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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar)

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Age du personnage: 19 ans
Surnom: Le Faucon Blanc
Métier/Titre(s): Dame des Eyrié et de la Maison Arryn, Suzeraine et protectrice du Val d’Arryn

« Devoir, Force & Honneur »
« ! Pour le Val ! »

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Citation : À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
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Corbeaux : 8549
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MessageSujet: Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar) 03.11.16 23:19



Tous les hommes
Doivent mourir


An 299 – Lune 9 – Semaine 2 – Jour 1

Seigneurs du Val ou simple paysans recrutés pour partir en campagne dans l’Ouest, elle avait pu les apercevoir du haut de sa montagne depuis la tour de la Lune. Ils étaient revenus, enfin, avec le corps de son défunt époux. Le lendemain, elle descendrait à leur rencontre à tous, homme de la noblesse et du peuple sans distinction. Mais, désormais Suzeraine du Val, seule maitresse à bord, et heureuse maman d’Artys Arryn qui prendrait sa succession, elle se devait, avant tout, d’accueillir ses vassaux aux Eyrié où un banquet devait avoir lieu dans la grande salle. Hélas, la petite forteresse perchée sur la Lance du Géant ne pouvait accueillir tout le monde, les nobles et une petite partie de leur suite tout au plus. C’était ainsi et elle devait faire avec, d’autant plus maintenant qu’elle avait donné les Portes de la Lune à Lord Nestor Royce en remerciement de ses bons et loyaux services. Tous étaient invités, des plus grandes Maisons aux plus humbles chevaliers pour la veillée en l’honneur de Lyonel, mais aussi des hommes du Val partis à la guerre, revenus ou non, en l’honneur de leur victoire à Corval, en l’honneur de la naissance d’Artys et enfin, de la jeune veuve. Difficile de savoir si l’ambiance serait festive ou non.

A mesure que les vassaux gravissaient la pente escarpée menant aux Eyrié, ils étaient accueillis par des domestiques qui avaient pour rôle de dégager la salle aux treuils au plus vite pour accueillir les autres invités. Il fallait alors grimper un escalier pour accéder à la Chambre au Croissant, là, après une volée de marches les visiteurs accédaient à une galerie surplombée de trois assommoirs contournant cryptes et oubliettes. Ainsi, après être passé sous la herse, ils pouvaient admirer les murs ornés de tapisseries ou encore patienter dans le jardin et apprécier, peut-être, la beauté d’Alyssa Arryn pendant que bagages et suite étaient installés dans les chambres. On leur avait demandé, en bas, de ne prendre que le strict minimum pour la fête, de toute façon il était prévu que tous redescendent dans les prochains jours, la brune comprise. Puis, ils étaient tour à tour conduits dans la grande salle à travers l’allée bordée de fins piliers ouvragés de marbre blanc veiné de bleu. Ashara en personne les attendaient au bout du long tapis bleu ciel majestueusement assise sur le trône de bois de barral qui surplombait la pièce.

En ce début d’automne, elle portait une robe somptueuse de brocard bleu aux entrelacs floraux dont le bas, le col et les poignets étaient brodés de montagnes blanches, et d’entrelacs de faucons et de lunes d’argent. Les manches ajustées étaient fermées par trois boutons d’argent avec un faucon et, soulignant la taille, un passepoil argenté formait un V devant et marquait la délimitation entre le buste très ajusté et la jupe très ample et longue, plissée au niveau des hanches. Ses délicates épaules blanches dont la naissance était découverte par le large col arrondi de la robe portaient l’imposant collier de la parure des Reines de la Montagne et du Val en saphir, or blanc et diamants accompagné d’un diadème d’une bague et de boucles d’oreille. Ses cheveux étaient réunis dans un chignon orné de tresses, quelques mèches batifolaient le long de son visage.

Un par un donc, les vassaux étaient annoncés et invités à entrer pour se présenter à leur Suzeraine dans l’ordre d’importance, puis les portes étaient refermées.

__ Maison Royce de Roches-aux-runes ! »

L’entrevue fut brève.

__ Maison Rougefort de Rougefort ! »

L’entrevue fut nettement moins brève.

__ Maison Vanbois de Chênes-en-fer. »

L’entrevue fut raisonnablement longue.
Et le défilé de continuer…

__ Maison Elesham des Piz ! »

Les portes se refermèrent et le Hérault continua.

__ Lady Ashara Arryn, Dame des Eyrié et de la Maison Arryn, Suzeraine et protectrice du Val d’Arryn. »

La jeune femme posa son regard sur Wedrar, qui, tout comme elle, avait perdu des êtres chers lors de la prise de Corval, elle le savait et savait aussi qu’ils étaient nombreux dans son cas, son immense chagrin ne lui avait pas pour autant fait oublié la compassion. Mais pour l’instant, elle restait neutre, elle voulait voir comment il réagissait à la fois aux titres annoncés, à sa seule présence féminine en dehors, évidemment d’un certain nombre de gardes, dont les membres de la Garde Ailée sur les escaliers menant au trône. Ces présentations en grande pompe étaient un moyen pour elle de tâter de terrain, car elle craignait que pour certains, être dirigé par une femme était impossible, que pour d’autres, elle était trop jeune, que pour d’autres encore, peut-être, elle n’avait rien à faire là.




