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Uchronie du Trône de Fer de George R.R. Martin. Venez incarner un riche Lord, un noble chevalier, un seigneur ruiné ou un roturier dans le Royaume des Sept Couronnes !

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298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE

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MessageSujet: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 29.12.13 12:30

An 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4

Les derniers jours s'étaient écoulés comme dans un rêve pour Durran. Le jeune homme était assis en tailleur sur la paillasse qui lui servait de lit dans la cellule dans laquelle il se trouvait. Certains auraient pu le croire endormi en voyant ses paupières closes mais il était parfaitement alerte, ayant simplement fermé les yeux pour réfléchir et se remémorer les derniers événements.

Le Prince Doran avait utilisé ses cartes avec l'habileté d'un joueur expérimenté du Jeu des Trônes, ce qui n'avait rien de surprenant lorsqu'on connaissait sa réputation. En dépit de toutes les leçons qu'il avait pu recevoir auprès de Raymar et Willos, Durran était le premier à reconnaître qu'il ne possédait pas la sagesse et l'expérience d'un homme tel que le Prince de Dorne.

Bien que le résultat n'ait pas été celui qu'il avait espéré, le tableau n'était cependant pas si sombre. Daenerys se voyait accorder une chance de tracer sa propre route vers le Trône de Fer et Durran ne doutait pas qu'Illyria ferait tout pour la protéger. Le chevalier était moins certain de l'allégeance de Ser Jorah mais il espérait que le charme naturel de la princesse finirait par le persuader de devenir un protecteur loyal. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle ne tombe pas dans quelque piège qui pourrait lui coûter sa liberté ou pire encore, sa vie.

Les paroles subtiles du patriarche des Martell et les éclaircissements de la garde du corps n'avaient laissé aucun doute quant à l'existence d'au moins un Feunoyr sur Essos, ce qui ne présageait rien de bon pour l'avenir. Depuis qu'Aegon IV avait légitimé plusieurs de ses bâtards sur son lit de mort, la lignée dissidente des Feunoyr n'avait eu de cesse de contester le pouvoir des Targaryen. Le dernier descendant en date, Maelys, avait péri plus de trente ans plus tôt, sur l'ordre du roi Aegon V mais Durran n'était pas surpris que d'autres Feunoyr aient pu survivre.

Prenant une profonde inspiration, l'homme aux cheveux bruns chassa ces préoccupations de ses pensées. Il ne fallait pas être mestre pour deviner que le Prince n'avait jamais eu l'intention de le laisser repartir de son domaine, ce pourquoi Durran n'avait cultivé aucune illusion à ce sujet. Il était résigné au sort que lui réservait son hôte et geôlier, fusse-t-il l'emprisonnement à vie, la mort ou quelconque autre châtiment. En dépit du statut de prince, que certains l'exhortaient à revendiquer et que d'autres s'employaient à lui contester, le jeune Baratheon avait le cœur d'un chevalier et il entendait vivre le restant de ses jours avec honneur.

Durran songea avec mélancolie que l'absence de ses armes, en particulier de ses épées jumelles, le privait d'une distraction utile qu'il possédait depuis des années. En effet, le chevalier avait l'habitude d'aiguiser les lames de ses épées, ainsi que de les nettoyer dès qu'il en avait l'occasion, une tâche que nombre d'autres chevaliers auraient relégué à leurs écuyers ou serviteurs mais qu'il aimait à réaliser lui-même. Raymar lui avait souvent répété qu'un guerrier n'était jamais aussi bien servi que par une lame dont il connaissait toutes les facettes et qu'il entretenait lui-même.

Un sourire fleurit sur les lèvres du jeune homme en songeant à son protecteur. Au moins, le chevalier de Fort-Etoile se trouvait bien loin d'ici, dans son petit fief ou bien auprès de la Maison Arryn, où il pouvait honorer son serment d'allégeance à la maison suzeraine du Val. Si les dieux lui permettaient un jour de quitter ces lieux, peut-être aurait-il l'occasion de lui rendre visite et de serrer dans ses bras cet homme qui avait été comme un père pour lui.

Le jeune Baratheon fut tiré de ses pensées lorsque la porte de sa cellule s'ouvrit, laissant apparaître la silhouette d'un homme aux larges épaules et à l'accent fort prononcé lorsqu'il prit la parole à son attention.


- Vous êtes attendu par son altesse.

Durran acquiesça silencieusement avant de se mettre debout. S'avançant d'un pas tranquille en dehors de sa geôle, il suivit les gardes qui l'escortaient tout en se demandant à quoi ressemblerait sa prochaine audience avec le Prince de Dorne.




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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 02.02.14 7:06

Les derniers jours s'étaient écoulés sans que Doran Martell ne les voient passer. Il avait été débordé. Après avoir reçu les quatre voyageurs aux jardins aquatiques, il avait du refaire le voyage vers Lancehélion, rencontrer une dernière fois la princesse Targaryen et organiser son départ discret vers Essos tout en gérant publiquement son acheminement vers la capital. Il avait écrit de nombreuses lettres et en avait reçu d'autres. Il avait aussi du gérer les affaires courantes tout en réfléchissant à la meilleure manière d'utiliser son prisonnier.

Finalement, deux jours après les événements, profitant du retour au calme de la ville, il se fit installer dans le petit salon de ses appartements privés, là où il aimait à jouer au cyvosse, et demanda à ce qu'on lui amène le prisonnier. Pour cette entrevue là, il n'avait pas congédié son garde du corps mais celui-ci avait pris position dans un coin de la pièce et resterait immobile comme un meuble pour se faire oublier et ne pas gêner la conversation si importante qui allait avoir lieu sous ses yeux.

Le Prince de Dorne savait que la cellule dans laquelle le jeune chevalier avait passé ces quelques jours était spartiate mais il avait néanmoins pris les dispositions nécessaire pour qu'il ne manque de rien. La nourriture qui lui avait été servie n'était faite uniquement d'eau et de pain mais bien de riz et de viande comme les portions des autres soldats et il avait même eu l'occasion de se laver après son arrivée à Lancehélion (la chevauchée depuis les jardins aquatiques avait certainement laissée son empreinte olfactive). Il savait donc que l'homme qui arriverait devant lui ne serait certes pas rasé de frais mais aurait l'apparence d'un chevalier respectable... et désarmé.

Doran Martell était en train de porter une tasse de lait à ses lèvres quand on frappa à la porte. Il reposa le breuvage sur la petite table et fit plonger sa main déformée sous la couverture avant de répondre d'une voix claire. Il remerciait les dieux tous les jours d'avoir épargné sa voix car elle restait sous seul outil d'autorité. Qu'aurait-il pu faire si en plus de perdre l'usage de son corps il avait aussi eu l'élocution d'un vieillard ? Oh, il ne se posait pas la question : il aurait abdiqué en faveur de son héritier... Mais cela serait tellement compliqué. Il se devait de tenir jusqu'au mariage d'Ariane... A moins que la donne ne change prochainement.


Asseyez vous, jeune homme.

Il y avait, devant la chaise roulante du Prince de Dorne un fauteuil confortable mais qui permettait de s'asseoir sans être vautré. C'était l'idéal pour recevoir des dignitaires en privé. Il dévisagea un instant le garçon et plus il s'y attardait plus chaque détail confirmait qu'il était le fils de l'usurpateur. Néanmoins, Robert Barathéon avait de nombreux enfants qui lui ressemblaient...Mais aucun n'était de la Reine.

Ser Durran, dites m'en d'avantage sur vous. Votre visage est criant de vérité, vous êtes certainement le fils du Roi Robert, mais avez vous une preuve que votre mère n'est pas une catin ou une servante quelconque ? Parlez moi de votre histoire. Où avez vous grandi ? Qui vous a fait chevalier ?

Cela faisait de nombreuses questions et Doran Martell avait bien conscience que c'était avouer une forme de faiblesse ou du moins un manque dangereux d'informations que de les poser, mais il lui semblait qu'il serait plus rapide d'aller droit au but et d'éprouver par la suite l’honnêteté du garçon en vérifiant ses dires que de lancer des enquêtes et de répartir ses espions sur les sept couronnes pour découvrir la vérité.

[HRP : désolé d'avoir tardé, j'ai vu que ton perso est en danger...]
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 02.02.14 13:30

Ayant été amené devant le Prince de Dorne, Durran le salua de la tête avant de prendre place dans le fauteuil d'aspect confortable qui avait été disposé en face du vénérable chef de la Maison Martell. Il demeura silencieux dans un premier temps, fixant son interlocuteur du regard sans hostilité ni animosité mais en prenant tout comme lui le temps de l'observer. L'apparence du prince était trompeuse puisque sa faiblesse physique, qui résultait de sa longue maladie, n'avait visiblement altéré en rien sa sagacité.

Attentif aux paroles du suzerain de Dorne, le chevalier prit le temps de considérer sa réponse. Il n'aurait servi à rien de mentir puisque son sort se trouvait désormais entre les mains du Prince Doran. Un autre que lui aurait peut-être cherché à monnayer son savoir, en échange de privilèges ou d'une éventuelle promesse de liberté mais le chevalier n'était pas un marchand de poissons, ni un intriguant. Il avait gardé des secrets tout au long de sa courte vie, principalement pour préserver sa propre existence mais maintenant que celle-ci était placée entre les mains du Dornien, c'était comme si un poids était quelque peu allégé sur ses épaules.


- Si vous avez déjà vu des bâtards de mon père, ou entendu leur description, vous savez déjà que les traits des Baratheon sont dominants. Mes cheveux, mes yeux, ma carrure, presque tous les aspects reconnaissables de mon physique proviennent indubitablement de cette lignée, si bien que vous ne trouverez pas de preuve du sang Lannister qui coule dans mes veines dans mon apparence, votre altesse.

