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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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Quand l'hiver viendra (Wylla)

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Age du personnage: 19 ans
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Citation : À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
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MessageSujet: Quand l'hiver viendra (Wylla) 30.07.16 11:22

Suite de ce sujet : Plus Haut que l’Hiver



Quand l'Hiver Viendra

   
   
   
 


297 – Lune 2 – Semaine 2 – Jour 5


Après leur arrivée et les présentations d’usage à la Maison Stark, Ashara avait pris un bon bain et un peu de retard avant le dîner. Certains Seigneurs du Nord avaient répondu à l’invitation de leur suzerain pour rencontrer Lord Yohn Royce, l’un des vassaux les plus important de Lord Jon Arryn, Sire des Eyrié, mais aussi Main du Roi. A moins que ceux-ci ne se soient déplacés pour rencontrer la surintendante du Val, une jeune femme dont on comprenait mal pourquoi Jon l’avait mise à la tête de sa région si ce n’était le nom qu’elle portait. Peut-être qu’ici aussi on disait qu’elle était aussi belle que caractérielle, mais il était plus probable qu’on ne connaisse qu’à peine son nom, mais même en ne sachant que cela, elle faisait un beau parti, pour Robb Stark, mais aussi pour n’importe quel grand seigneur qui voudrait conclure une alliance avec le Val d’Arryn.

Fidèle à sa réputation, Ashara venait de tancer secrètement lord Lyonel Corbray avant d’aller prendre l’air pour se calmer, mais ça n’était pas gagné. Une fois salués les quelques gardes qui la regardèrent passer, elle s’éloigna en grognant sa colère :

__ Cet homme ne mérite pas de porter Dame Affliction, il fait honte à sa Maison et à tout le Val d’Arryn. Ce sont des traites et lui, en plus, un malotru. L’ais-je menacé ? Je crois que je l’ai menacé… Menacé de quoi, que lui ferais-je donc ? Un jour peut-être l’occasion se présentera de lui faire payer son affront du jour et tous les autres, et la trahison de son foutu père. Mais le pire dans tout ça, c’est que jamais il n’aurait osé me parler ainsi si j’avais été un homme. Si j’avais été un homme, tout le monde trouverait normal de me voir porter une arme et réclamer le respect dû à mon rang et quand je dis respect je ne parle pas du titre de Lady ou du fait que les hommes de rang inferieur s’inclinent devant moi avant de regarder mes fesses. Non, ceci est tout juste de la bienséance sous couvert de me courtiser, non je parle du respect qu’on donne aux mâles, à ceux qui gouvernent et qui guerroient. N’ai-je pourtant pas gouverné ? N’ai-je point guerroyé ? Qui faut-il donc que je tue pour qu’on me respecte enfin sans se soucier de mon sexe ou de mon âge mais seulement de mes actes ? »

Le poing serré, elle s’arrêta et reprit après un soupire d’agacement.

__ Et voilà que mon grand-père s’y met aussi, à me prendre pour une gamine. Ainsi donc je n’irais pas au Mur hein, très bien, je n’ai rien à y faire comme tu l’as si bien dit en m’ordonnant d’obéir à Lord Stark. »

Elle haussa les épaules d'un air dédaigneux.

__ Comme si un frère juré pouvait oser poser la main sur moi. Même le plus vil et idiot violeur de chèvre ne se risquerait pas à toucher à un seul cheveu de la Sur-intendante du Val d’Arryn et petit nièce de la Main du Roi, pfff. Mais soit, cela me laissera plus de temps pour m’assurer un avenir ici même à Winterfell. »

Elle eut un petit sourire en coin et ouvrit une porte dont elle ignorait où elle menait…

