vies à tous. J’aime Narya Valassar, longue vie à elle.

Radan Miselhys



Après l’événement de la mort de son soldat, Narya avait été reconduite à sa tente. Dépourvue de tout espoir, elle ne s’y était guère opposée. Elle s’était tellement perdue qu’elle n’avait même pas réagi à la brutalité des guerriers dothrakis qui l’avaient saisis. Elle n’avait pas prêté attention non plus à cette étrange discussion qu’avaient entretenue quelques Dothrakis à l’entrée de sa tente. En effet, au moment où on lui attachait pieds et mains au mât de sa tente, un Dothraki, qu’elle ne connaissait pas, avait fait irruption et avait annoncé qu’il venait en renfort pour garder la tente de la captive. Deux gardes surveillaient ainsi l’endroit où Narya était maintenue captive.

La tête baissée, le teint pâle et la mine maussade, se sentant éprouvée au plus profond d’elle-même, la Qohorienne, appuyée contre la toile de sa tente, s’endormit.
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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 06.07.16 11:21


Le Khalasar



La nuit était tombée sur le camp dothraki, à la joie des conspirateurs qui s’étaient fondues dans les rangs des guerriers. Ils n’étaient pas pour autant au calme, car les dothrakis restaient animés jusqu’au coeur de la nuit. Le centre du camp, là où se trouvait la tente de Narya, était relativement silencieux y compris devant la grande tente de la Khaleesi, mais elle pouvait parfaitement entendre les cris et les clameurs de guerriers réunis en périphérie. Autour des feux, à boire et manger pour fêter un non-évènement. Cela rendrait sûrement la fuite difficile mais Radan Miselhys préférait y voir une bonne nouvelle. Avec toute cette agitation, personne ne faisait attention pendant qu’il traversait le camp affublés d’une tenue de guerrier dothraki. Dans la pénombre, personne ne remarquerait qu’il n’avait pas les yeux en amande des guerriers de Maeri. Et s’il croisait quelqu’un, il y avait de fortes chances que ce dernier ait le cerveau embrumé par les quantités de Kéfir que les guerriers ingéraient. Tous les éléments étaient en leur faveur, sinon le nombre et la connaissance exacte du camp. Ils avaient beau l’avoir observé longuement, il était vaste et ne s’organisait jamais deux fois de la même façon. Pour une fois que l’absence de discipline des dothrakis jouaient en leur faveur.

Pour lui, tout se passa exactement comme il l’avait prévu. Plutôt que de se faufiler entre les tentes en toute discrétion, il avançait le dos droit et l’air assuré, traversant le camp comme si de rien n’était. Il n’attira pas un seul regard, tout le monde assumant qu’il était simplement un guerrier qui s’éloignait des feux pour se soulager dans un coin sombre. Il espérait de tout son coeur que la mission de ses trois collègues se déroulait aussi bien. Leur plan était risqué et complexe, mais vu leur nombre c’était le seul qui avait une chance de fonctionner. Le seul grain de sable dans cet engrenage était la possible découverte de Voyo Rasak. Cette crainte fut dissipée à l’instant où Radan arriva en vue de la tente où était retenue sa princesse. Il y avait deux gardes devant elle : un dothraki et Voyo grimé en guerrier dothrak.

Les choses se passèrent très vite ensuite. Radan continua d’approcher à grands pas et il eut le temps de voir les sourcils du guerrier dothraki se froncer à son approche, puis Voyo lui colla une main sur la bouche et lui trancha la gorge. Il n’y avait personne aux alentours et aucun cri ne retentit.

Radan ne s’attarda pas plus sur la scène et pendant que Voyo accompagnait le guerrier dans sa chute, maintenant ses doigts enserrés autour de ses lèvres, le général qohori pénétra dans la tente. Il avait déjà saisit son propre couteau quand il la vit. Sa princesse était attaché à un poteau comme un vulgaire esclave, mais elle était en vie et n’avait pas l’air blessé.