C'était un fait, et que le jeune prince ne regrettait pas. Même s'il n'était pas fier de l'homme qu'était devenu son père depuis la rébellion, au moins n'avait-il pas hérité de l'apparence ou des tares de sa mère. Sa chevelure brune, presque noire, ses yeux noisette, ses larges épaules, tout cela était hérité sans le moindre doute de son père.

- Je possède certains parchemins, dont un écrit et signé de la main de Lord Arryn et de quelques notables, attestant de ma légitimité, qui sont cachés dans mes affaires mais la majorité des documents sont en possession d'un des chevaliers fidèles à Lord Jon, qui devait les mettre en lieu sûr. Lord Arryn avait apparemment pris le soin de conserver plusieurs exemplaires de ces documents, certains étant des portraits à différents âges, d'autres une liste détaillée de mes tâches de naissance, je n'ai probablement pas connaissance de tous ces parchemins.

Il porta d'un geste devenu naturel une main à son cou, et plus précisément à la chaîne en or qui s'y trouvait. Bien que n'étant pas particulièrement matérialiste, trop habitué désormais à voyager avec le strict minimum, Durran éprouvait un attachement particulier pour le médaillon aux armes des Baratheon qu'il portait, et qui lui avait été donné par son père alors qu'il n'était encore qu'un bébé.

- Je n'ai que très peu de souvenirs de ma vie au Donjon Rouge, Prince Doran. Ce que je sais de cette époque, je l'ai appris de la bouche de mes protecteurs, et des lettres adressées à mon attention par Lord Arryn. D'après lui, la fièvre qui a failli me coûter la vie alors que j'étais âgé d'environ deux ans n'avait rien de naturel et résultait d'un empoisonnement. Craignant pour ma vie et n'ayant que des suspicions quant aux assassins potentiels, il choisit de faire croire à ma mort à tous, et de profiter du convoi funéraire pour échanger mon corps qui avait toutes les apparences de la mort, avec celui d'un enfant des rues.

Le chevalier fit une courte pause, son regard sombre se perdant un instant dans le vide. Il avait essayé de se dissocier le plus possible de cette famille qu'il avait laissée derrière lui il y a si longtemps mais il se souvenait du portrait qu'on lui avait fait de son père à l'époque, de sa colère et de sa tristesse.

Maintenant qu'il connaissait le véritable amour, il pouvait compatir avec la détresse qu'avait dû ressentir Robert Baratheon à la mort de Lyanna Stark, bien qu'il ne préférait même pas imaginer ce qu'il adviendrait de son âme si Daenerys venait à mourir. Cela n'excusait pas le comportement et les nombreuses fautes de son père mais au moins, il était plus à même de le comprendre.

Reportant son attention sur le Prince Doran, le jeune Baratheon poursuivit son récit d'un ton calme.


- J'ai été acheminé jusqu'à Hautjardin, où j'ai passé la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence. Lord Arryn avait fait un marché avec Lady Olenna Tyrell, pour que j'y sois élevé dans le plus grand secret. L'un de ses chevaliers les plus loyaux, Ser Raymar Templeton, a été mon protecteur et mon mentor pendant près de quinze ans. C'est lui qui m'a fait chevalier.

Aussi loin qu'il puisse se souvenir, Raymar avait toujours été là pour lui. Si Willos avait été son grand frère d'adoption, et Lady Olenna une sorte de grand-mère aux motivations souvent obscures, le chevalier du Val d'Arryn représentait un père de substitution à ses yeux. Durran aurait été davantage honoré s'il avait été son fils, et simple héritier de son petit fief de Fort-Etoile, que celui du Roi des Sept Royaumes.

Le chevalier esquissa un sourire sincère à l'attention du suzerain de Dorne et poursuivit avec une pointe de nostalgie.


- Cela m'a toujours un peu amusé et attristé à la fois, de voir que Lord Mace cultive une telle animosité à l'égard de votre famille, et de votre frère le Prince Oberyn en particulier, pour l'accident qui est arrivé à son fils aîné, alors que Willos lui même ne lui en a gardé aucune rancœur et cultive même une correspondance avec lui.

Willos était un homme sensiblement plus intelligent et plus sage que son père, et Durran n'avait pas de doute qu'il ferait un excellent suzerain du Bief un jour. Sortant du flot de ses souvenirs, le chevalier se concentra sur d'autres faits à mentionner au prince et reprit à nouveau la parole.

- Il y a plus d'un an, j'ai décidé de partir à Essos pour me confronter à la réalité de l'existence en dehors des murs de Hautjardin. Je voulais mesurer mes talents de combattant contre ceux de guerriers qui n'auraient aucune raison de retenir leurs coups, voir comment les gens vivaient, qu'ils soient de riches marchands, de simples citoyens ou même des esclaves. Là-bas, je n'étais qu'un visage de Westerosi indistinguable d'un autre. C'était une expérience enrichissante, qui m'a permis d'élargir un peu ma vision des choses.

Étonnement, l'idée de ce voyage lui était venue d'une anecdote selon laquelle les fils de la maison Lannister faisaient souvent le tour des cités libres une fois arrivés à l'âge adulte. Ce périple qui lui avait permis de traverser Essos de long en large l'avait aguerri mais il ne s'était jamais attendu à rencontrer Daenerys, ni à tomber sous le charme de cette jeune femme à la beauté aussi ensorcelante que son innocence et que son courage. Il avait eu la chance d'être avec elle, même pour un temps si court, et c'était une chose qu'il n'oublierait jamais.

- Je pense vous avoir tout dit, votre altesse, ou tout du moins tout ce qui m'était venu à l'esprit. Si vous avez d'autres questions en tête, je tâcherai d'y répondre si c'est en mon pouvoir.




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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 10.03.14 13:18

Les Tyrell. C'était la conclusion à laquelle le Prince était arrivée mais l'entendre de la bouche du jeune homme le confronta d'avantage à la réalité. Ce gamin était sous la protection de Lady Olenna.

En ayant vécu si longtemps à Hautjardin, vous vous êtes sûrement rendu compte que Lord Tyrell n'est qu'une marionnette pour sa mère. C'est Lady Olenna qui dirige et elle le fait à merveille. Les méfiances et les rancœurs entre le Bief et Dorne ne datent pas de la mésaventure qui a opposé Lord Willos à mon frère. C'est bien plus antérieur et cette blessure n'est qu'un prétexte de plus. Sachez, Ser Durran, que si je ne porte pas les Barathéon dans mon cœur, les Tyrell n'y sont pas mieux lotis.

Le ton du Prince de Dorne était assez dur. La petite parenthèse plus ou moins ironique du jeune homme au sujet des rapports politiques entre les deux régions l'avait légèrement irrité. Mais cela montrait encore quelque chose...

Visiblement, vous n'avez pas été éduqué à la politique ni à la diplomatie. Vous êtes certainement un excellent chevalier mais vos tuteurs ne vous ont pas formé à ce que vous êtes censé être. Pour quelle raison et dans quel but, je ne pourrais que spéculer. Et mes spéculations ne seraient pas très flatteuses pour vos protecteurs.

Doran imaginait assez bien que Lady Olenna voulait pouvoir manipuler ce gosse pour les années à venir. Surtout s'il montait sur le trône. Pourquoi Lord Arryn avait choisi les Tyrell, c'était une question intéressante mais il était probable que jamais la réponse ne soit révélée. Quoi qu'il en soit, Lady Olenna n'était pas du genre à faire des bonnes œuvres sans objectif.

Vous ne me parlez pas des accords entre Lord Arryn et Lady Olenna. Je suppose qu'il y a eu des engagements des uns et des autres. Contre quoi les Tyrell ont-ils accepté de faire votre éducation, jeune homme ? Je vais être plus précis dans ma question... Quels sont vos rapports avec Lady Margaery ?

Il eut un sourire moqueur. Ser Durran allait-il réaliser seulement maintenant qu'il n'était qu'une marchandise ou le savait-il déjà ? Lady Olenna voulais mettre les Tyrell sur le trône et ce gosse était le meilleur moyen de le faire. Elle avait du être ravie quand elle avait hérité de lui.
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 21.03.14 0:51

Le prince n'était guère surpris par le savoir du Prince Doran au sujet de la gouvernance de Hautjardin. C'était un secret de polichinelle que le Bief n'était pas réellement dirigé par Lord Mace mais par sa mère, la très sage et redoutable Lady Olenna. Bien sûr, Durran n'ignorait pas que les racines de l'inimitié légendaire entre le Bief et Dorne remontaient bien plus loin que l'accident qui avait coûté à Willos le plein usage de sa jambe. Toutefois, celle-ci n'avait été que ravivée par cet incident.

- Veuillez me pardonner si j'ai pu vous offenser au sujet des rapports entre vos deux familles. Certains des Tyrell m'ont accueilli quand j'étais vulnérable, vous comprendrez que je puisse leur en être reconnaissant.

Le chevalier considéra les paroles du Dornien au sujet de son éducation et ne put qu'acquiescer silencieusement à son analyse. Il entrevoyait le raisonnement de son hôte et geôlier et ne manqua pas de le formuler de sorte à l'exposer clairement.

- C'est vrai que j'ai été visiblement élevé pour être un instrument brut. La faute n'en va pas au chevalier qui m'a protégé et qui ignorait malheureusement les subtilités de la politique tout comme celles de diplomatie. Il m'a avant tout appris à me défendre et à survivre, ce qui étaient mes deux préoccupations principales de l'époque.

Durran n'était pas idiot. Toutes les connaissances sur l'histoire, les traditions, le calcul, les alliances... et toutes les autres choses enseignées par le mestre et par Raymar étaient présentes dans son esprit. En revanche, son mode de pensée n'était effectivement pas celui d'un diplomate ou d'un politicien mais celui d'un guerrier, pragmatique mais dénué de finesse et sans doute de cette vision sur le long terme qui permettait de faire perdurer les lignées sur le trône.