Ashara portait une robe brillante de taffetas brun cintrée avec une seule large bretelle remontant de son sein gauche vers son épaule droite. Ses épaules nues étaient recouvertes d’une cape en brocart gris foncé, bleu-gris bordé de broderies dorées. Ces cheveux étaient réunis en un chignon tenu par une pique en argent ciselé surmontée d'un faucon en vol, des mèches s’en échappaient et gracieusement, encadraient son visage. Une tenue fort mal adaptée aux frimas d’une nuit nordienne, mais heureusement, les Sept, ou peut-être les anciens Dieux l’avaient conduite dans le Bois Sacré. Jamais elle n’en avait vu d’aussi grand et d’aussi beau, sauvage, on aurait dit se retrouver au beau milieu d’une ancienne forêt au sein même d’un château. Ce lieu avait une âme, une âme ancienne et puissante, encore très vivante. Plus que le Bois Sacré de Roches Aux Runes. Il n’était pourtant pas petit, bien que sans commune mesure avec celui des Rois du Nord, mais presque personne n’y priait depuis des siècles et il semblait avoir perdu de son pouvoir. Ce lieu était aussi un peu effrayant ainsi à l’abri derrières ses hauts remparts. La lumière de l’hostellerie et les bruits de la fête qui se déroulait dans la Grande Salle ne parvenaient ici que par bribes fantomatiques, il faisait sombre, les ombres étaient partout, mouvantes et changeantes.

Assise au bord de l’étang de source chaude grâce aux vapeurs duquel elle ne claquait pas encore des dents, la jeune femme ferma les yeux et inspira profondément pour se laisser envahir par l’atmosphère magique des lieux. Cela sentait bon l’humus, le vent léger faisant chanter les feuilles des arbres, des chênes énormes, des frênes et ce barral monumental à la face mélancolique qu’elle n’osait pas regarder dans les yeux.




   
   
   
 

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« Sirène Vipérique »

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MessageSujet: Re: Quand l'hiver viendra (Wylla) 28.04.17 23:26

Pour l'occasion, Wylla s'était habillé avec passion, usant du meilleure de son bon goût, et de son extravagance. En premier lieux, elle s'était ornée de bijoux en argent incrustés de divers pierres précieuses à ses couleurs, finement ciselés et taillées de motifs marins, qui mettaient en valeur sa robe de velours bleu aux manches serrées, tissée de camocas diaphane de Lys, sur laquelle étaient passé un surcot de satin vert, fourré d’hermine, brodé de perles et de fils d'argents, qui figuraient des entrelacs complexes. Le tout, rehaussé par sa longue tresse vert criard, dont les différents aspects trahissaient une coloration très ressente, faite par des produits de qualité nouvelle, ainsi que tout le soin apporté à la coiffure. Celle-ci s'arrêtait au niveau d'une grande et lourde aumônière de soie bleu-vert brodée de fils d'argent et de pierreries grosses comme des noix, figurant les armoiries des Manderly, mais aussi celles personnelles de Wylla, d'azur, à la sirène d’argent tenant peigne d'or et miroir de même. Cette dernière étaient pendue à un ceinture de dabiky brodée de dentelle cousu en motifs filigranés.

Wylla était plus que ravie de pouvoir représenter sa maison à un tel événement. cette fois-ci, complètement seule et indépendante, elle pouvait apprécier ce moment qui mêlaient si bien les responsabilités avec la liberté. Elle connaissait tout le monde de nom et de réputation, et jouait avec les membres de cette belle assemblée en alliant l'inaccessibilité d'une dame de grand parage au raffinement du Sud, et la proximité des honorables hobereaux du Nord. Parlant et agissant mielleusement lorsqu'il le fallait, comme il le fallait, mais ne pouvant s'empêcher de d'ôter tout filtre à certaines paroles, qui pour le malheur de certains ego, étaient les plus durs, et jaillissaient ainsi avec le plus grand des naturel. Du reste elle prêtait une oreille très attentive aux conversations dont elle ne prenait pas part, comme elle savait si bien le faire. Faisant parties des premières personnes présentes à l'arrivée de la délégation du Val, elle s'était chargé elle-même de faire les présentations droit dans les yeux à tout les nouveau arrivants d'importance.

La soirée allait battre son plein, jusqu'au moment où, dans la Grand Salle, une petite dispute entre Lord Lyonel Corbray, et Lady Ashara Arryn éclatât, pour une simple histoire d'épée. Le simple de fait de savoir que sa maison a été associé à cette prise de bec d'oiseaux de basse cour, couplé à une autre gaminerie, lui donnait envie de se mêler à tout cela, dans l'unique but de semer en encore plus de désordre, pour ensuite accuser la personne sur laquelle un jugement hâtif plairait à tout le monde, et pouvoir légalement demander réparation. Mais la très haute opinion de que la jeune dame avait d'elle même lui interdisait de poursuivre cette pensée. Au lieux de cella, elle avisât la Surintendante du Val quitter les lieux, et décidât de suivre cette dame, qui visiblement, était au moins aussi importante que Lord Yohn Royce.