- Princesse…

Sans se laisser aller à un élan de nostalgie, il s’agenouilla et commença à couper ses liens.

- Nous sommes venus vous libérer. Je n’ai pas pu amener beaucoup d’homme, j’en ai peur mais nous allons libérer ceux qui étaient avec vous ce jour-là. Pouvez-vous vous lever ?



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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 13.07.16 6:31

Au milieu de la nuit, alors que l’énorme campement dothraki grouillait de bruits épars provoqués par les femmes et les hommes qui, comme chaque soir, s’enivraient, jasaient, jouaient ou s’adonnaient à quelques plaisirs charnels, Narya se réveilla car il lui sembla entendre une agitation tout près de sa tente. Non éveillée complètement, elle n’avait pu analyser l’origine de ce bruit. La prisonnière se serait rendormie si elle n’avait pas entendu une sorte de gémissement masculin suivit du cliquetis provoqué par l’armement des deux gardes qui se trouvaient à l’entrée de sa tente. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle fut surprise de voir la silhouette d’un guerrier avancer vers elle d’un pas rapide. Effrayée, elle se recroquevilla sur elle-même. Un frisson la saisit en voyant l’homme sortir son couteau et le diriger dans sa direction. Derrière lui, elle aperçut l’ombre d’un des deux gardes qui était en train de se faire égorger par son camarade. Narya put même apercevoir le sang abondant scintiller à la lumière des torches extérieures, qui avait jaillit du cou tranché du Dothraki, dont le cadavre était déposé discrètement au sol par l’autre et glissé à l’intérieur de la tente. Ainsi devait s’achever la vie de la princesse prisonnière – une mort causée par des Dothrakis chargés secrètement de son assassinat…

- Princesse…

Intriguée, Narya releva doucement la tête vers cet homme qui lui tendait la pointe de son arme et qui venait de s’adresser à elle. Ce mot, elle ne l’avait pas entendu prononcé en valyrien d’une manière aussi respectueuse depuis qu’elle avait été faite prisonnière. Et cet accent, il dévoilait la provenance de cet homme : Qohor. Et cette voix, Narya la reconnut.

- Radan, vous êtes-là ! s’étonna-t-elle en écarquillant les yeux vers son ami.

Bien qu’il ne répondît pas, elle savait que c’était lui. Un lourd fardeau quitta le cœur de la princesse et elle se réjouit de voir le conseiller qui avait tenu sa promesse. Elle laissa Radan s’approcher et lui couper ses liens. Il expliqua rapidement qu’il était venu la chercher, accompagné de quelques hommes en nombre restreint. Il confia également qu’il comptait délivrer les soldats captifs et il finit par demander si elle pouvait se lever, ce à quoi Narya acquiesça d’un signe de tête et se releva aussitôt.

Celui qui avait assassiné l’autre garde avait rangé son couteau et s’était présenté devant Narya en inclinant légèrement la tête en sa direction et en mettant la main droite sur son torse.


- Voici Voyro Rasak, un Dothraki qui a choisi de nous aider, dit Radan, il nous faut nous hâter à présent.

Le conseiller et son compagnon s’étaient déjà tournés vers la sortie que Narya les retint et leur dit :

- Attendez…

Si près de sa liberté, Narya souhaitait à présent régulariser certaines affaires. Elle avait pensé en premier lieu à cette étrange prisonnière aux cheveux surnaturellement blonds, presque d’argents, hautement surveillée, qu’elle avait aperçue à plusieurs reprises au cours de sa captivité. La princesse avait pu comprendre qu’elle représentait une importance très grande aux yeux des Dothrakis et surtout de la Khaleesi Maeri. Narya savait aussi qu’un autre homme avec de tels cheveux était captif mais elle ignorait l’endroit de sa captivité, contrairement à la prisonnière blonde. En second lieu, la princesse de Qohor avait à cœur une autre affaire…

- Il y a une femme captive que nous devons prendre avec nous. Elle représente une importance pour ce Khalassar et elle pourrait nous être d’une grande utilité.