- Il est fort possible que Lady Olenna ait imaginé me marier à sa petite fille, et faire régner sa famille à travers moi, en me faisant conseiller par celle qui serait devenue ma femme et peut-être aussi ses frères et cousins. Je ne suis pas aveugle à son véritable caractère, votre altesse mais force est de reconnaître que je respecte cette femme qui m'a caché aux yeux et à la barbe de tous pendant des années.

Le jeune Baratheon se montrait honnête avec le prince, ne voyant pas d'intérêt à mentir à celui qui détenait de toutes façons son avenir entre ses mains. Il considéra les dernières questions que lui avait posé Doran sans prendre la peine de dissimuler sa moquerie, et c'est pourquoi il se contenta de hausser les épaules.

- Il n'existe aucun contrat de mariage entre Lady Margaery et moi-même, et je ne désire pas d'union entre nous. Les Tyrell souhaitent naturellement que leur descendance monte un jour sur le trône mais ils ne sont pas hardis au point de mettre par écrit une union qui scellerait leur arrêt de mort si on apprenait qu'ils ont comploté dans l'ombre. Ils se satisferaient de l'union d'un enfant de leur maison avec l'un des miens, lequel n'étant pas précisé. Ils voudraient aussi naturellement une place au Conseil, là encore de mon choix. Vous le savez déjà sans doute mais ce qu'ils veulent, plus que l'argent qu'ils ont déjà en quantité, c'est le pouvoir et surtout la reconnaissance du statut de leur maison. Ils portent encore les stigmates de n'appartenir qu'à une maison qui a été vassale, plutôt qu'une maison qui a régné, comme celles des Stark, des Lannister, des Arryn ou même de la vôtre.




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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 06.04.14 16:38

Plus il observait Durran et au regard des papiers qu’il avait effectivement trouvé dans ses bagages, plus il se demandait comment l’aîné de Robert pouvait être aussi brun et les autres aussi blonds. Il continuait de se demander si tout cela n’était pas une farce, mais le cachet de Jon sur les parchemins lui indiquait qu’il n’en était rien. Il restait le fait qu’avec une telle différence avec ces frères et sœurs, personne ne le croirait, les Lannister en premier, or c’était eux qui tenaient le pouvoir en réalité… Les Lannister. Les responsables du sort d’Elia… C’est aussi pour ça qu’il mit une certaine temps à reprendre le fil de la conversation et à répondre enfin.

__ Je suis un vieil homme, il en faut plus que ça pour m’offenser jeune homme. Par contre, la situation est ironique, car encore une fois vous êtes vulnérable et encore une fois il y a une maison pour vous recueillir. Lui en serez-vous aussi reconnaissant ? »

Le Prince de Dorne eut un sourire en coin qui en disait long sur les pensées qui lui venaient à l’esprit depuis que Durran était arrivé. Il avait eu tant à faire, que pour le moment, ses pensées n’avaient pas encore pris la forme de plans, mais peu à peu, il se dessinait plusieurs issues intéressantes à cette histoire. Très intéressantes même, mais il fallait jouer une partie de Cyvosse des plus ardues et ce avec les meilleurs joueurs des Sept Couronnes, les Lannister et les Tyrell… Défi intéressant.

__ Hum… et même pour ça… » Commença-t-il en dodelinant de la tête Ils vous ont tellement bien formés que vous sauvez la Princesse des griffes du méchant Dotrakis pour vous réfugier chez votre ennemi. « Dites-moi, qu’imaginiez-vous en venant ici ? Que je lèverais une armée derrière vos bannières ? Invaincu, insoumis, intactes. Nous ne cédons pas à la fureur jeune homme, pas plus qu’à la panique ou au sentimentalisme. »

Un serviteur frappa à la porte et le Prince lui dit d’entrer, mais celui-ci se contenta de rester sur le pas de la porte pendant que Doran faisait un simple signe de tête. Seul le serviteur le savait, mais il s’agissait là du signal pour amener ces conseillers, Oberyn et Martell.

__ Vous n’êtes pas aveugle non. » Mais pensez-vous vraiment que Lady Olenna se laissera volé la place de Reine pour Margaery au profit d’une autre sans contrepartie. Ce gosse est totalement niais ! « Vous avez donc pu voir que c’est une très vieille femme, tout comme moi, peut-être ne vivrons nous pas assez longtemps pour connaitre nos petits-enfants. Quelle tristesse pour des personnes telles que nous de ne pouvoir s’assurer du bonheur de notre famille. »

Quel roi ferait ce gamin qui prenait des décisions plus idiotes les unes que les autres ? Il pourrait bien s’avérer pire encore que son père, à moins d’être très bien conseillé bien sûr…

__ Il semble que vous vous voyiez déjà sur le trône, seulement votre père est toujours en vie jeune homme, vous allez bien vite en besogne à tous les niveaux. Discutons plutôt de ce qui pourrait sortir de bien de tout cela… Admettons que je vous tue. Jon étant mort, personne à part les Tyrell et Ser… comment déjà ? Raymar… oui, c’est ça. Donc personne à part lui et Les Tyrell ne sont au courant de votre existence. Que pensez-vous qu’ils feront si vous ne sortez jamais d’ici ? Qu’ai-je à perdre à vous éliminer de l’échiquier, et surtout que pourrais-je bien gagner si je ne le fais pas ? Dites-moi… »
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Oberyn Martell
« Invité »

MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 11.04.14 23:57

- Prince Oberyn, le Prince Doran vous demande.

Le serviteur de Doran n’avait pas mis longtemps à le trouver. Oberyn se trouvait adossé au mur de la porte de ses appartements privés, proche de ceux de son frère, comme n’attendant que ce signal pour intervenir. Son frère avait toujours pu compter sur Oberyn pour le conseiller, et ils étaient, bien que différents en de nombreux points, assez proche pour que celui-ci ne déroge jamais à sa tâche. La Vipère Rouge pouvait parfois se montrer impulsif et impétueux, contrairement à son frère qui avait le don de garder ce calme et cette sorte de prudence en tout temps. Néanmoins, même s’il contestait de temps à autres certaines décisions, le Prince Doran pouvait trouver en son petit frère un véritable soutien, œuvrant tout les deux d’une même force pour la Maison Martell. Oberyn sait qu’il est le suzerain qu’il faut à Dorne.
Le Prince, tournant la tête, esquissa un sourire en direction du serviteur, tout en se levant. Il marcha alors vers lui, et arrivé à son niveau, posa sa main sur son épaule, en approchant un peu sa tête de son oreille.


- Vas chercher Manfrey, il ne doit pas être bien loin. Et tout de suite après, dis à Ellaria de m’attendre dans mes appartements. J’aurai une grande envie de la voir une fois qu’on en aura finis avec tout ça…

Oberyn esquissa de nouveau un sourire, plus marqué cette fois, et se remit en marche vers les appartements de son frère. Quelques pas le séparaient des portes, et très vite il arriva à leur niveau. Celles-ci étaient closes, comme il était de rigueur de le faire pour des entrevues aussi importantes que celle dont les Martell avaient à faire aujourd’hui. Elles étaient d’ailleurs épaisses, assez pour qu’on n’entende pas le moindre bruit qui pouvait en provenir. Son entrée serait remarquée, et cela ne le dérangeait nullement, au contraire. Le Prince Oberyn posa doucement sa main sur la porte, et l’ouvrit rapidement, n’essayant pas d’être discret. Il se retrouva devant son frère Doran, en compagnie d’un jeune homme. Celui-ci ne devait pas avoir la vingtaine, peut être tout juste. Il savait qui il était, évidemment, les deux frères ayant eu le temps de s’informer après qu’Oberyn accueilli leurs bateaux sur les côtes. Apprendre qui il était n’avait pas manqué de faire sourciller Oberyn, celui-ci d’abord sceptique. D’ailleurs, il l’était encore. Jusqu’à preuve du contraire, il n’avait eu connaissance d’aucune preuve qu’il n’était pas simplement un bâtard de Robert. Ce point, on ne pouvait en revanche pas le cacher. Le jeune homme ayant tout les traits caractéristiques de la lignée Baratheon, et il n’était pas difficile de voir en lui le roi Robert. C’étaient de toute façon des points que son frère Doran n’aurait pas manqué de questionner, et la vérité finirait par éclater. La Vipère Rouge referma la porte derrière lui, sans quitter des yeux les deux hommes assis devant lui. Il commença alors à marcher vers eux, lentement, un léger sourire se dessinant sur son visage plus il s’approchait d’eux. Lorsqu’il arriva enfin à leur portée, le Prince se stoppa devant le prétendu héritier du Trône de Fer, se tournant vers lui, le scrutant de haut en bas d’un regard aiguisé. Il reprit alors de sourire, toujours légèrement, avant de parler lentement, de légères pauses entre les phrases.

- Prince Durran Baratheon, héritier légitime des sept couronnes, revenu d’entre les morts… Vous étiez si jeune lorsque des corbeaux sont venus nous annoncer votre décès.

Il se remit à marcher, très lentement, les yeux sur Durran, tournant autour de lui en continuant de parler.

- Je n’ai pas pleuré votre mort. Nous avons tous notre lot de perte, et nos propres deuils ne nous quittent jamais vraiment.