   
   
   
 

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MessageSujet: Re: Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar) 06.12.16 21:28

Le retour de campagne fut des plus maussades. Passant le plus clair de son temps à ne rien dire, son visage était vide de tout sentiment. Son frère Selim essayait en vain de le réconforter, et son cousin Iwan essayait de le faire sourire, ce qu'il réussissait par moment. Peu de familles n'avaient pas perdu de proches. Mais ce qui avait marqué Wedrar, c'était ce grand nombre de pertes. Son père, son frère, son meilleur ami, son cousin. Ce tout lui avait porté le coup de grâce qu'aucun soldats des Brax n'avait réussi à lui asséner. Il ne savait pas réellement si c'était une bonne chose, vu son état. Il avait la vie, et c'était un présent inestimable, dirait certains. D'autres diraient que la vie ne vaut pas la peine d'être vécu, si c'est pour voir ses proches mourir, un par un, sans que l'on puisse les sauver.

Arrivant au Val, il apprit (ou on lui répéta, peut être) qu'un banquet aurait lieu. Et forcément, il devait se dérouler aux Eyriés. En nombre restreint par famille, Wedrar décida d'emmener Iwan et Selim, qui étaient, par ailleurs, les deux seuls rescapés du massacre des Elesham. Complètement démotivé, Wedrar était à deux doigts de faire comme son père : rejeter l'invitation et rentrer chez lui se terrer dans sa rancœur. Mais il fut raisonnable, pour une fois depuis son retour, et accepta de gravir la montée interminable vers les Eyriés. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire quand on voulait juste rester seul. Étrangement, Selim fut moins marqué, il s'était mieux préparé à cette éventualité, il était plus fort. Iwan, lui, n'a pas perdu son père, ni son frère, qui étaient ses piliers. Wedrar, lui, n'avait pas versé une larme alors qu'il était probablement la personne la plus touchée par les évènements. Il était en colère, il voulait hurler. Hurler jusqu'à ne plus avoir de voix.

◊◊◊◊◊◊

Cette marche vers les Eyriés était interminable. Wedrar n'avait pas compté le temps qu'ils avaient mis pour y arriver. Tout ce qu'il savait, et Iwan le lui avait bien rappelé, c'était que c'était aussi long d'atteindre les Éyriés que les Piz. « On aura au moins un point commun avec nos seigneurs » se disait le jeune Seigneur. Ils furent accueillis par plusieurs domestiques, et dirigés vers la salle où ils verraient leur suzeraine. À travers les galeries, et autres corridors menant à la grande salle, nos trois hommes furent comme éblouis par ce qu'ils voyaient.

« He bah mon cochon… Elle a mis le paquet !
– Nous n'avons pas le même coffre non plus, Iwan. rétorqua froidement Wedrar.
– Je crois que nous sommes les derniers à arriver, les plus grosses maisons sont déjà passées : Royce, Vanbois, Rougefort et j'en passe. intervint Selim.
– Alors dépêchons. La dernière chose dont j'ai envie, c'est de me faire vilipender pour un retard.
– Mais… Les familles sont passées par ordre d'importance… » se souvint Iwan.

Wedrar lui adressa un regard noir. Lui rappeler qu'il n'avait aucune valeur aux yeux des autres le froissait. Cette situation lui déplaisait, surtout quand il savait que ce n'était pas sa faute. Il se mordit l'avant bras, comme si quelque chose l'y gênait. Il était anxieux et il n'attendait qu'une chose : que les choses se fassent vite. Chacun vérifièrent leur tenue. Celle de Wedrar lui semblait raisonnable. Il avait délaissé son armure pour des vêtements plus présentable à une Dame, ou un Seigneur en général. Il avait opté pour la couleur habituelle des Piz : le rose. À l'image de son caractère, ce rose était sombre. Avec des contours noirs, sa tunique arborait des motifs, telles que des étoiles, de la même couleur. Son pantalon, qui paraissait plus violet que rose, était simple, lui. Cependant, seules ses bottes étaient noires et, il n'avait pas délaissé son épée, ni son fameux collier qui soutenait une étoile, dans laquelle était incrusté plusieurs améthystes. Il portait aussi une bague en fer sur son index de la main gauche, et une autre sur l'auriculaire de la main droite qui reflétaient plus un caractère guerrier qu'un caractère noble. Mais ce détail importait beaucoup à ses yeux, sans vraiment qu'il ne sache pourquoi. Quant à sa coiffure, ma foi, elle n'avait pas grand chose de bien romanesque : ses cheveux longs trainaient sur ses épaules, quelques peu noués, mais présentables un minimum.