Cette dernière, aux airs furibonds, semblait laisser ses émotions guider ses pas, qui la menèrent au sien de Bois-Sacré de Winterfell. D'ailleurs, Wylla aussi aimait les Bois-Sacrée, mais n'y allait jamais pour raisons religieuses, préférant à cela les septuaires, mais principalement, parce-que c'est dans ces endroits qu'elle pouvait se confronter à ce sentiment indéfinissable d'étrangeté, un peu comme celui que l'on a face à un très vieil ami que nous ne reconnaissons pas. Elle aimait s'imaginer le passer de ces lieux dans lequel, nombres d'âme venaient se confesser, mode qui semblait encore vivace de nos temps, mais où ce soir, les arbres entendirent des plaintes peut-être moins pieuses que les paroles passées :

" - Cet homme ne mérite pas de porter Dame Affliction, il fait honte à sa Maison et à tout le Val d’Arryn. Ce sont des traites et lui, en plus, un malotru. L’ais-je menacé ? Je crois que je l’ai menacé… Menacé de quoi, que lui ferais-je donc ? Un jour peut-être l’occasion se présentera de lui faire payer son affront du jour et tous les autres, et la trahison de son foutu père. Mais le pire dans tout ça, c’est que jamais il n’aurait osé me parler ainsi si j’avais été un homme. Si j’avais été un homme, tout le monde trouverait normal de me voir porter une arme et réclamer le respect dû à mon rang et quand je dis respect je ne parle pas du titre de Lady ou du fait que les hommes de rang inférieur s’inclinent devant moi avant de regarder mes fesses. Non, ceci est tout juste de la bienséance sous couvert de me courtiser, non je parle du respect qu’on donne aux mâles, à ceux qui gouvernent et qui guerroient. N’ai-je pourtant pas gouverné ? N’ai-je point guerroyé ? Qui faut-il donc que je tue pour qu’on me respecte enfin sans se soucier de mon sexe ou de mon âge mais seulement de mes actes ?

À l'écouter, Wylla se demandais presque si elle avait réellement affaire à Lady Ashara Arryn, qu'elle pensait assez digne pour surmonter cela. Mais d'un autre côté, elle rejoignait l'avais de cette dernière, et se serait presque portée volontaire pour accomplir ladite vengeance. À cette pensée, couplée à celle de rencontrer une autre dame qui ne se contente pas d’obéir aveuglément aux dictâtes phallocratiques, le sourire qui était en partie responsable du très officieux titre de Wylla, Sirène Vipérique, commençait à se former au coin de ses lèvres. Après une courte pose, l'espionnée repris sa marche dans le Bois, et avec elle sa complainte agacée :

- Et voilà que mon grand-père s’y met aussi, à me prendre pour une gamine. Ainsi donc je n’irais pas au Mur hein, très bien, je n’ai rien à y faire comme tu l’as si bien dit en m’ordonnant d’obéir à Lord Stark.

S'approchant encore plus, Wylla put aviser avec plus de justesse la grâce et l'élégance de Lady Arryn, qu'elle n'avait put voir que de loin, ou en coup de vent. Elle allait finalement intervenir, lorsque Ashara reprit avec dédain :

- Comme si un frère juré pouvait oser poser la main sur moi. Même le plus vil et idiot violeur de chèvre ne se risquerait pas à toucher à un seul cheveu de la Sur-intendante du Val d’Arryn et petit nièce de la Main du Roi, pfff. Mais soit, cela me laissera plus de temps pour m’assurer un avenir ici même à Winterfell.