Il pensait à Elia, évidemment, comme en de si nombreux instants. Cela faisait de bien nombreuses années qu’elle avait été assassinée, et Oberyn voyait encore son ombre dans les couloirs du château, comme ci elle ne l’avait jamais vraiment quitté. Elle était morte, déshonoré, et tant qu’il n’aurait pas sa vengeance, cela continuerait de le hanter. Cependant, ce n’était pas la seule perte que les Martell avaient à déplorer. Les neveux et nièces d’Oberyn et Doran étaient morts d’une horrible manière, une petite fille et un garçon de quelques mois. L’une finit poignardée de nombreux coups de couteaux, quand le plus jeune périt le crane fracassé contre un mur. L’oncle d’Oberyn, le Prince Lewyn, était mort au Trident aux côtés du dernier dragon, le beau-frère d’Oberyn. Titre qui d’ailleurs ne valait pas grand-chose, Oberyn ne le portant pas dans son cœur dès lors qu’il avait déshonoré sa sœur. Ainsi, les Martell avaient payé bien trop cher le prix de leur guerre, pour mettre un Baratheon sur le trône. Et ils avaient la devant eux son fils ainé, héritier des sept couronnes… Et il ne fallait pas réfléchir longtemps pour comprendre que c’était une véritable aubaine que de l’avoir ici, à Lancehélion, quand presque personne n’avait connaissance de son existence. Une fois arrivé de l’autre côté de Durran, il s’approcha doucement de lui, posant les doigts sur quelques mèche de ses cheveux, les touchant un instant, l’air observateur.


- Des cheveux presque noirs, des yeux marron, des bras puissants. Tu as du sang de Baratheon, je le crois volontiers. Il y à beaucoup de Robert en toi. Es-tu le digne fils de ton père ? Quel roi fera t’il, notre nouvel héritier ?

Il n’avait plus le sourire, comme un peu plus tôt. Si en effet, il était le fils légitime du Roi Robert, ils avaient tout à gagner à le considérer comme tel, aussi longtemps qu’il serait profitable de le faire. D’ailleurs, ils avaient tout à gagner à y croire, cette situation étant sans aucun doute à leur avantage. Oberyn ne pouvait qu’espérer qu’il ne soit pas le « digne fils de son père ». En effet, il n’avait jamais apprécié ce nouveau Roi, dont la rébellion couta la vie à de trop nombreux dorniens. Et même si ces traits portaient à voir un jeune Robert, il était en effet jeune, et donc influençable. Si ses fidèles amis dorniens l’avaient accompagné de ses pires moments jusqu’au trône, il serait bien logique de les en récompenser. Cependant, même si on le disait héritier, la situation ne leurrait personne. Il était en cet instant, un prisonnier des Martell. Oberyn se dirigea alors vers son frère, tournant le dos à Durran, et alla s’adosser contre le mur à la droite du Prince régnant de Dorne. Proche de lui, les yeux rivés sur le jeune Baratheon, attendant sa réponse ou une réaction de son frère.
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 13.04.14 0:05

Faire face au Prince régnant de Dorne était déjà un challenge que le jeune Baratheon savait ne pas être de taille à remporter mais devoir en confronter deux à la fois relevait purement et simplement du suicide. Les deux frères étaient réputés pour être tout aussi intelligents mais de façons différentes, Doran Martell étant réputé pour être froid et calculateur tandis qu'Oberyn Martell était décrit comme impétueux mais pas moins rusé. Si cela ne suffisait pas, le chevalier n'avait aucune idée de la véracité des portraits qui lui avaient été contés de ces deux hommes.

Etant demeuré silencieux avant l'entrée du second prince dornien en ces lieux, Durran se leva de son siège pour le saluer et laissa l'homme le scruter tout en profitant de cette opportunité pour l'observer également. Il ne tarda cependant pas à se rasseoir, par respect pour le prince Doran, qu'il préférait ne pas toiser de haut, même de façon purement factuelle.

Il ne fallait pas être devin pour savoir à qui le prince Oberyn faisait référence. La terrible tragédie qui avait touché Elia Martell et ses deux enfants n'était que trop connue d'un bout à l'autre de Westeros. Ces trois morts, son grand-père maternel en était directement responsable, et son père les avait tacitement cautionnées.

Durran ne recula pas lorsqu'Oberyn se rapprocha de lui, suffisamment près d'ailleurs pour toucher ses cheveux. Il avait déjà vu une fascination similaire à Essos mais pour d'autres raisons. Les Westerosi n'étaient pas monnaie courante dans certaines régions du continent de l'est, et il avait parfois été l'objet de curiosité des enfants comme des adultes.

Lorsque le silence se fut à nouveau installé, le fils aîné de Robert Baratheon porta alternativement son regard sur les deux hommes, avant de l'arrêter sur le prince Doran.


- J'ai pu aussi voir que Lady Olenna avait, tout comme vous il me semble, bien préparé sa succession. Si son fils n'est pas en mesure de poursuivre son oeuvre, Willos a l'esprit suffisamment aiguisé pour s'en charger, et Margaery n'a pas hérité de la rose que la beauté mais aussi les épines. J'ai grandi avec Margaery et croyez-moi que si vous souhaiteriez davantage comme alliée que comme ennemie, il faudrait être fou pour la vouloir dans son lit.

Le jeune homme considéra les autres questions des deux princes. L'absence de ses épées jumelles et de sa dague était quelque peu déconcertante, ses armes étant devenues à force presque une partie intégrante de lui-même. Se retrouver sans elles n'était pas une chose à laquelle Durran était coutumière même s'il tâchait de ne rien en laisser paraître.

- Je vous parais certainement bien naïf mais je n'avais pas d'intention cachée en venant ici, sinon celle explicitement nommée d'y trouver un refuge même temporaire pour Daenerys Targaryen et moi-même. Oui, mienne est la fureur et je ne peux pas nier que la passion a joué sa part dans ma décision de venir ici, en sachant la position vulnérable dans laquelle je me plaçais, et le dilemme que je vous poserais.

Il n'y avait pas mille et une destinations possibles en partant d'Essos, ni beaucoup non plus où la princesse aurait accepté de se rendre. Westeros était une évidence mais parmi les royaumes, lesquels accueilleraient une princesse Targaryen en exil à bras ouverts sans la livrer pour autant à Robert ? Le Nord, l'Ouest, les Terres de l'Orage, les Terres de la Couronne, le Val d'Arryn... tant de régions dont les suzerains avaient immédiatement ou irrémédiablement prêté allégeance aux Baratheon. Cela ne laissait que le Bief qui s'était rallié très tardivement à la nouvelle couronne, et Dorne. En l'occurrence, Durran ne faisait pas assez confiance à Olenna Tyrell pour lui remettre Daenerys entre les mains et espérer qu'elle ne la livre pas sur un plateau d'argent à Robert avec son fils perdu au passage.

- Je vous ai exposé les plans qui avaient été imaginés par un homme désormais mort et une femme dont la vie touchera peut-être bientôt à sa fin. Mon père est vivant et sans doute à sa mort, se verra-t-il succédé par Joffrey que ma mort survienne ou non de votre main...

Durran eut grand peine à retenir le frisson de dégoût qui lui parcourut l'échine en repensant aux dernières réflexions que Lord Arryn avait transmises à Raymar en la matière. Les soupçons quant à la véritable paternité de ses frères et sœur, attribuée à nul autre que son frère jumeau, le Régicide, Jaime Lannister, étaient tout bonnement abominables à ses yeux. Il se souvenait avoir imaginé l'expression déçue et écoeurée de Cersei Lannister en voyant qu'un de ses enfants était le fruit de son époux plutôt que celui de son amant et frère de sang...

Chassant ces sombres pensées, il tourna son attention vers le prince Oberyn.


- Tout dépend de ce que vous entendez par "digne", prince Oberyn. Est-ce que j'aime combattre ? Oui, c'est un trait qui est certainement présent dans mes veines et qui a été encouragé dans mon éducation depuis aussi longtemps que j'ai su tenir un bout de bois en main. Est-ce que j'aime passer mon temps à forniquer et à me saouler ? Non, j'aime les femmes et j'aime le vin mais les excès de mon père et leurs... conséquences sur sa personne sont un contre-exemple facile à suivre. Je ne veux pas devenir l'esclave de mes pulsions.

Durran ressentait véritablement de la honte devant ce que Robert Baratheon, autrefois réputé comme l'un des plus grands guerriers de Westeros, était devenu. Outre son imposante bedaine et son état d'ébriété quasi-permanent tout au long de la journée, d'après les portraits qu'on lui avait rapporté, il semblait s'être depuis le début de son règne complètement désintéressé des affaires de son royaume, laissant toutes les responsabilités à sa Main et à son Conseil Restreint, tout en faisant en sorte d'organiser nombre de tournois, banquets et autres dépenses exorbitantes qui avaient plongé la couronne dans l'endettement le plus total.

- Si vous parlez de mon sang, je suis effectivement l'image de mon père. Depuis des générations, tous les Baratheon ont les cheveux bruns et les yeux marrons. C'était aussi le cas de l'enfant mort en bas âge de Gowen Baratheon, et de son épouse, Lady Tia Lannister, voila quelques décennies. Est-ce que cela prouve que je suis le fils légitime de Robert Baratheon ? Sans doute pas. Est-ce que cela indique quelque chose quant à mes frères et sœur, je vous en laisse seuls juges.

Durran se demandait sincèrement ce qu'il adviendrait de la lignée Baratheon s'il s'avérait que Joffrey, Myrcella et Tommen étaient des bâtards nés d'une relation incestueuse entre sa mère et son oncle. Certes, son père avait eu un certain nombre de bâtards mais par leur illégitimité même, ils ne pouvaient prétendre à aucun droit ou titre. Quant à ses oncles... après plusieurs années de mariage, son oncle Stannis avait eu une seule fille. Quant à son oncle Renly, il était toujours célibataire et peut-être certain de le rester si les rumeurs qui courraient au sujet de sa relation avec Loras Tyrell avaient ne serait-ce qu'un peu de fondement.

Est-ce que les Sept Couronnes s'embraseraient si une telle illégitimité était prouvée à la mort de son père ? Il ne doutait pas que ses oncles se rebelleraient contre les Lannister mais quel camp choisiraient les Stark, les Arryn ou encore les Tyrell ?

Se résolvant à répondre à la question la plus difficile posée par Doran, et celle peut-être qui déciderait de sa vie ou de sa mort, Durran prit une profonde inspiration et posa les yeux sur le prince régnant de Dorne avant de reprendre la parole.