Il inspira un bon coup, avant d'entrer, après avoir entendu le nom de "Elesham" par le héraut. L'anxiété monta d'un nouveau cran. Il admira la grande salle qui servait de salle du trône à sa suzeraine. Puis il finit par l'admirer, elle. Sans s'attendre à une vieille peau, il ne s'attendait pas non plus à quelqu'un qui semblait, ou qui était, il ne savait pas trop, plus jeune que lui. Néanmoins, il la trouvait plutôt séduisante, et très élégante. Elle savait se présenter, et elle savait aussi user de quelques atouts physiques. Tout cela l'avait troublé, et le néant emplissait ses pensées alors qu'il se devait de se présenter. Après quelques secondes, il finit par se reprendre, et parvint à se présenter… à peu près correctement.

« Milady, c'est un honneur. » Il mit un genou à terre, joignit les mains devant sa bouche et fixait les yeux de sa suzeraine, sans abaisser le regard. Ses deux compagnons se mirent, eux aussi à genoux, mais fixèrent le sol. Wedrar reprit. « Je suis Wedrar Elesham, et je suis le Seigneur des Piz depuis… » Il se remémora le cadavre de son père gisant au milieu de soldats de Brax. Il ferma les yeux pour ne pas pleurer. Après un léger instant, il continua sa présentation, avec une légère amertume dans son ton. « …depuis la mort de mon Père, Lord Braziano, à Corval. Sont avec moi Iwan, fils de Wuwan Elesham, frère de feu Lord Braziano, et Selim, mon frère cadet.
‹‹ Nous sommes honorés de nous tenir face à vous, même si nos cœurs sont emplis de chagrin, tout comme beaucoup d'autres, sans oublier le votre, Madame. J'espère de plein cœur que je pourrai rétablir les bonnes relations avec sa Seigneurie. Celles que mon père a su dégradé, et qu'il a aussi voulut réparer. J'espère que son sacrifice de sa vie lui vaudra une autre réputation. »


Il s'était arrêté là, il ne savait pas quoi dire d'autres. Parler pour ne rien dire, ce n'était pas son genre. Il avait exprimé avec clarté relative sa maisonnée et ses ambitions, sans trop montrer son mal-être, ni sa lassitude. Il se devait de dire et ce qu'il fallait, et d'agir en conséquence, pour sa Dame. Il était resté à genoux devant elle, n'attendant que ses ordres pour se relever. Il n'avait que l'honneur et la modestie pour plaire, et il comptait bien mettre à profit ces traits pour s'affirmer devant la haute noblesse du Val. Il voulait que le nom de Elesham raisonne dans tout le Val et cela passe forcément par ce que pensera Lady Ashara.
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MessageSujet: Re: Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar) 14.12.16 13:54

Ashara attendit que le nouveau Sire des Piz ait terminé pour se lever de son trône et descendre lentement les escaliers menant à son piédestal avant de se diriger vers ses hôtes d’un pas gracieux et assuré. Elle était escortée de près par deux gardes ailés, un blond impressionnant par sa carrure et un brun plus petit, Ser Creighton Rougefort et Ser Barristan Talett. Tous deux portaient l’uniforme blanc et azur des hommes de la Suzeraine du Val d’Arryn, mais en regardant certains détails comme leurs épées respectives, on pouvait deviner, même sans les connaitre que le brun était issu d’une maison plus riche que son acolyte. Une fois devant Wedrar Elesham, elle tendit sa main droite, paume ouverte vers le ciel et dit :

__ Relevez-vous messire. »

Une fois son vassal debout et les yeux bleus de la brune dans les siens, elle ajouta d’un air grave :

__ Tout l’honneur est pour moi, Lord Wedrar, ça n’est pas moi qui me suis battue vaillamment dans l’Ouest, c’est vous, vous, les autres Seigneurs du Val et nos gens. Mon époux est tombé, mais il n’est pas le seul et mon chagrin s’est adoucit depuis que mon peuple est de retour dans nos Montagnes, même si ce n’est que très provisoire, hélas. »

Ashara baissa un instant les yeux, pensive, et fronça les sourcils sans en dire d’avantage sur ce qui éloignerait bientôt à nouveau les Valois des Montagnes. Après une grande inspiration, elle reprit le fil de la conversation.

__ J’ai eu tout le loisir de pleurer mon époux pendant que vous faisiez marche vers la Porte Sanglante pour me le ramener alors même que vous aviez tant perdu. J’espère que feu Lord Braziano, votre père, mais aussi votre frère et votre cousin auront la même chance d’être inhumé sur leurs terres. »

La jeune femme avait quelque peu oublié les accompagnateurs du Seigneur avec tout ça, et lorsqu’elle les aperçu, toujours à genoux, elle s’exclama :

__ Allons bons messieurs, vous n’allez pas rester comme ça jusqu’à ce que mort s’en suive ! Levez-vous donc. »

La brune sourit et posa doucement sa main sur l’épaule du Lord.