Ho un avenir à Winterfell! Au vue de sa remarque sur la Garde de Nuit, Wylla ne se demandais pas si ce qu'elle prenait pour de l'admirable audace, n'était pas au final, qu'une forme d'ignorance d’effrontée. Ne voulant pas rester une seconde de plus dans l'ombre, Wylla s’avança pour sortir des ténèbres sylvestres, et enfin se dévoiler sous le claire de la lune, face à ce qui semblait être une des pièces maîtresse d'un échiquier auquel Wylla s'était toujours sentie attirée. C'est aussi avec un grand sourire des plus naturellement innocent, que cette dernière, après avoir prévenue de sa présence par un raclement de gorge des plus distingué, sorti ces doux mots :

- Hé bien hé bien Lady Arryn. Vous semblez vous emporter relativement facilement. Est-ce le changement d'air entre vos hautes montagnes et nos longues landes qui vous a fait perdre toutes les notions de mesures? Sachez ma chère, que ces " vils et idiots violeurs de chèvres " n'ont rien de mieux à enfiler qu'eux-même, et les gourgandines de la Mole. Alors une dame d'aussi haut parage que votre personne, ne peut que représenter l'équivalent d'un vin fin de la Treille pour un ivrogne de bas étage, soit une friandise vraiment très alléchante. À telle point, qu'ils n'hésiteraient absolument pas à littéralement perdre la tête, pour faire bien plus que simplement toucher à vos cheveux.

Encore une fois, les paroles avaient fusées avec tout le naturelle et le calme possible, comme si ces dernières étaient des vérité générale, entièrement naturelles à proférer. En cela, Wylla se maudissait intérieurement pour son manque flagrant de tact et de subtilité. Mais, sachant les mots déjà proférés par Ashara, et considérant que le chariot été déjà lancé, elle continua en décidant d'assumer pleinement son titre jusqu'au bout :

- D'ailleurs, je dois avouer être assez déçue. De ce que j'avais entendu à votre propos, et au vue de ce que j'ai put observer de vous depuis votre venue, je m'attendais à une femme avec assez de cran pour aller au Mur si tel est son bon plaisir, quoi qu'en dise votre parentelle ou Lord Stark. Enfin, si votre but et de vous assurer un avenir à Winterfell, il est vrai que ce n'est certainement pas au Mur que ce dernier ce bâtira. Mais, êtes-vous sûre que la Ville d'Hiver est le meilleure choix pour vous dans le Nord? Si froide et vide... Vous semblez assez proche de notre voisin Overton, et si vous détestez tant Lord Corbray, pourquoi ne pas lui ravir Blancport? Je dois avouer que notre partenariat avec une maison si désargentée ne peut que nous desservir, autant vous que nous, et si nous trouvions un moyen de nous devoir de l'argent, saisir tout ses biens et le réduire à néant serait en quelque sorte votre façon de lui faire payer son affront . De plus, une véritable amitié entre le fief le plus riche du Nord, et Goëville pourrait aussi être profitable à tout le monde, ne trouvez-vous pas?

Wyalla avait peur d'être allée trop loin. Mais elle s’efforçait de prendre exemple sur sa comédienne de sœur, en aillant l'aire d'être la noble dame la plus avenante et affable du monde.
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MessageSujet: Re: Quand l'hiver viendra (Wylla) 29.04.17 23:21

Ashara sursauta légèrement en entendant Wylla sortir de l’ombre et lui fit face. Elle doutait fort qu’on puisse lui faire le moindre mal, ici ou au Mur, il était fou celui qui attenterait à sa vie ou à son con. Son rang la protégeait de tout ou presque, c’était du moins ce qu’elle pensait naïvement. Mais par défi, elle aurait bien dit « qu’ils essayent ». Elle savait se défendre et n’était pas assez bête pour se rendre à Chateaunoir sans ses gardes ailés. Si elle ne le pouvait pas, eux sauraient leur faire passer l’envie de la toucher. Elle eut un petit sourire en coin à cette idée.

La brune écoutait Wylla lui servir un discours qui, tout comme la jeune fille, était brodé d’insultes décorées en conseils du plus mauvais gout le tout drapé dans un manteau de proposition commerciale intéressant. Elle oscillait entre l’envie de la remettre à sa place et celle de rire un bon coup devant un style aussi ostentatoire et excentrique, car elle devait se l’avouer, on ne voyait pas ça tous les jours à Westeros. Mais elle devait lui reconnaitre son talent. Elle maitrisait la langue des vipères mieux que personne, mieux que ce que la Surintendante du Val n’avait jamais entendu. Sa proposition était par trop alléchante pour qu’elle n’y prête pas attention par orgueil, faisant ainsi passer son manque de respect au second plan. Au final, elle l’aimait bien, si on oubliait cet imbroglio de couleurs et de pierreries un eu tape à l’œil. Ashara sourit et entra dans le jeu en espérant se montrer à la hauteur de son interlocutrice qui, déjà, l’avait impressionnée, elle devait bien l’avouer.