- Vous ne perdez rien à me tuer, puisque la plupart des gens me croient morts et que les seuls à être au courant de ma survie n'auront plus aucun intérêt à en faire étalage si je venais à périr. Si vous me gardez en vie, vous pouvez m'utiliser comme otage, même si vous n'aurez rien à gagner si vous ne pouvez prouver mon identité, ou bien pour semer la discorde entre les Baratheon et les Lannister. Sur le long terme, en supposant que j'accède un jour au trône, j'imagine que vous désireriez au minimum me faire prendre votre fille pour épouse et exercer une influence politique au sein du Conseil, en me faisant prendre peut-être le prince Oberyn ici-présent ou bien un autre des princes de Dorne, comme Main. Votre petit-fils serait promis à devenir roi de Westeros et la position de pouvoir de votre famille assurerait une influence globale à la Maison Martell pour plusieurs générations.




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Manfrey Martell
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 13.04.14 23:06

Avaché sur sa chaise, Manfrey poussa un long soupir. Il en ferma les yeux pendant quelques minutes alors même qu’il pouvait entendre les pas de Dagos Forrest descendant les escaliers de la tour du Gouverneur pour rejoindre ses hommes. Cette entrevue mouvementée touchait à sa fin et à présent, le Prince Manfrey pouvait se concentrer sur les autres affaires qui le tourmentaient lui et sa patrie. Le sifflement du vent nouveau qui s’était créé dans les hauteurs du palais ne laissait que très peu de tranquillité à l’homme qui ne pouvait se concentrer avec facilité mais le Gouverneur de Lancehélion n’était pas de cet acabit. Après tout, s’il avait désiré installé ses appartements dans la tour la plus propice au zéphyr de Lancehélion, c’est qu’il savait à quoi s’attendre. Mais en réalité… il était vrai qu’il lui était difficile de porter toute son attention sur les problèmes d’Etat pour la simple et bonne raison que la question de Doran le taraudait encore.

En effet, il était resté introuvable depuis le départ de la princesse Daenerys Targaryen et il était difficile de perdre un homme dans sa condition. D’autres questions restaient en suspend et d’autres visages prenaient forme dans son esprit mais aucun ne semblait envisager une réponse sauf cette rumeur… Un des chevaliers de la dragonne…

Mon prince !

La voix de son confident sonna rapidement et Manfrey relâcha la main posée sur son menton tout en rouvrant ses yeux clos pendant la réflexion qu’il se faisait. Cependant, c’est lentement qu’il se redressa dans une position assise convenable, le dos droit. Rhaksing se tenait devant les rideaux, son turban vert reposant sur son épaule droite. À demi-endormi, le Gouverneur ne l’avait même pas entendu arriver. Le doux visage de son chevalier était aujourd’hui bien dur, signe que la nouvelle qu’il venait lui apporter était importante. Le Martell espérait qu’il ne s’agissait pas d’un problème survenu lors du départ de Dagos Forrest.

Le Prince Doran demande ta venue dans ses petits appartements.

« Petits appartements » ? C’était donc là qu’il se cachait ? Il est vrai qu’il était peu commun de le voir par ici et à vrai dire, Manfrey se sentait presque bête de ne pas avoir pensé à cherché à cet endroit mais le palais de Lancehélion était très grand et fouillé chaque pièce prendrait bien trop longtemps. La raison d’une telle demande était mystérieuse. Cela faisait bien longtemps que Doran et son cousin ne s’était pas vu directement. Le Prince des Sables se leva aussitôt les mots prononcés et se dirigea vers la sortie avant de s’arrêter net devant les voiles marquant la séparation entre sa pièce et le couloir. Il jouait avec le tissu translucide faisant de même avec la lumière qui tantôt s’assombrissait, tantôt retrouvait ses teintes sanguines alors que le soleil se couchait au loin.

J’y vais.

Rhaksing savait quoi faire. Ils étaient comme des frères et bien que leur condition sociale soit différente, ils se connaissaient depuis bien trop longtemps pour avoir encore besoin de se parler. Quant au Martell, fidèle à lui-même, il réajusta sa tenue ocre ainsi que sa ceinture dont la boucle de cuivre portait le blason rond de sa famille. Ses pas dans les escaliers marmoréens étaient muets et Manfrey s’amusait à effleurer de ses doigts les murs dans les couloirs du palais. À quelques endroits, des rires féminins étaient audibles, surtout au niveau de la cour qu’il venait de croiser. Certaines dames de Dorne se prélassaient et discutaient aux côtés des plantes bien desséchées par ce long été. Enfin, la petite porte menant aux appartements de Doran était visible. Une main derrière le dos et l’autre posée sur la porte, Manfrey extirpa le long sourire dessiné sur ses lèvres depuis le début de cette traversé du palais afin de porter une mine bien plus sérieuse. Il poussa alors cette porte avec lenteur afin de bien faire comprendre à ceux qui y résidaient qu’il arrivait.

Avec surprise, ce n’était pas seulement Doran qui était assis dans son fauteuil mais bien son second cousin et frère de ce dernier, Oberyn. Manfrey ne le savait pas à Lancehélion et les deux hommes remarquèrent vite l’arrivée de leur cousin. Le Gouverneur baissa alors distinctement la tête en guise de salut.

Mes Princes.

Les adages étaient de ces choses dont le Prince des Sables tenait tout particulièrement. Bien que les deux hommes partagent le même sang que lui et qu’il lui soit arrivé d’être bien plus familier envers eux, Oberyn restait par exemple Quatrième Prince alors que Manfrey était Cinquième. La hiérarchie avait sa place dans l’esprit du jeune gouverneur et ceux quoi qu’en dise sa famille. Cependant, il remarqua alors une présence bien moins attendue. Aux côtés de Doran et Oberyn se tenait un jeune homme à la peau bien claire. Pensant d’abord qu’il s’agissait d’un Dornien rocheux, ses boucles brunes et ses prunelles jumelles lui rappelèrent vite un des jeunes chevaliers ayant accompagné la princesse Targaryen. Il était bien étrange de le voir ici et même… la mémoire de Manfrey était très développée aussi, il se souvenait clairement qu’il s’agissait du seul chevalier de la garde princesse de Daenerys à avoir été emprisonné durant ces deux jours à Lancehélion mais pourquoi ? Cette question, Manfrey se la répétait sans cesse depuis quarante-huit heures et il semblerait que cette rencontre lui serve de réponse.

Que me vaut la convocation des Princes Doran et Oberyn ?
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 26.04.14 18:37

Spoiler:
 

A l’entrée de son frère, Doran lui offrit un simple regard, se gardant de sourire. Mais depuis l’arrivée de Daenerys et du jeune homme brun qui lui faisait face, ils n’avaient tous deux pas cessés d’alimenter les conversations privées entre le Prince et ces conseillers. Une fois seulement ils avaient laissés place au hasard, et cette unique fois avait couté la vie et bien plus encore à Elia Martell et à ses enfants, mais aussi à bien d’autres Dorniens. Voilà ce qui c’était passé la dernière fois qu’ils avaient soutenu un Roi légitime, sans oublier leur place à la cour, leurs mariages princiers, leur influence, et ce au détriment même des assassins d'Elia. La lance restait toujours dressée malgré les drapeaux en berne depuis ce jour. Patience. La maison qui avait uni le désert, la rivière et les montagnes n’était pas prête de reproduire une telle erreur. Patience. Oui. Mais pas soumission, pas défaite, jamais déshonneur.
A ce jeu-là, chacun son rôle. Comme toujours le faiseur d’aspics tenait le sien avec verve devant un Doran impassible, malgré le regard perçant qu’il gardait sur le garçon, épiant la moindre de ses réactions. La colère ne s’exprime pas de la même manière chez tout le monde, chez le malade, elle était froide et lente, chez le guerrier, elle était aussi brulante que le soleil de Dorne. Heureusement, les deux frères savaient que ce qui devait être fait serait fait, un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, et ainsi, ils se tempéraient l’un l’autre.

__ Il vaut pourtant mieux peut-être l’avoir dans son lit, heureuse d’avoir ce que les Tyrell veulent depuis si longtemps qu’au banquet du mariage, courroucée par un refus… »

C’était là l’un des éléments qui retenaient le Prince quant à la proposition qu’il comptait faire à Durran, il craignait que les Tyrell virent de bord aussitôt qu’ils auraient appris les fiançailles. Néanmoins, il pensait pouvoir les convaincre de rester dans la course de leur côté, grâce à la relation entre Willos et Oberyn, mais aussi grâce à l’intelligence d’Olenna. Il l’espérait, il n’avait que peu d’autres choix à part tuer le jeune homme et le faire disparaitre à jamais de la surface du pays. Or, il avait bien plus à gagner à le garder en vie jusqu’à nouvel ordre. Il voyait ça comme la meilleure opportunité qui avait eu depuis bien longtemps d’obtenir vengeance et de retrouver la place qui était due à Dorne dans le jeu des trônes. Il ne comptait pas l’éliminer pour un doute qui, bien que raisonnable, n’avait rien d’irréparable. Et puis, des fiançailles, ça s’annule, et des mariages d’enfants qui ne sont même pas nés peuvent contribuer à calmer les ardeurs, tout comme une bonne place au conseil.

__ Un dilemme oui, mais si nous étions des Lannister, vous seriez déjà mort. En êtes-vous conscient ? »

Manfrey arriva à son tour.