__ Les Piz sont difficile d’accès, je ne puis en vouloir à la Maison Elesham d’être restée isolée si longtemps, l’engagement de vos hommes dans la guerre est à lui seul la preuve de votre loyauté et la mort du Lord votre père ne saurait être ignorée. Aussi, si vous souhaitez rapprocher votre Seigneurie de la mienne - pas géographiquement évidemment, les Montagnes ne bougent pas - je serais ravie de vous accueillir aux Eyrié plus souvent, à moins que vous n’ayez une autre idée à me soumettre ? »




   
   
   
 

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MessageSujet: Re: Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar) 21.12.16 19:14

Quand elle se leva, Wedrar eut une nouvelle montée d'anxiété. Mais il ne bougeait pas. Il avait les yeux lourds, quand il l'a regardait approcher de lui, et à plusieurs reprises, il fut tenté de baisser le regard. Cette femme en imposait beaucoup, et forçait le respect, cela ne faisait aucun doute. Il avait jeté un regard sur les deux gardes de sa suzeraine. Il ne les connaissait pas, il ne les avait jamais vu. Ce qu'il savait était ce qu'il voyait : ils étaient nobles et majestueux, jeunes, et plutôt élégants. Lady Ashara les avait plutôt bien choisi.

Il s'exécuta sans attendre quand ladite lady lui demanda de se lever, en passant le regard sur ses deux compagnons, qui n'avaient pas fait de même. Wedrar leur lança un signe discret pour qu'ils se lèvent aussi, mais, tête bêche, ils ne virent rien. Sans attendre qu'ils ne le regardent, il reposa son regard sur celui de sa suzeraine, et tant pis pour les deux hommes.
Il l'écouta attentivement, sans l'interrompre. Il avait joint les mains derrière son dos, et se tenait droit. Quand elle s'arrêta au sujet d'un éventuel départ, il hésitait à répondre, ne sachant pas si elle avait terminé ou si elle ne savait pas quoi ajouter. Il l'avait vu hésitante, et perdue dans ses pensées. Cela ne présageait rien de bons. Lui-même surpris, il n'avait pas eu le temps de s'imaginer une réponse, alors qu'elle reprit. Il écouta ses mots, étonnamment élogieux, alors qu'il s'attendait à des reproches, voire même à des accusations de trahison. Après tout, Lord Braziano a volontairement esquivé le mariage de Lady Ashara, son couronnement, sans oublier les innombrables tournois auquel il aurait pu participé au nom du Val, comme bon nombre de familles. Ne pas répondre à l'appel de l'ost aurait été l'ultime trahison, mais est-ce qu'il s'en est rendu compte seul, ou ses frères l'ont-ils aidé ? Au moins, il n'aura pas entravé la politique du Val, car les Elesham restent des nobles au bas de la hiérarchie.

Il plissa les yeux et fronça les sourcils quand elle regarda par dessus son épaule, et, se retournant, il vit que son frère et son cousin étaient toujours à genoux. La situation cocasse le fit sourire, et la réflexion de sa suzeraine ne manquât pas de lui faire élargir ce même sourire, qui était si rare, depuis le retour de Corval. Il regarda ses deux compagnons avec ce même sourire, avant de hausser les épaules et de se retourner vers sa Suzeraine. Elle avait reprit la parole, et ce faisant, Wedrar se rendit compte que sa Lady voulait tirer un trait sur le passé. Cela l'avait soulagé d'un poids énorme sur la conscience, qui aurait pu mettre un terme à tout ses espoirs, aussi minime étaient-ils.
Pensant à la main qu'elle avait posé sur son épaule, il posa la sienne dessus. Il prit enfin la parole.

« Je suis heureux que vous souhaitez aller de l'avant, en oubliant le passé assez… froid, dirons-nous, des Elesham. Beaucoup m'ont dit que votre sens du devoir et de l'exemple à suivre aurait pris le dessus, et que vous nous auriez fait pendre pour trahison en conséquence.

Il prit la main de sa suzeraine et se pencha légèrement avant de l'embrasser. Avec cet acte, il pensait sceller un renouveau. Il voulait montrer qu'il était prêt à aller loin avec sa suzeraine, car elle avait montré une générosité et une compassion qu'il ne pouvait pas se permettre de rejeter. Il était en position de faiblesse, dans tout les cas.

« Aux Piz, nous avons une famille nombreuse. J'ai longtemps pensé à faire en sorte que mes sœurs se marient et que mes frères, notamment Yehven, le dernier, soit mis sous tutelle des meilleurs… autrement dit des Royce ou autres, pour qu'il puisse apprendre autrement que par lui même. Bien que je ne regrette pas d'avoir appris le monde de la politique par moi-même, je sais que je suis faible, contrairement aux autres. »

Après avoir exposé cela, il entendit Iwan murmurer quelque chose à Selim. Sans savoir quoi, mais il préféra ne pas s'en soucier. Avec la franchise dont il a fait preuve devant sa suzeraine, il était soucieux de connaître sa réaction. Même si c'est elle qui lui avait invité à le faire, il espérait simplement ne se pas mettre dans une situation compromettante, ni la froisser. Après tout, il voulait simplement que les Piz aient des relations diplomatiques avec les autres maisons, et il voulait surtout sortir la tête de l'eau, car depuis la déroute de sa flotte il y'a quelques temps, le seul point qui faisait que les Piz avaient leur importance a été perdu. Son anxiété remonta, et il commença à bouger ses doigts derrière son dos,
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MessageSujet: Re: Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar) 22.12.16 9:50