__ Lady Wylla Manderly, je ne vous avais point vue. Malgré votre mise digne d’une fille de parvenu, vous êtes finalement aussi invisible qu’une domestique. J’escomptais être seule pour savoir si le cran d’une noble dame ne résidait pas parfois dans le fait de savoir obéir pour de plus grands desseins. Mais tant que je vous tiens, vous qui partagez ma foi mais vivez parmi les nordiens depuis que les Stark vous ont offert l’hospitalité, éclairez moi sur ce lieu qui est pour moi bien étrange. Je ne saurais devenir un jour Suzeraine du nord sans rien comprendre aux anciens Dieux ! N’est-ce pas ? Car évidemment, le choix n’a même pas de raison de se poser entre épouser la Maison Manderly et gouverner la Maison Manderly. Un faucon ne saurait être remplacé par un triton sur mon manteau, vous êtes une femme trop intelligente pour ne pas le comprendre, même si la richesse de votre maison n’est plus à démontrer. Mais vous avez raison, Blancport mérite mieux que Cordial pour commercer et heureusement, en ma qualité de Surintendante du Val, je peux me permettre d’avoir plusieurs alliés commerciaux, petits et grands, sans pour autant me marier avec aucun. Commercer avec Goëville vous rapportera bien plus qu’avec un Corbray et je suis certaine que Lord Grafton sera du même avis, nous pouvons convenir ensemble des denrées sur lesquelles porteront notre accord. Quant à faire payer le prix fort à Lord Lyonel, je dois bien dire que l’idée est alléchante. Mais même désargenté et digne de mon plus grand mépris, un fief Valois est un fief Valois, il doit rester au Val, sous l’égide de la Maison Arryn et ne saurait être vendu à la plus riche famille du Nord pour une simple vengeance personnelle. »

Ashara était assez contente d'elle, elle n'avait pas la fluidité que Wylla avait montré dans sa grande maitrise de ce jeu, mais elle estimait ne pas avoir à pâlir de ses répliques. Forte de son rang et de la très haute opinion d'elle même qu'elle partageait avec la Sirène, la brune ne se posa pas un seul instant la question d'être allée trop loin. C'était un jeu, un jeu sérieux, avec de vrais enjeux, mais avant tout un jeu qui l'amusait et l'enthousiasmait beaucoup.




   
   
   
 

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MessageSujet: Re: Quand l'hiver viendra (Wylla) 20.05.17 19:59




" - Lady Wylla Manderly, je ne vous avais point vue. Malgré votre mise digne d’une fille de parvenu, vous êtes finalement aussi invisible qu’une domestique. J’escomptais être seule pour savoir si le cran d’une noble dame ne résidait pas parfois dans le fait de savoir obéir pour de plus grands desseins. Mais tant que je vous tiens, vous qui partagez ma foi mais vivez parmi les nordiens depuis que les Stark vous ont offert l’hospitalité, éclairez moi sur ce lieu qui est pour moi bien étrange. Je ne saurais devenir un jour Suzeraine du nord sans rien comprendre aux anciens Dieux ! N’est-ce pas ? Car évidemment, le choix n’a même pas de raison de se poser entre épouser la Maison Manderly et gouverner la Maison Manderly. Un faucon ne saurait être remplacé par un triton sur mon manteau, vous êtes une femme trop intelligente pour ne pas le comprendre, même si la richesse de votre maison n’est plus à démontrer. Mais vous avez raison, Blancport mérite mieux que Cordial pour commercer et heureusement, en ma qualité de Surintendante du Val, je peux me permettre d’avoir plusieurs alliés commerciaux, petits et grands, sans pour autant me marier avec aucun. Commercer avec Goëville vous rapportera bien plus qu’avec un Corbray et je suis certaine que Lord Grafton sera du même avis, nous pouvons convenir ensemble des denrées sur lesquelles porteront notre accord. Quant à faire payer le prix fort à Lord Lyonel, je dois bien dire que l’idée est alléchante. Mais même désargenté et digne de mon plus grand mépris, un fief Valois est un fief Valois, il doit rester au Val, sous l’égide de la Maison Arryn et ne saurait être vendu à la plus riche famille du Nord pour une simple vengeance personnelle.