Evidemment, ce changement de plan ne plut ni à Radan ni à Voyro mais l’opiniâtreté de la princesse ne put être vaincue. Derrière cette volonté, Narya voulait en fait se séparer des deux hommes pour fuir seule. Cela lui permettait de se rendre une dernière fois dans la tente de la Khaleesi qui devait être en train de dormir… Elle expliqua aux hommes l’endroit où se tenait la tente de la prisonnière blonde (à quelques dizaines de minutes de sa tente) et leur donna plus de détails sur l'intérêt de la libérer et eux lui expliquèrent l’endroit où se trouvait leur point de rendez-vous, où se trouvaient des chevaux. Elle fit mention également de cet homme aux cheveux blonds qui pouvait leur être important aussi, peut-être que sa semblable savait où il se trouvait. Narya se hâta de détacher du cadavre du garde dothraki une ceinture à laquelle était attaché un poignard et se la mit autour de la taille. Elle enjoignit ensuite Radan et Voyro de partir rapidement. Les deux s’exécutèrent, mais le conseiller ne manqua pas de jeter un œil douteux sur la princesse. Celle-ci leva les yeux vers lui aussi mais détourna rapidement son regard. Elle avait confiance en Radan et savait qu’elle allait le retrouver sauf dans moins d’une demi-heure, une fois que tout serait fini et qu’elle aurait l’esprit libéré de tout tourment. Avant de partir, le conseiller s’approcha de la princesse, lui prit la main et déposa dans sa paume un parchemin, une lettre. Puis il sortit et suivit Voyro qui était déjà en route.

Narya, quant à elle, ne tarda pas non plus et sortit, pour prendre la direction de la tente de la Khaleesi Maeri…
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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 14.07.16 7:07


Le Khalasar



Suivant les ordres de la princesse malgré leurs propres avis et idées, Radan et Voryo s’éloignèrent de la tente sans elle, dans le but d’aller sauver une autre femme dont ils ne connaissaient rien mais que Narya avait assuré nécessaire. Elle était leur suzeraine et ils devaient donc obéir mais ils ne pouvaient s’empêcher de s’interroger sur ses motivations. Peu de temps après, c’est Narya qui quitta la tente et il y avait dorénavant trois groupes d’étranger qui sillonnaient le camp dothraki dans trois but différents. Ils trouvèrent bien vite que le khalasar était loin d’être endormi et que leurs tâches ne seraient pas si aisées.

Des éclats de voix provoqués autant par l’alcool que par le plaisir emplissait les lieux. Si le centre était relativement calme, la périphérie bruissait du son des guerriers qui ne s’étaient pas encore effondrés endormi. Parmi les tentes réservés aux esclaves et aux prisonniers qohori, des dothrakis passaient, tantôt chantant à tue-tête des chansons dans une langue que les infiltrés ne pouvaient pas comprendre, tantôt amenant avec eux une femme dothraki ou esclave, pour la prendre sous le clair de lune, car il n’y avait pas meilleur plafond que le ciel pour une telle activité. Ils étaient plusieurs dizaines à parcourir encore cette section du camp, mais malheureusement tous n’étaient pas occupés à boire ou baiser, certains tenaient encore fermement leurs arakh ou leurs fouets, attentifs aux mouvements de ces guerriers qu’ils avaient assujettis.

Plus à l’intérieur du camp se trouvaient les tentes réservés à des esclaves particuliers, ceux que la Khaleesi appelaient le plus souvent, les favoris. C’était l’une de ses tentes que Narya avait désigné à Radan et celle-ci était gardé. Devant elle se tenait au moins un garde, surveillant l’entrée à peine éclairée par un brasero, mais peut-être d’autres patrouillaient aux alentours.
[1]