Ashara faillit retirer sa main de celle de Wedrar quand il la prit, mais après un léger tressaillement qui trahissait la soudaine tension qui lui traversait el corps, elle décida de le laisser faire pour le moment. Après tout, c’est elle qui avait entamé les familiarités, il serait peut-être malvenu de faire preuve de froideur maintenant. Néanmoins, cela la troublait, aucun homme, personne en fait, sauf ses caméristes, ne l’avait touchée depuis le départ de Lyonel pour l’Ouest et elle n’aimait pas ça. Bien qu’étrangement, elle ait apprécié en son temps les caresses de son époux, elle n’aimait pas qu’on la touche, sa position de Suzeraine et de veuve l’arrangeait bien pour éviter tout contact et maintenir une certaine distance. Pourtant, elle avait dormi maintes et maintes fois avec Ysilla et elles avaient échangé des tas d’embrassades, ne parlons pas de Waymar, et même Creighton et Barristan elle était proche d’eux, elle avait pour ainsi dire grandi avec eux. Elle entretenait un rapport très étrange avec le contact physique. Elle se retint donc de retirer sa main jusqu’au moment où, se penchant, il l’embrassa. Là, s’en était un peu trop pour elle. Elle retira sa main de celle du Seigneur sans précipitation ou violence, mais avec une certaine fermeté, une main de fer dans un gant de velours qui glissait inexorablement hors de celle de Wedrar. Elle prit une grande inspiration pour faire disparaitre ce sentiment désagréable qui l’envahissait et parla d’une voix assurée et posée.

__ Lorsque le temps vire au froid glacial de l’hiver, il faut serrer les rangs pour rester fort dans la tempête, ensemble. »

La main à nouveau le long de son corps, elle s’efforça de sourire et reprit :

__ Croyez-le ou non, j’ai connu des relations plus froides encore entre des personnes qui pourtant auraient dû se respecter et s’aider mutuellement dans la reconnaissance du service rendu. Mais voyez-vous, si c’est l’honneur qui nous porte et le devoir qui nous meut, seul l’amour nous transcende, aussi, bien que j’attende loyauté et droiture de la part de mes sujets, je leur dois la reconnaissance pour leurs bonnes actions et le pardon pour les moins bonnes. Le fait de ne pas honorer plusieurs invitations n’est pas une trahison, juste un manque de savoir vivre, ce qui est un défaut très largement partagé et dont feu le Lord votre père n’était même pas le plus fier représentant. Littlefinger état un traitre, il a tué Lord Jon Arryn, forniqué avec son épouse et tenté de prendre le pouvoir dans le Val, lui méritait la mort et je l’aurais tué de mes mains à titre d’exemple si j’avais pu, mais sa fuite m’en a empêché... »

La brune avait menti sans sourciller, croyant presque à son mensonge puisqu’effectivement, le fait d’avoir laissé Aiyana se charger de la basse besogne lui laissait toujours un gout d’inachevé dans la bouche.

__ Et puis, je préfère la défénestration à la pendaison. » Sourit-elle en montrant la Porte de la Lune, fermée, taillée dans le sol de la Salle du Trône des Eyrié.

Elle apprécia la franchise de Wedrar, d’autres n’auraient osé parler simplement de leurs projets tout en essayant de placer les membres de leur famille, là au moins, elle savait à quoi s’en tenir.

__ Très bien, je vois. Je pourrais prendre l’une de vos sœur dans ma suite, ma très chère Lady Nyella Belmore doit me quitter d’ici peu et Lady Ysilla Royce est dans le Nord, je me sens donc bien seule. Nous pouvons probablement trouver une place d’écuyer à votre plus jeune frère. Quand à vous, j’ai déjà mes conseillers, mais ne croyez pas que la politique rend faible, bien des guerres se jouent sur un plan politique. Tiens d’ailleurs… »

Elle hésita un instant plongeant son regard azur dans celui de Wedrar pour le scruter en profondeur, les lèvres légèrement pincées et les mains croisées derrière le dos. Elle inspira, détourna le regard, s’écarta d’un pas et se remit face à lui.

__ J’annoncerais ce soir au banquet que j’envoie les deux tiers de l’ost du Val dans le Conflans pour combattre les Fer-Nés, c’est pour cela que Lady Nyella nous quitte. Quant à moi, je me rendrais tout d’abord à Cordial pour remettre le corps de Lyonel à sa mère et son épée à son frère et héritier, puis de là, je rallierais Goeville pour lancer la reconstruction de la flotte du Val et récompenser dignement Lord Grafton qui, s’il n’a pas permis de sauver nos bateau a au moins eut le mérite de sauver de précieuses vies. »

C’était dit…

__ Qu’en pensez-vous ? »




   
   
   
 

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MessageSujet: Re: Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar) 02.02.17 12:10