En générale, en dehors de ses proches, la plus part des personnes qui avaient affaire à Wylla se déraisonnaient dés les premières paroles, et préféraient dans les meilleurs de cas, rependre dans son dos de viles rumeurs. Autant d'armes, et de raisons de subir pire, qu'elles lui offraient sans s'en rendre compte, car Wylla finissait toujours par tout savoir. Or pour une fois, on lui répondit avec une répartie satisfaisante, annonçant un exercice fort satisfaisant. Elle avança tel un prédateur sur sa proie, toisant cette dernière comme il se doit, et reprit :

- Évitez de vous insulter vous-même, l'on pourrait vous croire. Après tout, nos deux maisons on les mêmes origines. Sauf que la votre s'est contentée de régner sur de froides montagnes caillouteuses, tandis que nous avons préféré pousser la conquête plus loin, et avons fait trembler les rois au sein de terres prospères, pour ensuite finir dans le Nord, et de par nous-même, transformer une grande ville, en l'une des cinq plus grandes, puissantes, et riches cités de tout Westeros, première et unique en son genre au nord de Goëville et Braavos. Naturellement, obéissance ou non, j'espère ne rien apprendre à la Surintendante du Val, qu'un poignard de vil et idiot violeur de chèvre dans son corps et elle est une dame morte, et une verge de vil et idiot violeur de chèvre dans son fourreau, et elle est une dame déshonorée, voir pire, enceinte. Face à cela, nous sommes toutes logées dans la même enseigne. Enfin, il me semblait que même les Eyriés avaient un bois sacré, et même si ce dernier est dénué d'arbre cœur, l'on aurait dû vous apprendre la nature de ce lieux. Soit. Hormis quelques exceptions comme nous, l'ensemble du Nord vénère les Anciens Dieux, et ceci est leurs temple, et ce barral les représente. Il est dit que le visage de ces arbre permet aux dieux de voir et d'écouter ce qui se passe dans le Monde,et que le vent dans leurs feuilles, et le murmure providentiel de leurs réponse aux prières. Et même un sauvageons n'osera rien sous le regard de ces arbres. IL en va de soit, que comme toutes les personnes intelligentes, vous n'êtes pas sans savoir que gouverner, c'est aussi risquer la trahison, voir la rébellion. Choses bien plus aisément évitables avec le mariage, et les Stark eux, ont assez bien compris ce mécanisme pour allier les deux avec une finesse déconcertante. Quand à ce que mérite Blancport, nous ne pouvons qu'être d’accord, or il me semble que Goëville abrite l'activité de couturières très habiles, et je me demande ce qui se passerait si elles avaient entre leurs main les fourrures de la meilleure qualité qui soit. Peut-être verrons-nous le jours de vêtements qui s'arracheront à tout prix d'ici jusqu'à Asshaï. Par contre, nous devrons nous prémunir de toutes formes de pertes, et il va bien falloir une compensation en échange, au moins le temps que les bénéfices de ce partenariat se fasse pleinement sentir des divers parties. En tout cas, je peux peux qu’agréer à votre point de vue, une terre comme Cordial se doit de rester chez vous, nous n'avons pas le temps pour vainement tenter de de faire reluire de la ferraille rouillée, mais je me permet d'attirer votre attention sur ce point : Qu'est-ce qu'une simple vengeance, si elle n'est pas personnelle? "

Finalement, cette petite joute rhétorique semble être le divertissement le plus digne d’intérêt de toute cette soirée. Wylla savait que de cette discutions pourrait découler beaucoup de choses, et il fallait donc les prendre en mains avant leurs envol.
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MessageSujet: Re: Quand l'hiver viendra (Wylla) 27.05.17 20:34

Ashara resta de marbre alors que la jeune Sirène s’avançait vers elle. La brune retint avec force le sourire qui voulait apparaitre sur son visage, savourant discrètement, mais pleinement, l’instant où leurs regards avides d’une victoire dans cette joute verbale se croisèrent pour ne plus se lâcher.