__ Ah, vous voici. Nous avons bien besoin de vos lumières sur le sort de notre prisonnier. Durran Baratheon qui se prétend héritier du Trône de Fer et nous a ramené la Princesse Daenerys. Nous hésitions entre lui couper la tête ou le fiancer à ma très chère fille. »

Voilà qui était dit, Doran eut un petit sourire pendant qu’il reposait ces yeux sur Durran avant de reporter son attention sur son conseiller.
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Manfrey Martell
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 04.05.14 17:00

Durran Baratheon…

Manfrey l’observa un long moment. Cela aurait pu étonner Durran ou Oberyn car leur cousin était resté impassible à l’écoute de cette nouvelle. En effet, bien qu’il ne fut pas mis dans la confidence, les racontars se répandaient rapidement et en tant que Gouverneur de Lancehélion, il lui était facile d’écouter chacun de ses murmures. De plus, à l’arrivée de la princesse Targaryen, tout comme Oberyn, il avait bien remarqué que cet homme était bien plus qu’un simple chevalier à son service en plus de sa disparition au départ de Daenerys. Ainsi, c’était donc la raison de sa captivité dans les donjons de Dorne. Le seul et unique prince héritier. Rien n’était sûr pourtant mais il est vrai que comme le faisait souligner Doran avant, s’il n’avait pas le sang des Baratheon dans les veines, il en avait au moins l’apparence. Manfrey était un homme très méfiant et pourtant, loin de se crisper, ses traits se détendirent car quelque chose lui disait que cet homme disait vrai ou tout du moins qu’il était un excellent acteur ce qui revenait au même à Westeros.

Un sourire ombrageux s’extirpa des lèvres du Prince des Sables en entendant l’appel du Prince de Dorne. Il ne partageait pas le même sang pour rien. Si on les disait similaire en bien des points, ceci se montra correct à nouveau puisque les deux Dorniens pensèrent au même stratagème. La simple évocation du titre « héritier de la couronne » fit résonner un nom dans son esprit : Arianne. Un mariage avec Arianne. Cela était risqué, il est vrai. Robert pourrait considérer cela comme une trahison de la part des Martell mais s’il advenait que le roi reconnaissait Durran comme son premier fils, les Martell entreraient alors dans la famille royale. Comme le Mort-né l’avait fait remarquer également, une place de choix pour l’un des membres de la famille solaire au sein du Conseil restreint serait à prendre, de quoi offrir à Dorne respect et influence durant de longues générations à venir, en soit la réalisation du rêve de Manfrey.

Peut-être que les Lannister n’obtiendront pas le trône de fer après tout. Il s’arrêta un instant et approcha tout en tournant autour du prisonnier d’un air dubitatif, pourquoi hésiter mon prince ? Regardez donc ce cher Durran, il meurt d’envie de rencontrer notre princesse, n’est-ce pas ?

Oberyn lui murmura à l’oreille un résumé de la situation. S’il avait été sauvé par les Arryn et élevé par les Tyrell, pour eux aussi le prince avait une dette. La question de la loyauté vint alors.

Mais dites-moi Ser Durran… Il me semble que nous ne sommes pas la seule famille en qui vous avait fait une promesse. Vous avez été sauvé et élevé avant notre rencontre fortuite alors ma question sera simple. Vers qui votre serment et votre loyauté ira avant tout si les Martell s’engagent à vous offrir le Trône de Fer ?

Ils n’avaient aucun intérêt à le tuer. Après tout, tous le croyait déjà mort. Le tuer reviendrait à ne changer aucunement la situation actuelle de la Maison du Soleil. Le garder en vie tout de fois… cela permettrait de gagner bien plus qu’il ne pouvait l’espérer tout en courant certains risques mais qui ne risque rien n’a rien.
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 20.05.14 12:46

Durran salua le Prince Manfrey d'un hochement de tête à son entrée dans la pièce. Il songea qu'au rythme où arrivaient les Martell, il y en aurait bientôt plus réunis dans cette même salle que de vrais Baratheon dans toutes les Sept Couronnes.

Il prit le temps de la réflexion pour peser ses mots avant de répondre au Prince régnant de Dorne.


- Le point n'a plus lieu d'être concernant Lady Margaery puisque d'après vos propres mots, ma survie passe par un mariage avec une toute autre femme.

Le chevalier ne put s'empêcher d'esquisser un sourire quelque peu sarcastique lorsque Doran évoqua les Lannister.

- Bien évidemment. Qui croyez-vous que Lord Arryn ait suspecté en premier de mon empoisonnement ? Il y a des chances que la reine Cersei, ou son frère jumeau, aient cherché à éliminer un enfant du sang de mon père, qui contrasterait trop avec un des leurs... Quant à Lord Tywin, nous savons tous deux qu'il n'a aucun scrupule à tuer des enfants, et à voir la haine qu'il éprouve envers son plus jeune fils, je ne doute pas qu'il ordonnerait mon exécution sans battre un cil si cela lui permettait de protéger sa précieuse dynastie.

Le prince de Dorne le plus récemment arrivé dans la pièce ne manifesta pas de surprise particulière en apprenant son identité mais d'un autre côté, peut-être était-il déjà au courant. Si ce n'était pas le cas, Durran suspectait le Prince Manfrey de cacher au moins aussi bien son jeu que Doran.

Le prince héritier considéra les questions de Manfrey avec la plus grande attention, tout comme il essaya d'y répondre honnêtement sans pour autant offusquer ses hôtes.


- Les Tyrell seront remerciés à la hauteur de leur implication dans mon ascension mais ils m'ont aidé quand me porter assistance ne leur faisait courir que peu de risque et en conservant la possibilité de se dédouaner de toute responsabilité. Je sais que si vous me venez en aide maintenant, vous vous mettrez bien plus en danger qu'ils ne l'ont fait. Par conséquent, en dépit de l'amitié qui me lie à certains Tyrell, tels que Willos, je n'oublierai pas que je vous dois non seulement la vie et mon trône mais aussi d'avoir protégé Daenerys. C'est une dette qui dépasse toutes les autres.

Les Martell s'engageraient dans un quitte ou double. Soit ils choisissaient de le tuer et ne perdaient rien mais ne gagnaient rien non plus, soit ils prenaient le risque de le faire épouser Arianne et de le soutenir dans la reconnaissance de son statut, qui s'accompagnerait tôt ou tard de la déchéance de la Reine Cersei, de son frère le Régicide et des trois enfants apparemment nés de leur union incestueuse. En somme, il s'agissait de se confronter tôt ou tard à Tywin Lannister et bien peu étaient ceux qui avaient le courage et la témérité de le faire.





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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 20.05.14 17:02

Doran eut un petit sourire lorsque Manfrey évoqua leur atout potentiel dans la bataille qui les opposait aux Lannister pour le Trône de Fer.

__ Pour le moment, le Prince héritier n’est qu’un bâtard parmi tant d’autres. Les documents ne suffiront pas à convaincre tout le monde, et surtout, j’ignore comment annoncer cela au Roi de manière à ce qu’il ne nous coupe pas la langue sur le champ tout en évitant le retour de bâton violent du côté les Lions. La partie sera serrée. Mais qui ne rêverait pas d’épouser la Princesse de Dorne, à part, peut-être, quelqu’un qui rêve d’épouser une tout autre Princesse. »

Le Prince de Dorne leva les yeux vers Durran pour voir sa réaction et en le regardant ainsi, il se demanda une fois de plus comment il pouvait être si brun et ressembler autant à son père alors que ses frères et sœurs étaient si blonds et si proches de leur mère. Etaient-ils illégitimes ? La question se posait, mais Doran manquait d’éléments pour en être sûr, en revanche, si la légitimité des autres était remise en cause, il pourrait être fort intéressant de sortir ce joker 100% Baratheon au moment opportun. Quant à sa loyauté, elle irait à ceux qui l’aideraient, cela ne faisait aucun doute, et au fond, il avait raison, il faudrait bien les Tyrell, les Arryn et les Martell pour triompher, et peut-être plus encore, surtout s’il y avait une guerre à gagner.

__ Je doute que l’une ou l’autre de ses familles soient suffisante pour vous assoir sur le trône, il faudra leur offrir à eux aussi, de quoi les convaincre de continuer à vous aider, et il faudra peut-être offrir d’autres rétributions à d’autres familles pour assurer votre victoire. Heureusement, le Conseil Restreint compte sept places. En revanche, le lit royale n’en compte qu’une, n’allez pas y mettre quelqu’un de contestable… »

Si effectivement sa survie actuelle dépendait fortement de ces fiançailles, rien n’assurait Doran qu’il y aurait mariage par la suite et c’est ce dont il essayait de s’assurer. Car malgré tout, il y avait Margaery, et avec elle l’armée la plus puissante de Westeros, et même lui n’était pas certain que les évincer ainsi soit la meilleure solution. Mais il avait deux fils à marier qui ferait de la Rose du Bief une Princesse et ce, avec la promesse que le fils ainé de Durran et Arianne épouserait la fille ainée de Willos, cela pourrait suffire.

__ Pour l’instant la question ne se pose pas, mais elle se posera tôt ou tard, ce que vous leur donnerez en échange sera-t-il suffisant, là est la question. »

Durran confirma alors les soupçons du Prince, et ainsi, le père serait le Chevalier Blanc. Intéressant. La Reine avait-elle put éliminer son enfant ? Après tout à l’époque de la naissance de Durran, il ne représentait pas encore un danger pour les autres puisqu’ils n’étaient pas nés. Cela impliquait que déjà, Cersei savait qu’elle aurait des enfants de son frère et que ce serait eux qui régneraient, dusse-t-elle éliminer son propre fils. Cette femme était redoutable, bien trop pour qu’on la combatte de front. Doran leva les yeux vers Oberyn en se demandant qu’elle poison il utiliserait et comment s’assurer d’éviter les soupçons, il tut néanmoins cette réflexion pour l’instant.

__ Aaah les enfants et l’amour… il vous faut faire les bons choix désormais, tout comme à elle. Et surtout, souvenez-vous que la rébellion de votre père a commencé à l’instant même où le Prince Rhaegar a posé les yeux sur Lyanna Stark. Vous êtes un chevalier, un combattant, j’en viens à me demander si vous pourrez œuvrer pour la paix contrairement à votre père, si vous saurez apaiser les tensions, éviter les conflits, éviter de froisser vos sujets. »
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Manfrey Martell
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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 25.05.14 21:23

Daenerys Targaryen… Nous l’avons sauvée, il est vrai mais pas pour vos beaux yeux, Durran.