Quand sa Suzeraine retira sa main de la sienne, Wedrar se dit, au début, qu'il l'avait tenu peut être un peu trop longtemps. Au final, il se soulagea en se disant qu'il ne saurait jamais quand il fallait lâcher la main. Ce genre de cérémonie vassalique, il ne savait pas comment elles fonctionnaient, et au final, il s'en fichait. Il détestait se soumettre, et encore moins qu'on lui fasse savoir que, pour le moment, sa famille était faible. Le but de ce geste n'était autre que de se relever plus fort de cette faiblesse laissée par son père durant son règne, et même à sa mort. Le baiser sur la main de Lady Ashara n'était rien d'autre qu'un sceau. Maintenant, il avait scellé ses paroles. Dès qu'il sera formellement Lord et qu'il rentrera enfin aux Piz, Wedrar compte bien ne pas perdre de temps, en rebâtissant une flotte digne d'un lord. Mais il avait besoin de fonds, et les autres Seigneurs l'aideront surement, sous peine d'être faible d'un point de vue naval, d'autant plus que les Piz étaient dépendants de navires.

Lorsqu'elle formula ses paroles, Wedrar s'attendait toujours à des reproches. Même si la lady était amicale et assez chaleureuse, pour lui, rien ne pouvait éviter un léger flot de reproches. Mais ce n'était qu'un avant gout, car elle avait continué sur un quelque chose qui était surement censé rassurer Wedrar. Sans savoir pourquoi, la concession que sa Suzeraine lui fit un froid dans le dos. Suspicieux qu'il était, il pensait que cet « aveu », dira-t-on, est plus une mise en garde qu'autre chose. Seule la subtilité changeait : des paroles de ce type passaient bien mieux quand elles étaient formulées de manière douce, et bienveillante. Il ne savait pas pourquoi il se persuadait qu'elle versait dans la démagogie. Il était sûr de toutes ses convictions que n'importe qui d'autres l'auraient fouetté, même si ce n'est pas Wedrar lui même qui avait commis les impairs. Il ne dit rien, et se garda de tout commentaire ou réactions mal placés, au cas où tout ceci ne serait rien d'autres qu'une véritable preuve de pardon.

Après un sourire faisant référence à la manière dont était exécuté les déviants du Val aux Eyriés, Wedrar se mit à repenser à son nouveau rôle. Il avait toujours du mal à croire qu'il était maintenant le Seigneur des Piz, engrangeant tout les titres, droits et obligations qui se rattachaient à ce nouveau grade. Gardien, protecteur, juge, amiral, membre direct de l'Ost… tant de choses que son propre père avait renié. Comment ne pas se sentir puissant et ambitieux avec tant d'opportunités ? L'âge avait-il joué un rôle ? Ou alors son père souhait-il simplement épargner sa famille de toute cette politique ? C'est un argument qui se tient, vu que Wedrar était prêt à se séparer de sa famille. Un choix que sa mère désapprouvait, tout comme son frère Miralem, qui est aujourd'hui décédé. De toutes manières, l'aîné et son cadet n'étaient jamais d'accord. Que ce soit sur ce sujet, comme sur la religion, la politique… les sujets ne manquaient pas. Sur celui du mariage des sœurs Elesham, Wedrar n'accordait aucune intention à son entourage en ce qui concerne les idées opposées. Il en allait de même pour le mariage de ses frères, et cousins.

« Je suis assez content que l'idée vous plaise. Je pense que mes sœurs seront heureuse de pouvoir quitter les Piz et de découvrir d'autres horizons. Une seule d'elle suffira, donc ? Hm hm. Quand je rentrerai aux Piz, je demanderai leur avis respectifs, puisque l'âge diffère de beaucoup entre chacune d'elle. Outre cela, je pense qu'elles vous feront le plus grand bien. Elles sont matures et il est vraiment facile de discuter avec elles. En ce qui concerne mon frère Yehven… »

De là, il s'était arrêté de parler. Il entendait son frère et son cousin qui murmuraient un torrent de reproches et de réflexions méprisantes. Son cousin Iwan avait lâché « Sans blague… il ne peut être un ilien vu sa faiblesse » tandis que son frère Selim chuchotait, à destination de Wedrar « Tu ne comptes quand même pas leur donner Yehven ? Avec cet idiot, nous passerons pour les pires idiots du Val. » Que de remarques blessantes de la part de sa famille. Or, Wedrar ne peut rien faire pour son benjamin, et Wuwan était à deux doigts de lâcher l'affaire. Autrement dit, Yehven était un cas à part, qui devait être traité par les gros de ce monde.

« Mon frère Yehven s'intègre mal à l'art de la guerre. Il a beaucoup de mal à apprendre à se battre, et à s'endurcir en général. Le mettre sous la tutelle d'hommes plus prestigieux et extérieurs au cadre familial est une idée que j'ai trouvé avec mon père, à l'époque. Je voudrais au moins essayer, avant d'être sûr qu'il n'est pas fait pour la guerre. »

Il entendait ses deux compagnons soupirer et râler à nouveau. Wedrar douta de leur discrétion, mais il connaissait sa famille. Après tout, tous étaient insolents, même Wedrar. Le nombre de fois où il s'était amusé à transgresser les ordres de son père était incalculable. Mais il avait grandi, et s'était assagi, d'où un changement de caractère, pas toujours visible. Il reprit la parole.