__ Les Montagnes ont ceci de merveilleux qu’elles nous protègent des relents nauséabonds des grandes villes où règnent la crasse et la pestilence, l’air y est aussi pur que l’eau des larmes d’Alyssa. Je ne saurais envier ceux qui habitent une forteresse dont la basse-cour s’emplit de boue à la moindre averse et qui sont contraints de marcher dans la fange quand la pluie fait rage. Moins encore lorsque ladite forteresse nécessite des garnisons entières pour être défendue. Je préfère marcher sur le marbre ou les nuages et m’élever au-dessus de mes ennemis avec quelques bons archers pour les repousser. Ma maison est celle des rois et reines de la Montagne et du Val et règne toujours sur la plus belle région de Westeros, la vôtre aurait pu diriger le Bief tout entier… Aurait pu… là est la grande différence entre les Arryn et les Manderly, Lady Wylla. Vous êtes de bons commerçants, nous de bons souverains. Mais après tout il faut de tout pour faire un monde n’est-ce pas ? »

Oui certes, morte ou déshonorée, son nom ne lui servirait plus à grand-chose, sauf peut-être à faire payer très cher l’affront à son agresseur, mais qui oserait s’y risquer ? Ashara était convaincue que même le dernier des idiots en rut saurait garder son pantalon bien qu’elle se garda de tout commentaire superflu. Sur ce, elle soupira, déçue car effectivement, savait déjà ce que Wylla lui raconta sur les bois Sacrés, et si celui des Eyrié était dénué de Barral, celui de Roche aux Runes ne l’était point. Elle parlait de la magie qui régnait dans ce lieu, une impression étrange, mais à quoi bon insister puisque la jeune Manderly ne semblait pas plus apte qu’elle à comprendre.

__ Bien sûr, les Stark ne sauraient se passer de rappeler de temps en temps aux Manderly à qui ils doivent d’exister encore, on marie la fille avec l’héritier, puis quelques générations plus tard, le cadet avec une fille et tout en finesse Nordienne, on tisse une toile qui ne saurait s’effilocher. Il en est de même dans le Val. Au niveau supérieur, entre Maisons Suzeraines, nous jouons aussi à ce petit jeu de dupe qui, finalement, n’empêche ni les trahisons ni les guerres hélas. Tant que la paix règne, les mariages sont longs et heureux, mais dès la première bataille, les épouses et les pupilles deviennent des otages. Je n’ai pas encore le pouvoir de vous promettre une union entre la Maison Stark et la Maison Manderly, mais j’y réfléchirais en temps utiles. »

Ashara Arryn sourit, joignant les mains devant elle en hochant la tête avec un petit air condescendant.

__ Mmmm… excellente question Lady Wylla… La vengeance, la vengeance. Une vengeance peut-être familiale ou encore régionale. Par exemple, j’exècre les Targaryen pour ce qu’ils ont fait à mon père, mais aussi parce qu’ils ont brûlé notre flotte et pris un enfant en otage grâce à leurs dragons de malheur pour faire ployer la Reine Sharra Arryn lors de la Conquête. Mon père fut vengé par la mort d’Aerys le fol et par la victoire de Robert quant à la chute des Dragons, elle venge de fait les affronts faits au Val d’Arryn durant la conquête. Concernant la Maison Corbray, sa trahison envers mon père a été payée par la mort du Sir de Corval et si je garde une rancœur toute particulière envers son nouveau Lord, ceci m’est effectivement personnel, que je choisisse finalement de me venger ou non. Alors voilà notre point de désaccord réglé et l’évidence d’un partenariat aussi vertueux que lucratif entre Blancport et Goëville débarrassée de tout soupçon d’orgueil mal placé, car au fond, quoi de plus logique pour vous que de traiter avec un port d’égale importance. Quant aux compensations en attendant que notre négoce rapporte les premiers bénéfices, si vous êtes une Manderly digne de ce nom, vous savez bien que faire des affaires comporte toujours un risque qu’il faut savoir prendre pour gagner gros. Vous acheminerez donc vos fourrures vers Goeville et les vendrez à nos couturières qui en feront des atours digne de la noblesse de Westeros et d’Essos, c’est très bien, mais qu’y gagnons nous par rapport à des peaux venues de Fort de Glace ou même du Val d’Arryn ? »

Ashara haussa un sourcil et fixa Wylla en attente d’une réponse satisfaisante.




   
   
   
 

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Quand l'hiver viendra (Wylla)

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