Narya Valassar, quant à elle, progressait vers l’intérieur du camp, vers son coeur, là où était plantée la grande tente de la Khaleesi mais aussi celles des Ko. Là où Maeri se réunissait parfois avec ses guerriers pour boire et célébrer leurs victoires. Alors qu’elle progressait, elle pouvait entendre que l’endroit était étonnamment calme, nul Ko n’était en train de boire auprès du grand feu central, pourtant entretenu. La place était vide, sinon quelques dothrakis qui passaient entre les tentes, certains aux sens émoussés par l’alcool. Narya pouvait entendre le bruit d’une discussion étouffée, comme provenant d’une des tentes mais elle n’était pas assez proche pour savoir laquelle. La tente de Maeri risquait tout de même d’être gardée, peut-être même par l’un de ses Sang-Coureurs. [2]

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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 14.07.16 7:07

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#1 'Dé 6' : 6

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#2 'Dé 6' : 2
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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 22.07.16 19:27

Les trois mercenaires étaient entrés dans le camp par le nord, à proximité de l’endroit où se trouvaient les 240 soldats de Qohor emprisonnés.

Il n’était pas aisé pour les Dothrakis d’assurer la captivité d’autant d’hommes. Ceux qui étaient chargés de leur surveillance n’aimaient pas l’idée de garder en vie autant d’hommes qui, s’ils parvenaient à se libérer par un moyen ou un autre, pouvaient créer un beau remue-ménage dans le campement dothraki. Toutefois, pour s’assurer que les soldats captifs restent calmes, Maeri avait misé notamment sur la détention de leur princesse, Narya Valassar, qui pouvait payer les conséquences de tout acte de désobéissance de la part de ses hommes. C’était un pari réussi car jusque-là, la plupart des guerriers obéissaient pleinement aux ordres des Dothrakis. Ce que la princesse ne savait pas, c’est que cinq de ses soldats étaient morts d’épuisement depuis le jour de leur captivité. La situation devenait insupportable pour les prisonniers et certains commençaient tout doucement à se révolter. Un d’entre eux était même parvenu à s’échapper en coupant ses liens à l’aide d’un morceau de fer trouvé par terre. C’était celui-là dont la folie poussa à crier la vérité sur l’identité de la princesse Valassar et qui mourut devant elle. En attendant, Vikar le géant, dont la dévotion envers Narya et Radan était sans commune mesure, avait calmé plusieurs soldats qui avaient commencé à manigancer et penser à quelques actions qui pouvaient porter préjudice à leur princesse.

Les trois compagnons de Radan n’avaient pas eu de difficulté à localiser les prisonniers qohoriens car les trois grandes tentes, semblables à des chapiteaux, où ils étaient détenus, se trouvaient aux confins du campement dothraki. Evidemment, l’ensemble était plutôt bien gardé mais il y avait une faille que les mercenaires avaient prévu et dont ils souhaitaient tirer avantage. Cette faille, c’étaient les latrines réservées aux prisonniers : une vulgaire fosse abritée sous une toile sale de poussière et grouillante d’infectes bestioles.

La promesse de récompense faite par Radan avait su motiver les mercenaires puisque les trois guerriers originaires de Mantarys, de braves gaillards qui aimaient se taper dans le dos, avaient décidé de faire plonger l’un d’entre eux dans la fosse pour faire marcher leur plan. Pour cela, ils avaient tiré à la paille pour désigner celui qui allait devoir effectuer la tâche la plus ingrate de leur plan. Et cela avait été Menelos, un homme charmant d’une trentaine d’années dont la peau marquée par les nombreux combats lui en donnait plus d’une quarantaine, qui avait perdu au jeu et avait été chargé d’entrer dans la fosse et distribuer quelques lames discrètes mais bien affutées aux prisonniers qui allaient passer. Pendant ce temps, les deux autres devaient se tenir à l’affut près des tentes des prisonniers, avec leurs sacs remplis de quelques armes, qui devaient être distribuées une fois qu’une partie des prisonniers se libéreraient.