Manfrey se permit ce ton familier avec le prince héritier pour la simple et bonne raison qu’il fallait lui rappeler qu’aux yeux du monde, il serait au mieux un bâtard sans preuves à fournir, qu’il s’engageait à épouser Arianne et qu’il lui fallait donc oublier tout de suite la princesse des Dragons et surtout que dans une telle situation, Dorne irait peut être se mettre dans une situation précaire pour obtenir ce qu’elle désire à savoir mettre Durran Baratheon sur le trône de fer. Ceci, même le Cerf devait s’en rendre compte malgré son manque de savoir stratégique. Toutefois, sa réponse le satisfaisait. Il avait su répondre convenablement et avait donc compris les risques que les Martell prenaient en ayant juste conversé avec Durran.

Juste après, le Gouverneur s’amusa de constater que son cousin pensa de la même façon et dit tout haut ce que Manfrey pensait jusqu’ici tout bas.

Notre maison ne sera pas de trop pour vous aider à être légitimisé par le Roi Robert. Après tout, celui-ci a tout de même avec lui les Lannister et l’appui des Tyrell et des Arryn ne doit pas être pris à la légère, vous le comprenez j’espère ? Quand bien même vos beaux discours à notre égard nous flatte, vous… nous ne pouvons nous permettre de perdre des alliés si par le plus grand malheur, il devait y avoir conflit. Surtout si…

Surtout si les rumeurs quant aux enfants royaux s’avéraient justes et l’apparence de Durran ne faisait que conforter le Prince des Sables dans cette idée mais encore une fois, il n’y avait aucune preuve et il ne valait mieux pas s’avancer dans ce chemin épineux, du moins pas tant que leur victoire n’était pas assurée.

L’un des problèmes les plus épineux était de savoir si le prince Durran était un homme de confiance. Après tout, si on pouvait imaginer qu’il puisse porter la couronne un jour, il aurait les pleins pouvoirs et rompre son pacte avec la maison Martell au profit d’une autre serait bien facile.

La Reine Cersei ? Mh… Manfrey réfléchit quelques instants. Elle qui est connu pour chérir plus que tout ses enfants… et son frère ? Elle aurait été l’instigatrice de votre assassinat ? Cela reste à prouver et m’étonne grandement quand bien même le sang de Robert coule dans vos veines. Pour Lord Tywin, cela m’étonnerait d’autant plus. Il nous a déjà prouvé que tuer femmes et enfants ne lui posait aucun soucis mais à condition qu’il y trouve profit. Votre mort ne lui aurait rien apporter sinon pourquoi Joffrey serait encore en vie ?

La remarque implicite quant à Elia devait sûrement faire réagir Oberyn mais Manfrey ne préféra pas se tourner vers son cousin de peur de le faire réagir s’il ne l’avait pas remarquer et le voir tomber dans une de ses colères sanguines à ce sujet.

Cette fois-ci, le Gourverneur de Lancehélion sourit aux derniers mots de Doran. Il était vrai que Durran ne semblait guère différent de Robert à son âge et le résultat n’était pas fameux, cela était su de tout le royaume.

Vous êtes jeune Durran et à votre âge, votre père n’avait personne pour le conseiller comme nous le faisons aujourd’hui. Vous en connaissez les conséquences. Pour tenir en main se royaume, il va falloir que vous fassiez preuve de sagesse, que vous redoriez le blason des Baratheon qui commence sa dynastie sous de mauvais augures. Faire preuve de sagesse signifie parfois avoir l’oreille attentive à ce que tous vos amis puissent vous dire.

Manfrey s’arrêta. Le message était on ne peut plus clair.
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Oberyn Martell
« Invité »

MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 26.05.14 2:52

Oberyn était resté silencieux depuis son arrivée. Il n'avait pas bougé des côtés de son frère, restant debout et adossé au mur, ses yeux ne perdant rien de la scène qui se jouait devant lui. Seul l'arrivée de Manfrey était parvenu à lui faire détourner son attention du jeune Baratheon, qu'il ne perdait pour ainsi dire jamais du regard, l'observant longuement, se questionnant. Plus il le regardait, plus il voyait en lui le jeune Robert. C'était un autre homme, à cette époque. Un grand guerrier, Oberyn le savait pour l'avoir vu combattre. Un valeureux ennemi, l'Orage qui avait défait le Prince Rhaegar Targaryen au Trident, et assis sa lignée sur le Trône de Fer à la force des armes et de la fureur. Mais un grand guerrier ne fait pas nécessairement un bon roi, et les années le démontrèrent vite. Le Roi Robert avait ses failles. Il avait, outre ses glorieux faits d'armes, donné plus d'importance aux femmes et au vin qu'à son peuple, cautionné des actes ignobles à l'encontre des Martell, laissé sombrer le royaume et participer aux fondations de ce qui pourrait être une guerre bien plus terrible que celle qui l'avait mené jusqu'au Trône de fer. La question était toujours la même, quel roi ferait Durran ? La réponse qu'il lui avait formulé n'avait pas fait sourciller Oberyn, bien qu'elle lui paru honnête et adapté. Il aimait le vin et les femmes, voila qui était rassurant. Si sombrer dans les excès comme le Roi n'était clairement pas une bonne chose, il n'aurait pas été agréable d'avoir un exemple de chasteté comme futur roi des sept couronnes. Un instant d'égarement lui fit penser que Durran était d'ailleurs beau garçon, mais il doutait que le jeune Prince était de ceux qui se réjouissent de tout ce que la vie avait à offrir. Il profitait toujours d'une bonne moitié, c'était déjà ça.

A l'entente du nom de la Princesse de Dorne, sa nièce, Oberyn aiguisa son regard qu'il portait sur Durran. Il avait amené lui même ce qui trottait dans la tête des deux frères depuis quelques temps déjà. Un mariage qui promettrait au fils d'Arianne de siéger sur le Trône de fer, un Martell comme Main du Roi, tout ce qui pourrait donner aux Martell le poids qui leur ai du dans le royaume. Un poids qui permettrait de rétablir la justice, et de faire payer leurs crimes à ceux qui les ont commis. Oberyn se remit à penser à Elia, comme toujours, mais s'en détourna vite pour se concentrer sur ce qui se passait dans cette pièce. Rien n'était fait, et bien qu'Oberyn ne doutait au fond pas de la véracité de l’identité de Durran, il s'agissait de marier une Princesse de Dorne, d'emmener de nouveau une Princesse à Port-Réal. Et puisque le lion ne se rendait jamais sans combattre, il s'agissait sans doute de guerre. Une guerre qui pourrait faire payer les Lannister pour ce qu'ils ont fait au royaume, aux Martell. Quoi qu'on en pensait, c'était une occasion à saisir, Oberyn le savait. La plus belle qu'ils ai eu depuis ces quinze années à se tempérer.

Manfrey ne tarda pas à prendre la parole, et alla dans ce sens. Lorsque son cousin passa à côté de lui, la vipère rouge en profita pour lui résumer la situation à voix basse, et le gouverneur de Lancehélion reprit alors, questionnant le jeune héritier, dont les réponses plurent à Oberyn. Il voyait clair, il avait vu en les Lannister les véritables ennemis. De plus, il utilisait les bons termes, "une dette qui dépasse toutes les autres". Il n'y avait plus qu'à s'assurer qu'il s'en rappelle ainsi lorsqu'il sera assis sur le trône. Cela passerait par le soutien et les conseils. En ça, il n'en manquerait jamais. Les Princes de Dorne étaient tout trois des conseillers avisés, et c'est ce dont à besoin un jeune homme sans expérience, d'autant plus s'il est un jour amené à devenir roi.

La vipère rouge resta toujours stoïque au fil de la discussion, écoutant attentivement chacune des paroles, l'air de plus en plus évasif, bien qu'il n'en ratait rien. La guerre viendrait, c'était assez évident. Du moins, du sang coulerait. Restait à voir qui serait de notre côté, et qui soutiendrait les Lannister. Avec le soutien des Tyrell et des Arryn, notre force serait assez importante pour inquiéter les Lannister. De plus, si le Roi Robert croit en la tentative d'assassinat de son fils par les Lannister, ainsi qu'en la bâtardise de ses autres enfants, il dirigerait forcément sa fureur sur les Lions. D'autres le suivraient sans aucun doute, dont les Stark. Oberyn ne s'en inquiétait pas autant que son frère et son cousin, il était un guerrier, et il se battrait sans hésiter pour venger sa sœur et ses neveux, peu importait les ennemis. Lorsque Manfrey reprit la parole, et s'interrogea sur l'implication des Lannister dans la tentative d'assassinat de Durran, en parlant de Tywin et de ses crimes, Oberyn perça du regard son cousin. Il manqua de peu de briser le silence qui régnait jusqu'alors de sa part, mais préféra ne pas interrompre son cousin. La vipère rouge quitta sa place à côté de Durran pour se diriger vers un meuble de la pièce où se trouvait une bouteille de vin dornien d'excellente qualité et quelques verres, ainsi que des olives. Il prit une olive et la mangea, tout en ramenant les quatre verres et la bouteille de vin. Le Prince les aligna sur le bureau, et les remplit en proposant à Durran d'un signe de la main, puis s'asseyant sur un fauteuil qui se trouvait prés de Durran, en croisant les jambes, avec son verre. Il en but une gorgée avant de le poser à coté de lui, et tourna son regard vers Durran.


- Ainsi, vous tenez en tout point plus du Cerf que du Lion. Cela ne peut être qu'une bonne chose, vous connaissez mon avis sur ces derniers. Quoi qu'en pense les Princes sur leur implication dans votre tentative d'assassinat, ils sont des tueurs d'enfants.