« Vous conseiller serait un honneur, Milady. Mon oncle Wuwan sait administrer l'Île en mon absence, même si ses méthodes sont radicales, par moment. Cependant, et je pense que c'est implicite dans vos mots, mais j'aimerais avant tout revoir ma famille et leur annoncer personnellement nos pertes. Même s'il faudrait que je me trouve un navire… »

Quand il vit, peu après, sa Suzeraine devenir plus froide, éloignée, et même anxieuse, Wedrar s'attendait au pire. Sa gorge se noua. Il se demandait si, en plus de cela, elle allait lui dire le problème. Elle le fit ! Était-ce une bonne chose ? Wedrar préféra ne qu'il ait pleuré intérieurement et quelques peu ruminé les derniers évènements, elle lui demanda son avis.
Il répondit :

« Encore ? Ils vont revenir tout les dix ans, à chaque fois que l'on les repousse, ma foi. Hélas, ces gens n'aiment pas apprendre de leurs erreurs. Je me pose juste cette question : que comptez-vous faire du dernier tiers ? Restera-t-il ici, dans le Val ? »

Il se frotta le visage avec sa main droite, d'une manière lasse et fatiguée, comme s'il en avait déjà marre. Il réfléchit un instant, et il se perdait dans ses pensées. Il reprit ses esprits après un court moment de réflexion. Il reprit :

« Si cela est notre devoir, et vos directives en ce qui nous concerne, nous partirons en guerre contre les Greyjoy, à nouveau. J'espère simplement que j'aurai assez d'hommes à mobiliser, et que tous auront l'esprit clair pour se battre.

C'était dit, hélas. Pourtant, Wedrar se souvient de quelques mauvais "amis" lors de la guerre contre Lord Brax. Beaucoup l'avaient titillés sur son passé, et il ne s'était pas retenu de rétorquer, parfois avec quelques coups et des paroles cinglantes. Et, forcément, ce n'étaient pas les moins gradés qui s'étaient amusé à l'insulter. Si des gens comme Nestor (étonnement) Royce, ou même son cousin Yohn, n'avaient pas été insultant envers lui, voir même bienveillant, d'autres avaient suscité la haine du Seigneur des Piz. Du coup, il se permit une dernière question.

« Puis-je savoir qui va diriger l'Ost du Val qui le mènera au Conflans ? »

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Personnage
Age du personnage: 19 ans
Surnom: Le Faucon Blanc
Métier/Titre(s): Dame des Eyrié et de la Maison Arryn, Suzeraine et protectrice du Val d’Arryn

« Devoir, Force & Honneur »
« ! Pour le Val ! »

Copyright : EdP, tumblr, Jon snow
Citation : À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Pseudo : Jul'
Corbeaux : 8549
à Westeros depuis : 16/02/2013
MessageSujet: Re: Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar) 17.02.17 15:16

Ashara voulait rendre service, mais elle savait aussi qu’elle ne pouvait pas faire n’importe quoi avec n’importe quel vassal. La Maison Elesham n’était ni assez prestigieuse, ni assez engagée pour qu’elle ne s’entoure que de ses membres. Elle n’était pas du genre à toujours offrir les meilleures places aux plus riches, mais par contre, elle en gardait sous le coude pour récompenser la loyauté et pour ne pas froisser les plus puissants. Dans sa situation encore trop récente pour être assurée, elle ne pouvait pas se permettre de faire le moindre faux pas. S’attirer les foudres des nobles les plus puissants du Val signerait son arrêt de mort, et pire, celui de son fils.

__ Une seule oui. Je ne peux hélas pas vous réserver toutes les places de suivantes que je peux pourvoir, d’autres Maisons me demanderont probablement le même service, et à nombre d’entre eux, je ne pourrais pas refuser. Evidemment, si vous voulez me parler plus avant de vos sœurs, je suis toute ouïe, et je pourrais peut-être vous éclairer, mais si non je vous fais confiance pour faire le bon choix tant pour vos intérêt que pour le mien. »

Une place de suivante auprès de la Suzeraine du Val ouvrait bien des portes, elle le savait et ne s’en cachait pas, ni ne se mentait sur le réel intérêt d’y placer une fille ou une sœur. Pour le prestige de la position, pour prouver sa valeur auprès d’elle, mais surtout pour promouvoir sa maison et se faire des contacts jusqu’au-delà des frontières du Val. D’ailleurs, vu le mariage qu’elle prévoyait pour Nyella Belmore, rien de moins que le Suzerain du Conflans, il ne faisait aucun doute que la place serait convoitée. La remplaçante de la jeune rousse pourrait obtenir la main d’un homme de haute noblesse, mais évidemment, une Elesham ne pouvait décemment pas viser aussi haut.