Etait venu le moment où les trois compagnons se séparèrent, se souhaitant bon courage mutuellement. Mantarys se dirigea discrètement derrière la toile des latrines et se glissa en dessous. Il aperçut la fameuse fosse, dans un pire état qu’il avait pu espérer… Quant aux deux autres, ils attendirent non loin des chapiteaux où se trouvaient les prisonniers de Qohor, bien cachés derrière des piles de caisses en bois.



**********

L’arme à la main, la princesse avançait avec plus d’assurance. Elle avait reçu de très bons cours de combat à Qohor et était très douée pour les actions furtives. C’est - pieds nus sur le sol de poussière et de pierres - qu’elle était parvenue à se faufiler entre les tentes pour parvenir à celle de Maeri, qu’elle commençait à bien connaître. Jusqu’à présent, elle n’avait pas rencontré de menace sérieuse. Certaines des tentes étaient éclairées et projetaient des ombres d’une ou plusieurs silhouettes. La princesse veilla à ne pas y porter trop d’attention, gardant un œil vigilant sur ce qui l’entourait et guettant tout bruit suspect. Elle voulait quitter au plus vite ce campement et ce peuple barbare pour ne plus jamais le revoir si ce n’étaient leurs têtes, empalées sur les plus hauts murs du monde.

Apercevant la tente de la Khaleesi, Narya n’entendit qu’un bruit de voix étouffées se dégageant de l’une des tentes voisines. Celle de Maeri était réalisée d’une toile épaisse et colorée, si bien qu’il était difficile de savoir si la lumière y était allumée. La princesse se glissa jusqu’à la tente de la Dothraki et accola son oreille contre la toile pour repérer tout bruit suspect et n’entendit rien. Ni une ni deux, elle planta sa dague dans la toile de la tente de Maeri puis la descendit jusqu’au sol de façon à faire un trou suffisamment grand pour y passer. Elle pénétra ensuite à l’intérieur.


**********

Radan et Voyro n’étaient pas satisfaits du plan de la princesse. En fait, le conseiller se doutait que la princesse avait une idée en tête, que seule elle connaissait. Il avait pu voir que certes, cette fameuse prisonnière blonde pouvait représenter un intérêt aux yeux de Narya, mais cette dernière cachait quelque chose. Il espérait se tromper et la retrouver très rapidement au lieu qu’il lui avait indiqué. Quant à Voyro, légèrement contrarié par l’attitude de la princesse de Qohor, il souhaitait que cette action se termine au plus vite car chaque minute passée dans ce campement était source de risque. Lorsqu’ils parvinrent à proximité de l’endroit indiqué par Narya, ils s’arrêtèrent et virent une tente légèrement éclairée par un braséro et surveillée par trois gardes dothrakis. Pour Voyro, le plan était bien simple et le robuste mercenaire ne réfléchit pas un instant. Il montra à Radan le chemin qu’il devait prendre, c’est-à-dire contourner la tente de la prisonnière pour rejoindre les gardes à l’entrée. Le mercenaire, lui, sans attendre, prit les devants et, au lieu de contourner la tente, s’avança d’un pas déterminé en direction des trois gardes. Arrivé à leur hauteur, il comptait dégainer ses deux couteaux avant même que les soldats ne puissent comprendre la situation et attaquer à la gorge deux d’entre eux tandis que Radan était censé s’occuper du dernier.
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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 13.08.16 13:55


Le Khalasar



Dans la partie du camp adjacente à la zone où les prisonniers de Qohor étaient retenus, les trois ombres s’était faufilés dans un silence quasi-total, de sorte que jamais ils n’avaient été dérangés par des guerriers dothrakis. Que ce soit la chance ou simplement le talent, ils avaient put atteindre les positions qu’ils désiraient occuper sans croiser personne qui ne se tourne vers eux plus de quelque secondes. Au coeur de la nuit, l’endroit était peut-être le plus calme de tout le temps.