Oberyn leva la tête vers son cousin, il savait ce qu'il en pensait. Pour lui, les Lannister étaient impliqués dans la disparition de Durran, que ce soit les enfants de Tywin ou lui même. La disparition de l'enfant légitime pour sauvegarder les autres ne semblant pas impossible à croire de sa part. L'inceste se révélant, les Lannister perdraient toute l'influence gagné auprès de Robert. Les lions étaient coupables, de ça comme du reste, ils devaient payer.

- Néanmoins, ils restent votre sang, au même titre que les Baratheon. Quelle importance donnez vous à cela ? Feriez vous payer leurs crimes à ceux qui le méritent, comme tout roi juste se doit de le faire ? Pourriez vous faire payer leur ultime dette à votre grand père, à votre mère ?

Oberyn regardait longuement l'héritier Baratheon, buvant une gorgée de vin dans son verre reprit un peu plus tôt. Pour le Prince Oberyn, l'essentiel se trouvait la. Il œuvrait pour Dorne, de toute ses forces, mais pour venger Elia et ses enfants encore plus. S'il pouvait aujourd'hui allier les deux, Oberyn apporterait son soutien sans hésiter à Durran.

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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 26.05.14 11:24

Durran soutint le regard de Doran lorsque ce dernier évoqua son union avec la Princesse de Dorne, et notamment son envie d’en épouser une autre. Le chevalier se garda toutefois de répondre, conservant une expression résolue sur son visage. Il avait compris que cette danse était menée à trois contre un, et si les Martell n’étaient pas ses ennemis, il serait bien fou de les considérer comme des alliés acquis. Ils demandaient de lui un engagement qui allait au-delà de simples fiançailles, ils voulaient sa loyauté.

Ecoutant patiemment les trois Princes de Dorne avancer leurs arguments, il remercia Oberyn pour le verre qu’il lui présenta. Le chevalier connaissait le vin dornien, dont les Tyrell étaient friands. Il fit tourner le liquide pourpre dans la coupe, et en inspira la senteur légèrement fruitée avant d’en goûter une gorgée. Oui, un vin d’une qualité excellente, à n’en pas douter. Il se contenta toutefois de cette seule gorgée avant de prendre la parole.


- Je ne vous mentirai pas. J’ai des sentiments pour Daenerys Targaryen mais je sais surtout que notre union est impossible. Si j’épouse la Princesse Arianne, ce ne sera pas pour la maltraiter ou l’abandonner pour une autre femme. Aussi étonnant que cela puisse paraître de la part d’un Baratheon, je suis un homme d’honneur et déshonorer mon épouse n’est pas une chose que je peux imaginer. Je ne peux pas vous promettre de l’aimer mais je la traiterai avec respect et la plus grande considération.

Le chevalier n’était pas son père et encore moins Rhaegar. Il n’irait pas s’enfuir avec Daenerys. Aux yeux du Baratheon, la lâcheté du prince Targaryen était toute aussi coupable que la folie de son père.

- Certains voudront une récompense, d’autres agiront parce que leur devoir, leur honneur ou leur affection leur dictent de faire. Lord Stark est un allié indéfectible de mon père. Si ce dernier accepte ma légitimité, le Nord se rangera invariablement à ses côtés. Et là où le Nord choisit d’aller, le Conflans suivra probablement. J’ignore quelle est la situation dans le Val d’Arryn mais si mes soupçons sont avérés, un changement d’équilibre des pouvoirs là-bas pourrait survenir d’ici quelques temps… et peut-être se révéler à notre avantage. J’ose espérer que mon amitié avec Willos et les positions politiques et seigneuriales que je pourrais apporter aux siens suffiront à les faire asseoir à notre table. Quant à mes oncles paternels… Lord Stannis fera très certainement son devoir, et Lord Renly suivra l’ambition qui sert au mieux ses intérêts, et en particulier ce que lui murmurera Ser Loras…

Le prince héritier fit une pause et tourna son regard vers le Prince Manfrey, à qui il adressa l’ombre d’un sourire.

- Je n’ai pas votre expérience et vos connaissances en matière de politique mais j’ai une idée des enjeux, et avoir conscience de mon inexpérience me rend certainement plus disposé à écouter vos judicieux conseils.

Son regard se fit toutefois plus sombre quand il évoqua la Reine.

- J’ignore qui a tenté de m’assassiner mais vous savez que le Grand Mestre est acquis à la cause des Lannister… n’est-il pas étrange qu’il n’ait rien remarqué quand le mestre de Lord Arryn a immédiatement observé des symptômes qui ne correspondaient pas à une simple fièvre ? Tywin Lannister a prouvé qu’il était prêt à tout pour faire de sa fille une reine et de son petit-fils un roi. Pour protéger les vies des deux enfants qu’il préfère, n’aurait-il pas sacrifié un petit-fils ? Après tout, sa fille pouvait en avoir d’autres…

Durran ignorait la responsabilité de Lord Tywin ou de ses enfants dans cette affaire mais il n’allait pas parier sur la bonté d’âme des Lions. Lorsque son regard se posa enfin sur le Prince Oberyn, ses yeux noisette étaient d’un éclat implacable.

- Il ne peut y avoir deux justices. S’ils ne meurent pas au combat, ils seront jugés au cours d’un procès et si leur culpabilité est établie… ils mourront. S’il y a un trait que j’ai peut-être hérité des lions, c’est d’être implacable à l’égard de mes ennemis. Ils ne sont pas innocents, et ils sont en âge d’être responsables de leurs actes, et donc d’être jugés comme tels.




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MessageSujet: Re: 298 - Lune 12 - Semaine 2 - Jour 4 - DORNE 05.06.14 18:53

Il était vrai que Robert n’était pas ce qu’on pouvait appeler un bon Roi, mais Durran semblait déjà plus sage que son père, bien conseillé et bien entouré, il pourrait peut-être faire un Suzerain digne de ce nom. Seulement la question n’était pas là, il fallait d’abord qu’il soit considéré comme légitime et qu’il ait accès au trône ce qui était loin d’être gagné.

__ Malgré mon grand âge et ma grande sagesse, j’ai moi-même des conseillers dont les avis me son précieux. Seuls les idiots prennent leurs décisions sans écouter les autres, mais plus idiots sont ceux qui laissent les autres prendre tout pouvoir sur le Royaume. »

Doran sourit alors que Durran promettait qu’il traiterait Arianne avec honneur. Le prince savait ce que deviennent les femmes qui ne sont pas aimées, et il craignait un tel destin pour sa fille, mais il savait qu’elle avait le charme Dornien et saurait se faire aimer de lui si elle le voulait bien. La question était plutôt de savoir si elle le voudrait assez. En tout cas, il valait mieux pour le peut-être futur Roi, car la brune était aussi capable de lui mener la vie dure si tel n’était pas le cas.

__ Robert n’aime pas Cersei et il la traite avec le plus vile manque de respect, mais croyez-vous qu’elle lui en voudrait moins s’il ne la trompait pas ? Pensez-vous qu’une femme puisse supporter de n’avoir que le respect de son époux sans amour, sans affection ? Pensez-vous qu’un homme puisse se contenter de cette relation dénuée de passion toute sa vie ? Faites en sorte d’oublier Daenerys, car croyez-moi, personne ne peut vivre ainsi, surtout pas les Rois et les Reines. Enfin, vous aurez bientôt l’occasion de faire connaissance… »

Durran reprit au sujet des alliés, il semblait être conscient qu’il ne pouvait pas en laisser filer certains au profit d’autres, et que pour cela il serait nécessaire de leur offrir ce qu’ils voulaient.

__ Peut-être que quand elle a compris qu’elle n’aurait pas d’autres enfants légitimes de lui, elle a préféré faire disparaitre la preuve de son infidélité. Elle ou n’importe qui d’autre… Seulement les procès ont ça de problématiques que leur issue est incertaine… »

Doran jeta un coup d’œil rapide à Oberyn avant de se redresser dans son siège et de conclure :

__ Très bien ! Tout ceci est fort prometteur. Ce soir vous dinerez avec nous, vous êtes désormais notre invité Prince Durran. Néanmoins, vous ne révélerez votre identité à personne, vous êtes Ser… Irvyn, un Dornien de basse naissance et le nouveau jouet de Nymeria, ami de Tyerne et très bientôt d’Arianne, vous aurez donc une chambre humble, mais pas de serviteurs attitrés. Demandez aux filles si vous avez besoin de quoi que ce soit, elles sauront quoi faire. »

Tout sourire, le Prince invita son homologue à sortir, il trouverait à l’extérieur une servante qui le conduirait à ces nouveaux appartements, une chambre, pas très grande mais néanmoins agréable et dotée d’un lit aux draps frais et d’un bureau… Sur le lit était posée une tenue simple, mais belle et colorée à la mode dorienne ainsi qu’un costume plus richement décoré à ses mesures. Une malle posée dans un coin contenait les armes et l’armure avec lesquelles il était arrivé, nettoyées et graissées, ainsi que le reste de ses affaires. Dans l’armoire, d’autres tenues dignes d’un chevalier Dornien de basse extraction mais au charme ravageur.
La suite, les Aspics des Sables s’en chargeraient. D’ailleurs, il fit quérir Nymeria, Tyerne et Arianne pour continuer l’entrevue. Oberyn parlerait rapidement à ses filles pour leur expliquer la situation, quand à lui il fallait désormais qu’il s’entretienne avec sa fille…

__ Oberyn, tu diras à tes filles de s’occuper de lui au mieux et de le garder en vie sans dire à personne qui il est. Je pense qu’un bain ne lui ferait pas de mal… » Fit-il avec un sourire en regardant Oberyn avant de reporter son attention sur son conseiller. « Manfrey, comment penses-tu qu’il faut que j’aborde le sujet avec Arianne ? »
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