__ Vous n’en êtes pas encore certain ? » Elle sourit. « Je sais que pour nombre d’hommes, ne pas être fait pour la guerre est considéré comme une faiblesse, et bien heureusement pour le Val, de nombreux hommes sont fait pour se battre. Mais je pense que chacun nait avec des qualités et des défauts, et que pour donner le meilleur de soi dans une vie, il vaut mieux insister sur les qualités qu’essayer de masquer les défauts. Quel que soit ses qualités, je pourrais probablement lui trouver une place aux Eyrié. »

Ecuyer, page, aide de camp, adjoint du Mestre, secrétaire de l’intendant, une Maisonnée de Suzeraine se composait d’une multitude de post dont certains requérait des qualités non martiales et pourtant fort appréciables et appréciées. Cependant, si le jeune homme n’était pas à sa place comme écuyer d’un des Gardes Ailés ou même d’un chevalier des Eyrié, elle ne pourrait imposer longtemps ce choix, tant pour des raisons de sécurité que de respect envers ses hommes. Autant Ser Barristan ne se ferait pas prier pour mettre des coups de pieds au cul d’un gamin, aussi noble soit-il, s’il n’était pas à la hauteur du post, autant Ser Creighton par exemple était bien capable d’accepter son sort en silence, mais elle ne pouvait pas leur faire ça, ni à l’un ni à l’autre, pas à ceux qui était prêts à donner leur vie pour elle, ni à ceux qui protégeait les Eyrié. Trainer un poids mort n’était pas envisageable.

__ Je comprends, bien sûr. Comme je vous disais, vous êtes le bienvenue ici, mais je n’ai pas de post officiel à vous proposer pour l’instant et donc, vous n’avez aucune obligation envers moi sauf vos devoirs de vassal. Vous trouverez des navires à Cordial ou à Goëville, nous avons été contraints de sacrifier la flotte, mais grâce à cela, les marins et la population ont été préservés, ainsi que les ports et les bateaux civils. »

Les Sept en soient loués. pensa-t-elle. Les Fer-Nés n’avaient fait que passer au large de Goëville. 2tant donné qu’ils détruisaient consciencieusement toutes les flottes depuis celle de Belle-Ile durant leur épopée, elle en avait déduit qu’ils feraient de même pour celle du Val. Après tout, la flotte du Val était celle qui avait vaincu la flotte des Targaryen au début de la conquête, avant d’être détruite par le feu du Dragon. Les Fer-Nés risquaient de s’attarder s’ils rencontraient une résistance maritime et de faire de gros dégâts, tant parmi ses marins que sur les côtes. Or avec un ost en vadrouille dans l’Ouest, une flotte de Fer à son meilleur d’après ses informations – ils avaient défaits Stannis avec la flotte de la Couronne et de l’Orage réunies dans les degrés de pierre – il lui fallait éviter les raids tout en agissant dans l’intérêt des Sept Couronnes. Elle avait opté pour les flammes, pour leur faire le cadeau de la flotte du Val sans que la moindre vie ne soit sacrifiée et leur donner envie de rapidement passer leur chemin. Et cela avait fonctionné… Les Sept en soient loués. pensa-t-elle à nouveau.

__ Certes non, ils n’apprennent rien et font des dégâts considérables à chacun de leur raid. Le reste du ban restera ici, oui. Je compte sur vos hommes, mais si vous souhaitez rester aux Piz pour prendre possession de votre domaine, je ne saurais vous en blâmer. Toutes les maisons participent à l’effort de guerre, mais il y a aussi d’autres fronts à tenir, si on peut dire. Lord Grafton par exemple n’envoie que peu de soldats car je lui ai demandé de se concentrer sur la très prochaine reconstruction de la flotte du Val pour laquelle je suis en train de prospecter. »

Elle avait une partie du bois et de l’or nécessaire et si son opération dans le Conflans aboutissait, elle aurait tout le bois dont elle pouvait rêver à moindre frais. Avec la réception du présent à voile de la Reine Cersei, elle comptait bien faire de la flotte du Val la plus puissante des flottes de Westeros en un temps record. Une flotte digne de la Gouverneur de l’Est, une flotte digne d’un royaume qui pourrait se permettre de prendre son indépendance si ceux qui lui devaient la vie continuaient à oublier de la remercier…

__ Lord Nestor Royce bien-sûr ! Pourquoi ? »

Question étrange. Elle se demanda si Lord Wedrar ne convoitait pas la place, mais cette idée la fit rire. Evidemment que non, comment pourrait-il effleurer un tel espoir alors qu’il avait encore tout à prouver. Lord Nestor avait administré et protégé le Val d’Arryn pendant des années quand Lord Jon était à Port-Real, il avait retrouvé le testament de ce dernier qui prouvait la légitimité d’Ashara et, bien que d’une branche cadette, il faisait partie de la famille. Il bénéficiait en outre d’une belle expérience de la politique et du combat, du respect des hommes et des autres nobles du Val et du prestige dû à son nom tout en étant pas aussi puissant et donc pas aussi dangereux ni aussi vaniteux qu’un Belmore, un Vanbois ou un Veneur. Elle sourit à l’idée de l’avoir enfin remercié de ses bons et loyaux services avec les Portes de la Lune tout en se demandant où passer l’hiver désormais. Il méritait toute sa confiance et tous les éloges qu’elle pourrait lui faire.




   
   
   
 

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Tous les hommes doivent mourir (Lord Wedrar)

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