Caché derrière leurs caisses de bois, les deux hommes voyaient de temps en temps passer un ou deux dothrakis, pas vraiment une patrouille mais des hommes armés qui circulaient entre les rangs des prisonniers. Il y en avait plusieurs qui tournaient dans le temps et même s’ils n’en avaient vu qu’une poignée, ils pouvaient se douter qu’il y en avait beaucoup. Certains titubaient en silence, tandis que d’autres hurlaient ou chantaient en dothraki, clairement alcoolisés.

Au-dessus des latrines, le manège était un peu différent. Par chance pour celui qui avait perdu la courte paille, l’endroit était extrêmement calme à cette heure de la nuit. Seuls quelques rares prisonniers faisaient le chemin jusque là. Un seul dothraki restait dans les parages, à plusieurs mètres de la fosse puante, le nez bouchée et la main sur son fouet. Il ne chantait pas, ni ne somnolait, peu satisfait de se retrouver à garder l’endroit.

***

Radan et Voryo avait eu moins de chance dans leur approche. Que ce soit un bruit provoqué par Radan ou un subtil changement dans l’attitude de Voryo alors qu’il approchait, les gardes se firent brusquement suspicieux. Si bien qu’au lieu d’attaquer à la gorge deux hommes pris au dépourvu, Voryo se retrouva à tenter de mettre à terre deux hommes alertes et prêt. Il était expérimenté et agit en vitesse, mais les dothrakis étaient des guerriers eux aussi. L’un commençait à dégainer son arakh quand le bruit de leur troisième compagnon attaqué par Radan le fit se retourner, offrant ainsi un angle d’attaque au mercenaire.

Le deuxième dohthraki ne se laissa pas distraire et il eut le temps de dégainer sa lame. Longue et moins pratique qu’un couteau pour le combat au corps à corps, elle était tout de même suffisamment affûtée pour représenter un danger pour Voryo. Il était trop proche pour arrêter son mouvement et la lame atteint bien le dothraki à la gorge, mais Voryo sentit aussi la morsure de l’acier contre son torse. [*]

A l’intérieur de la tente, une jeune femme aux cheveux d’argent se redressa brusquement sur sa paillasse en entendant les bruits de lutte au dehors. Elle n’était pas enchaînée ou attachée, mais ne pouvait pas fuir immédiatement de toute façon. Elle ne savait pas encore qui venait pour elle.

***

Si Narya Valassar s’était montrée un peu plus attentive, ou beaucoup plus rpudente, peut-être aurait-elle put déterminer la provenance exacte de la conversation qu’elle entendait. En fait, la princesse exilée aurait sans aucun doute reconnu certaines des voix, l’une par dessus toute, qui appartenait à la Khaleesi qui la maintenait prisonnière depuis si longtemps. Mais d’autres aussi, qu’elle pouvait identifier comme étant celles des Ko et des sang-coureurs de Maeri, son cercle privé, ses conseillers et amis. Car si en s’approchant, les murmures s’étaient tus, ce n’était pas car Narya s’était éloigné de la conversation, comme elle s’apprêtait à le découvrir.

Les tentes dothrakis étaient de grandes qualités, conçues pour résister à toute forme de climat ou presque, mais certainement pas faite pour résister au couteau. Aussi, la princesse traça aisément son entrée dans la tente de Maeri, mais elle ne trouva pas la Khaleesi endormie et sans défense, pas même occupée à s’amuser au lit, sans arme. Non, au lieu de cela, elle se retrouva en effet dans la grande tente qu’elle avait déjà visité plusieurs fois, un feu central projetant des ombres mouvantes sur les parois de tissus. Les ombres s’étaient tournées vers elle à son entrée, simultanément.

Maeri et ses Ko se tenaient en cercle autour du feu, un verre de Kéfir dans la main de chacun d’entre eux, occupé à palabrer sur des projets futurs sans aucun doute, ou sur les nouvelles informations concernant Narya elle-même. Seule debout était une jeune esclave au longs cheveux blonds que Narya connaissait comme la favorite de sa geôlière. Mais tous, sans exception, avait la même expression de pure surprise alors qu’ils la détaillaient elle, la qohorienne qui s’introduisait dans la tente de leur chef en plein milieu de la nuit, un couteau à la main. La Khaleesi elle-même resta un bon moment le regard fixe, incapable de décider comment réagir, jusqu’à ce qu’un lent sourire ne fasse finalement se tordre ses lèvres.


***

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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 13.08.16 13:55

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MessageSujet: Re: Le vent de la liberté 13.10.16 18:05

Eh, psst!

C'était Mantarys, qui se tenait dans la fosse aux excréments, le nez plissé de dégoût, tendant plusieurs lames à un des prisonniers de Qohor qui était venu aux latrines. Ce dernier, quelque peu étonné de constater qu'au fond de l'endroit où il allait faire ses besoins se tenait quelqu'un qui s'adressait à lui et lui tendait quelque chose, le regarda perplexe.

Attrape ça, donnes-en à aux autres et libérez-vous.On va vous apporter des armes dans la tente.

Le soldat, qui n'en revenait toujours pas, prit les différentes lames, les observa un instant, puis les cacha sous ses pantalons. Pressé par des gestes nerveux de Mantarys qui voulait à tout prix sortir au plus vite, l'homme s'en retourna à la tente où se trouvaient les prisonniers. Là-bas, il fit comme ce que Mantarys avait dit : il distribua discrètement les lames qui se mirent à circuler entre les hommes qui commencèrent à couper leurs liens comme si de rien n'était.

Pendant ce temps, Mantarys sortit de la fosse et s'en alla rejoindre les deux autres pour leur signaler que les hommes allaient commencer à se libérer...

****

Tout se passa en un éclair. Tandis que l'autre Dothraki s'était retourné, distrait, vers Radan qui s'apprêtait, quant à lui, à attaquer le troisième garde, Voyro parvint à touche le Dothraki à la gorge, comme il avait prévu. En revanche, ce à quoi il ne s'était pas attendu, c'était le réflexe de son ennemi, qui avait eu suffisamment de temps pour sortir son arme et la pointer vers le torse de Voyro. Voyro, fixant le visage crispé et le regard hargneux du Dothraki qui venait de se faire planter le couteau dans la gorge, sentit quelque chose lui brûler les entrailles. Dans les yeux de son ennemi, Voyro comprit ce qui venait de se passer et n'osa pas baisser les yeux...

Le Dothraki venait de planter sa lame dans le ventre du mercenaire et de la monter jusqu'à la poitrine. Le sang commençait à s'étendre sur la chemise de Voyro.

Toutefois, était-ce par espoir ou pour la gloire, le mercenaire tâcha d'ignorer ce qui venait de se passer et, alors que le Dothraki, mort, qui venait de le planter s'effondrait au sol, Voyro essaya de se lancer sur le deuxième garde...

Pendant ce temps, Radan s'était élancé sur le troisième guerrier et n'avait pas encore aperçu l'état de son camarade...


****

A peine la princesse déchue était-elle entrée à l'intérieur de la tente que l'on assista à un étrange tableau :

Tous les Dothrakis présents dans la pièce avaient tourné la tête, intrigués qu'ils étaient, vers celle qui venait de faire irruption. Narya, lorsqu'elle eut relevé la tête, qu'elle eut réalisé que la lumière à l'intérieur de la tente n'était absolument pas éteinte (ce qui signifiait que la princesse avait sous-estimé l'épaisseur de la tente de la Khaleesi), et que son regard tomba sur toutes ces personnes qui se trouvaient regroupées autour du feu - y compris la Khaleesi - Narya resta un instant bouche bée. Combien de temps dura cet instant, qui semblait figé, où tous se regardaient sans bouger ? Peut-être deux ou trois secondes...

Finalement, c'est lorsque la Khaleesi se mit à sourire (de cette affreuse manière que la princesse ne supportait pas) que Narya se retourna subitement et sortit en courant pour s'enfuir aussi vite et loin que pouvaient la porter ses jambes.


Merde ! s'était-elle dit tout bas.
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Le vent de la liberté

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